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Quelles solutions de garde pour nos amis à quatre pattes?

Sophie André

Le meilleur ami de l’homme n’est pas en voie de disparition : depuis 2010, plus de 2 000 étiquettes d’identité pour chiens ont été attribuées, dans les limites de la ville de Whitehorse uniquement. Avec cet engouement, la garde de ces boules de poils peut vite devenir un casse-tête pendant les vacances.

Deux des vedettes à quatre pattes du gardiennage à domicile de Lyndsey Boorse, responsable de North of 60 Pet service. Photo : Lyndsey Boorse.

 

Les options sont multiples lorsque vient le temps de confier son animal lors d’absences et d’imprévus. Pensions en chenil, garderies de jour à court terme, promeneuses et promeneurs de chiens ou garde à domicile : comment choisir?

Un chenil et des garderies à la journée pour les plus sociables

Selon Annette Belke, responsable de Stay and Play Dog Boarding Yukon, la plupart des chenils sont des pensions pour chiens à moyen terme. Chez elle, les chiens sont gardés au minimum trois nuits, mais parfois jusqu’à trois mois, lors de départs en vacances des propriétaires ou pour un emploi dans les mines, par exemple. L’animal arrive habituellement avec sa nourriture et ses jouets pour se sentir à la maison, assure la directrice de l’établissement.

« Avec le virus, la demande s’était affaiblie, mais maintenant, ça explose!, explique David Nicaise, un bénévole venu de Belgique. Les voyages reprennent et les gens veulent laisser leurs chiens dans un endroit de confiance. »

D’autres chenils proposent également le service de garderie à la journée. C’est le cas de l’hôtel pour chiens Tails and Trails, nouvellement tenu par Shelly Font. « Historiquement, le lieu a été conçu pour garder les animaux à la nuit. J’aimerais me concentrer de plus en plus sur la garderie de jour. C’est tellement sympa de participer au développement de l’animal et de jouer avec lui. Le soir, tout le monde est fatigué — le signe d’une bonne journée! », s’enthousiasme la nouvelle entrepreneuse.

« C’est important d’avoir le choix dans les options de garde, explique cette dernière. Certains chiens adorent être dans un nouvel endroit, parce que c’est comme partir en vacances pour eux. Mais d’autres peuvent être assez stressés. »

Le gardiennage à la maison

Pour les quadrupèdes qui préfèrent rester à la maison, il existe aussi des solutions. De nombreux sites Internet facilitent le jumelage entre des particuliers qui partent en vacances et des gardien·ne·s de maison et d’animaux. Dans ce cas-là, il n’y a pas d’échange monétaire, on parle d’économie du partage : le logement est gratuit contre le service de gardiennage.

C’est ce qu’a pratiqué Jennifer Marguerin, Française installée à Whitehorse entre 2017 et 2019 : « On recherchait un logement à louer avec mon conjoint, mais Whitehorse est une ville très chère. On a commencé le gardiennage grâce au bouche-à-oreille, mais aussi [grâce à] un groupe Facebook dédié [à ce genre de pratique]. » Sans expérience préalable, mais très à l’aise avec les animaux, le couple explique avoir vécu des expériences fantastiques.

À l’inverse, Lyndsey Boorse s’est spécialisée dans le domaine. Elle a fondé l’entreprise de services animaliers North of 60 Pet Service et se déplace chez les particuliers pour promener leurs chiens, tout en offrant le gardiennage à la journée ou à la nuit. « Le service fonctionne vraiment bien. C’est un service très spécialisé qui convient tout particulièrement aux chiens qui peuvent devenir agressifs en groupe. Le gardiennage permet aussi d’assurer la sécurité des logements et d’activer les assurances en cas de souci », affirme la gérante.

Une alternative économique et de proximité : les amis

Il est aussi possible de confier son animal à ses voisins ou à des amis, comme l’a fait Christine Bérubé-Martin. La jeune femme à décider de confier les bons soins de son chien à son amie Céline Carment, qui a recueilli l’animal de compagnie pendant un mois sans contrepartie financière ou matérielle. « J’adore Nanouk, c’est un husky très dynamique, raconte Céline Carment. Ça tombait parfaitement, car Christine partait pendant les vacances de Noël lorsque mon entreprise fermait. J’aime être dehors, et avec le chien je sortais tous les jours. »

Pour cette amoureuse des animaux, la transparence est de rigueur lors d’échanges de services entre le propriétaire de l’animal et l’aidant. « Il faut des règles, précise-t-elle. Il y a toujours un risque d’accident ou que le chien s’enfuit. Il faut aussi connaître les habitudes du chien : les quantités de nourriture, les horaires, l’éducation donnée et les choses à faire ou non. »

D’un autre côté, pour Caroline Baumier, la raison de faire du gardiennage est tout d’abord thérapeutique. « Nous avons commencé à garder le chien de nos amis pour nos enfants. À la suite d’une expérience un peu traumatisante en Asie du Sud-Est avec des chiens errants, ils sont devenus phobiques des chiens. Nous voulions apprivoiser leur peur. Maintenant, tout se passe très bien! On garde des gros chiens juste pour le plaisir lorsque nos amis partent en camping pour trois ou quatre jours. »

Confier une meute, c’est possible

Will van Randen est menuisier près de Whitehorse. Avec sa femme, ils ont adopté 20 chiens de traîneaux pour le bonheur de profiter de l’attelage l’hiver. « Nous avons mis un système en place avec quatre autres amis : un jour de gardiennage d’un chien à la maison donne le droit à un crédit d’un jour pour garder le chien de l’autre. Avec nos 20 chiens à garder par jour, nos amis gagnaient 20 jours de garde pour leur chien… on a vite été endettés! », plaisante le Yukonnais.

En pratique, les amis gardiens n’étaient pas très regardants sur le système de crédit et le nombre de chiens, affirme Will van Randen, mais le couple décidait néanmoins de limiter les jours de vacances sans les chiens chaque année. Un petit sacrifice pour l’amour de leurs bêtes!

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