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Une initiative qui porte ses fruits (et légumes)

Maryne Dumaine

Au printemps dernier, le service Jeunesse de l’Association franco-yukonnaise (AFY) a créé un jardin au Centre scolaire secondaire communautaire Paul-Émile-Mercier (CSSC Mercier). Si le projet avait pour objectif de sensibiliser les élèves à la production alimentaire, il a également conquis un public plus large au courant de l’été.

Le jardin scolaire et communautaire installé au CSSC Mercier a été un beau succès, cet été. Elliott Maiden s’en est donné à cœur joie lorsqu’est venu son tour de faire du bénévolat d’arrosage, sous les yeux rieurs de sa maman Maude et de son petit frère Oscar. Photo : fournie.

 

« Ça a été un vrai succès », s’exclame d’entrée de jeu Virginie Saspiturry, gestionnaire jeunesse à l’AFY.

Le projet avait débuté par des ateliers de construction de bacs de jardinage auprès des élèves de 7e année. Toujours dans le cadre de leurs cours, les élèves ont ensuite fait des semis, puis transplanté les pousses dans les bacs et dans des mini-serres prêtées pour l’occasion par le groupe de personnes aînées Franco50.

Faire appel à la communauté

Une fois l’été arrivé, le flambeau a dû être passé à la communauté afin que le projet porte ses fruits, ou plutôt… ses légumes !

« On craignait de ne pas trouver assez de bénévoles, une fois l’école terminée, pour s’occuper du jardin, mais tout s’est bien passé, explique Mme Saspiturry. On a fait une entente avec la Garderie [du petit cheval blanc], qui organisait ses camps d’été au CSSC. » Le besoin en bénévoles a donc été restreint aux fins de semaine.

Selon Leslie Larbalestrier, responsable du camp d’été de la garderie, les enfants et l’équipe d’animation ont participé avec enthousiasme : « Quand on faisait des jeux d’eau, ce qui arrivait très fréquemment cet été, on en profitait pour arroser les plantes. »

Émilien Fournier a participé au camp d’été pendant deux semaines, de fin juin à début juillet. « J’aime beaucoup le jardinage », explique-t-il en entrevue, le jour de sa rentrée scolaire en 4e année. « Chez nous aussi on a un jardin, mais il est mal ensoleillé. Et on y plante surtout des fleurs. Au CSSC, le jardin est bien placé, et il y avait beaucoup de plantes différentes. »

Pour Émilien Fournier, connaître les plantes et savoir s’en occuper est une activité très importante qu’il apprend notamment avec une amie de sa famille, Johanna Goessen. Photo : fournie.

 

Son coup de cœur : les courgettes et la menthe, deux plantes qu’il aimerait planter l’an prochain dans son propre jardin familial. Il pense également proposer à sa nouvelle enseignante de faire quelques semis au printemps prochain, avec la classe. Pour lui, jardiner, c’est une chose importante qu’il faut apprendre jeune.

C’est aussi l’opinion de Maude Craig, bénévole communautaire, qui s’est rendue au CSSC pour entretenir le jardin. « Le CSSC est tellement proche de chez nous, c’était très facile pour moi. »

Maude Craig s’est occupée des plantes pendant une fin de semaine. Sur sa liste de tâches figuraient l’arrosage, un peu de désherbage et, surtout, l’occasion de faire découvrir le lien à la nature à son fils de 2 ans et demi. « J’ai trouvé que c’était une belle opportunité de montrer à Elliott comment ça fonctionnait quand on a un jardin. Des voisins nous donnent parfois de la laitue, mais en allant au jardin de l’école, il a pu découvrir d’où vient la nourriture qu’on mange, voir comment ça pousse. Ça fait partie de l’éducation, selon moi, mais aussi de la sensibilisation pour le respect de la nature », explique la maman.

Le jardin aura permis de produire laitues, épinards, courgettes, tomates, carottes, fines herbes, haricots, pommes de terre… Certaines de ces récoltes ont été données aux bénévoles. Maude et son fils ont reçu, ravis, de la menthe, du basilic, des bettes à carde et de la roquette.

Depuis la rentrée, les élèves ont pu constater les résultats de leurs semis. Le service Jeunesse a cependant prévu de pousser l’expérience plus loin : enseigner aux jeunes les méthodes de conservation telles que le cannage, séchage et fermentation, avec la professionnelle Angelune Drouin, de Nomadic Harvests, en utilisant des récoltes du jardin. Cet atelier aura lieu le 7 septembre prochain.

À l’heure actuelle, le futur du jardin n’est pas encore établi. Mais la volonté de jardiner en commun est bien là, et les pouces verts de tous âges se disent déjà prêts à remettre la main à la terre quand le besoin se présentera.

IJL – Réseau.Presse
L’Aurore boréale

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