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Une kermesse pour sensibiliser aux risques de l’hépatite

Émylie Thibeault-Maloney

Le 29 juillet dernier, entre la 4e et la 3e Avenue, près du bâtiment de l’Armée du Salut, avait lieu une kermesse pour souligner la Journée internationale de l’hépatite et sensibiliser le public yukonnais aux risques de la maladie. Sur place, un barbecue gratuit, des jeux et des prix à gagner ont permis d’attirer environ 200 personnes. Les députés Kate White, Lois Moorcroft et Doug Graham étaient présents afin de se faire tester. Le premier ministre Darrell Pasloski et Liz Hanson ont également pris part à la kermesse et ont donné de leur temps pour aider à servir la nourriture.

L’hépatite C : un enjeu important au Yukon

« Au Canada, 250 000 personnes vivent avec l’hépatite C, en plus de celles qui sont infectées sans le savoir », estime Sarah Cloutier, coordonnatrice des programmes d’éducation à la santé pour l’organisme Blood Ties. « En matière de pourcentage, le nombre de cas de personnes infectées au Yukon est plus élevé qu’ailleurs », ajoute-t-elle. En effet, on estime que le nombre de personnes infectées est deux fois plus élevé au Yukon que dans le reste du Canada.

La députée Kate White en compagnie de la coordonnatrice des programmes d’éducation à la santé pour l’organisme Blood Ties, Sarah Cloutier. Photo: Émylie Thibeault-Maloney

La députée Kate White en compagnie de la coordonnatrice des programmes d’éducation à la santé pour l’organisme Blood Ties, Sarah Cloutier. Photo: Émylie Thibeault-Maloney


Si les statistiques sont difficiles à établir, notamment en raison du fait que la plupart des personnes infectées l’ignorent, on sait que l’hépatite C est le principal type d’hépatite au Yukon. Contrairement aux deux autres types d’hépatites, il n’existe aucun vaccin pour prévenir cette dernière.

Les symptômes de la maladie, qui est transmise strictement par voie sanguine, peuvent prendre du temps à se manifester. Ils peuvent entraîner des complications comme une cirrhose ou un cancer du foie.

Les personnes qui s’injectent de la drogue sont les plus à risque. Toutefois, on peut également attraper l’hépatite C dans un salon de tatouage ou de perçage où les règles d’hygiène ne sont pas respectées. La maladie touche plus spécialement les baby-boomers, car avant 1992, les transfusions sanguines n’étaient pas contrôlées pour l’hépatite C. « On encourage vraiment les gens à demander de se faire tester, surtout les gens nés entre 1945 et 1970; tout le monde de cette génération devrait se faire tester », insiste Sarah.

Le test pour l’hépatite C ne fait pas partie des examens de routine. On peut se faire tester pour l’hépatite C auprès de son médecin de famille ou, sans rendez-vous, au centre de lutte contre les maladies transmissibles.

Le 28 juillet a été proclamé Journée internationale de l’hépatite par la Ville de Whitehorse.

Blood Ties

L’organisme Blood Ties offre des services directs aux personnes vulnérables atteintes ou à risque de contracter le VIH ou l’hépatite C. Blood Ties adopte une approche globale de réduction des risques, en aidant les gens à chercher et à garder leur logement et en offrant des services de soutien psychologique individuel, d’aide à la recherche d’emploi, des repas, de l’accompagnement aux rendez-vous médicaux, etc.

Doug Graham, ministre de l’Éducation et ancien ministre de la Santé, estime que cette approche globale a eu des effets importants au Yukon au cours des années. « Même si je ne suis plus ministre de la Santé, je continue d’appuyer l’organisme Blood Ties et son approche globale de réduction des risques. »

L’organisme offre également un programme de distribution anonyme de matériel sécuritaire pour l’injection et l’inhalation du crack et de condoms masculins et féminins.


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