« Ensemble, ils dirigeront l’établissement d’un système de santé respectueux de la culture, axé sur la communauté, centré sur la patientèle, bienveillant pour le personnel, novateur et efficace pour toute la population du Yukon », peut-on lire dans un communiqué publié le 7 août dernier.
Stephen Mills a été choisi en tant que président, ainsi que les six autres membres du conseil d’administration : Alisa Alexander, Edmund Tan, Georgina MacDonald, Inga Petri, Jill Charlie et Maisie Smith. Leur mandat s’étalera sur deux, trois et quatre ans.
Ils et elles auront pour mission de créer le nouvel office de la santé qui, lui, vise à moderniser et améliorer le système de santé au Yukon en le rendant plus coordonné, inclusif, culturellement respectueux et centré sur la patientèle, tout en répondant aux besoins des communautés.
Manque de diversité?
D’après le communiqué, « pour être choisies, les personnes candidates devaient démontrer qu’elles avaient les compétences désirées et représenter la diversité culturelle, linguistique, régionale et de genre du Yukon. »
Néanmoins, aucune personne francophone ne figure au conseil d’administration. « Un constat décevant », déplore Isabelle Salesse, directrice générale de l’Association franco- yukonnaise (AFY).
« Il n’y a pas de personnes qui représentent la communauté ou qui peuvent s’assurer que les droits des francophones vont être respectés autour de la table dans la création des politiques, des mécanismes, etc. », constate-t-elle. « L’AFY est donc très déçue et elle va le laisser savoir à qui de droit parce qu’on avait quand même soutenu certaines candidatures. Il y avait minimalement quatre candidatures de personnes qui avaient les compétences et qui auraient pu faire une différence, et travailler avec les autres personnes autour de la table, mais il semble qu’à ce niveau, il y a quelqu’un qui a décidé que ces gens-là n’étaient pas dignes d’être à ce comité. »
Suivi de près
« Dans la loi, on avait réussi à obtenir le fait que le premier comité devait rencontrer les représentants de la communauté francophone. Donc, on va rappeler à qui de droit cette obligation », informe Mme Salesse.
« C’est sûr que le gouvernement a raté une occasion de démontrer son engagement envers la francophonie yukonnaise. On trouve que cette décision constitue une occasion manquée pour le gouvernement de démontrer son engagement envers la diversité et l’inclusion également. On va rester très proches de ce qui se passe et on va exiger des actions pour le futur », conclut-elle.
Contacté à ce sujet, le gouvernement n’a pas fait suite à notre demande à l’heure d’écrire ces lignes.
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