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Whitehorse vit son scénario catastrophe

Thibaut Rondel

Du 4 au 9 août derniers, Whitehorse accueillait le volet yukonnais de la plus grande opération de souveraineté organisée chaque année dans l’Arctique (l’Opération Nanook en photos). À l’échelle de la ville, l’Opération Nanook 2013 aura mobilisé près de 500 membres des Forces armées canadiennes, dont 350 soldats du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada, basé à Valcartier, au Québec. Objectif de l’exercice : tester les capacités de réponse de l’armée et des services d’urgence en cas de catastrophe majeure.

« La participation du Yukon à l’Opération Nanook 2013 fournira aux agences territoriales l’opportunité de travailler ensemble et de tester les systèmes de réponse d’urgence interagences que nous avons en place », a indiqué la ministre des Services aux collectivités et vice-première ministre du Yukon, Elaine Taylor. « En travaillant de concert avec nos partenaires locaux et les Forces armées canadiennes sur ces exercices, nous serons en mesure d’améliorer la capacité du Yukon de répondre aux urgences. »

Des militaires engagés dans l'Opération Nanook discutent au sous-sol de la tour de contrôle de l'aéroport de Whitehorse. Photo : Thibaut Rondel

Des militaires engagés dans l’Opération Nanook discutent au sous-sol de la tour de contrôle de l’aéroport de Whitehorse. Photo : Thibaut Rondel

Dans le cadre d’un scénario imaginaire, l’armée canadienne était ainsi chargée d’épauler le gouvernement du Yukon dans sa lutte contre un incendie de forêt de grande ampleur menaçant la ville de Whitehorse.

Plusieurs urgences pouvant être éventuellement liées à un événement de ce type ont également été simulées dans Whitehorse et sa région, parmi lesquels un accident impliquant un risque biologique, un accident de bus entraînant de très nombreuses victimes et l’évacuation massive d’un quartier résidentiel.

Environ 2,5 millions de dollars ont été alloués à la tenue du volet yukonnais de l’Opération Nanook. Selon le maire de Whitehorse, Dan Curtis, les retombées économiques engendrées par la présence de l’armée dans la ville seront du même ordre.

L’exercice, qui prendra fin le 23 août, aura mobilisé plus de 1 000 soldats, pour un coût total d’environ 10 millions de dollars.

Sur l’île Cornwallis, au Nunavut, l’armée canadienne offrira un soutien à Environnement Canada, averti de faits de braconnage par l’Association des chasseurs et des trappeurs.

Des patrouilles de souveraineté seront également menées par les Rangers canadiens sur l’île King William, d’où ils devront signaler toute activité dans le passage du Nord-Ouest.

À la suite d’activités suspectes simulées sur l’île Resolution, toujours au Nunavut, la division V de la GRC déploiera une patrouille accompagnée d’éléments des Forces armées canadiennes. Le scénario inclura un transfert en mer entre la Marine royale canadienne et la Garde côtière canadienne, ainsi qu’un débarquement sur la rive.


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