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Renald et Danielle feront revivre la variété française

Thibaut Rondel

Dans le cadre des 5 à 7 en musique de l’Association franco-yukonnaise (AFY), Danielle Bonneau et Renald Jauvin se produiront le 22 octobre prochain au café Baked, en bas de la rue Main. La chanteuse et le guitariste se connaissent bien puisqu’ils forment en parallèle avec le batteur Michel Vallières le groupe de musique franco- yukonnais Anacrouse.

« On se connaît bien, on est bons amis, mais on n’avait jamais rien fait de sérieux ensemble jusqu’à ce qu’on décide de créer Anacrouse », explique Renald Jauvin. « On en est encore à monter ça et à développer notre répertoire, mais je trouve vraiment agréable de faire de la musique en français avec Danielle et Anacrouse, parce que la plupart de mes autres activités musicales se passent plutôt en anglais. »

Renald Jauvin et Danielle Bonneau sont deux membres du groupe Anacrouse. Le duo se produira au café Baked le 22 octobre à partir de 17 h. Photo : Patric Chaussé

Renald Jauvin et Danielle Bonneau sont deux membres du groupe Anacrouse. Le duo se produira au café Baked le 22 octobre à partir de 17 h. Photo : Patric Chaussé

Passionné de variétés, le duo proposera à son public un répertoire composé de chansons populaires françaises. Les nostalgiques de Charles Aznavour, Joe Dassin, Yves Montant et autres Édith Piaf ne seront pas déçus. Les deux musiciens interpréteront également quelques pièces plus modernes, une chanson de Zaz par exemple.

« On parle un peu d’un style café-jazz français », précise Renald Jauvin. « C’est un style que j’affectionne particulièrement, ça vient me chercher. »

Ce répertoire de chansons et le plaisir de les chanter en français rappellent à Danielle Bonneau sa jeunesse. Au début de leur collaboration, les membres d’Anacrouse sont d’ailleurs tout de suite tombés d’accord sur la couleur musicale du groupe.

« Quand tu chantes, il faut que tu aies du plaisir à chanter. Il faut que la chanson te coule dans les veines, qu’elle te fasse vibrer et moi, ce répertoire-là me plaît beaucoup. Il faut dire qu’on a aussi 50 ans et plus, que ce sont des chansons qu’on a connues et qu’on a chantées étant jeunes », raconte Danielle Bonneau. « Du Joe Dassin, quand même, c’est notre époque! Et les gens veulent encore l’entendre, alors on ne se gêne pas pour en jouer! On rajeunit aussi un peu les pièces qu’on aime, comme La Bohème dont on va changer un peu le style pour donner une couleur différente. »

Guitare et voix

Au Yukon depuis 25 ans, Renald Jauvin joue principalement de la guitare et du ukulele, mais aussi de l’accordéon. Musicien depuis l’âge de 16 ans, il s’est cependant mis sérieusement au travail vers l’âge de 30 ans. Fondateur il y a six ans du groupe Trio Manouche, avec Anne Turner (contrebasse) et Gordon Miller (guitare manouche), le guitariste se produit très régulièrement sur la scène yukonnaise avec des reprises inspirées du jazz manouche français, du Hot Club de France et de l’œuvre de Django Reinhardt.

« Au départ, j’étais plus concentré sur la musique jazz traditionnelle, mais j’ai toujours adoré le jazz manouche et c’est là-dedans que j’ai commencé à me développer, avant de toucher à d’autres styles, d’autres genres », explique-t-il. « Ce sont les sonorités qui me plaisent beaucoup : le son des instruments à cordes et puis le son manouche en tant que tel qui est un son particulier et qu’on ne retrouve que dans le manouche. »

Danielle Bonneau explique pour sa part jouer uniquement pour son plaisir et celui de son auditoire. Au Yukon depuis quatorze ans, elle pratique sa musique chaque semaine au sein du All City Band de Whitehorse, où elle joue du saxophone depuis 2003. Elle joue également de la guitare, du piano, du ukulele et affectionne particulièrement « la musique à bouche et la musique de feu de camp », mais son instrument de prédilection reste sa voix.

« J’ai quand même vécu une belle aventure de douze ans avec les Ceusses [NDLR Les Ceusses qui-ont-du-fun-quand-y-chantent, un quatuor à voix franco- yukonnais]. Je chante aussi à la messe le dimanche, mais comme je ne veux pas trop m’éparpiller, j’ai décidé de me concentrer sur Anacrouse », explique Danielle Bonneau. « Il n’y a pas non plus beaucoup de gens qui chantent en français au Yukon, mais je trouve cela important de propager la belle chanson française, cela permet une variété culturelle. »


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