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Meilleurs souvenirs de Noël

Meilleurs souvenirs de Noël

 

Les célébrations du temps des Fêtes traversent les époques sans s’essouffler, mais reste que les traditions évoluent et chaque famille les réinvente à sa façon. Quatre personnes nous racontent leur meilleur souvenir de Noël.

 

Paul Davis

 

Paul Davis

« Ce n’est peut-être pas le meilleur souvenir, mais c’est le plus mémorable. J’ai fait une visite familiale au Lesotho, un État enclavé par l’Afrique du Sud, où mes parents travaillaient pour Entraide universitaire mondiale du Canada pendant l’Apartheid. Trois jours en avion entre Edmonton et Johannesburg, puis Maseru.

« Le soir avant Noël, on était dans une maison en pailles dans le parc transfrontalier entre la Namibie, le Botswana, le Zimbabwe et l’Angola. On a vu des éléphants et des zèbres.

« Mais il y a eu un accrochage dans la soirée, et je me suis fait réveiller par des tirs automatiques. On a dû rebrousser chemin. En revenant, l’avion était rempli de personnes tentant de fuir le service obligatoire dans l’armée raciste de l’Afrique du Sud. Ça m’a convaincu que la famille est plus importante que tout le reste, à Noël. »

 

Philippe Cardinal

 

Philippe Cardinal

« Mon souvenir personnel, c’était la messe de minuit à laquelle on assistait, en traîneau, toute la famille. Les lampions, les chansons… c’était pour moi, petit garçon, c’était féérique, disons.

« On débutait la messe à l’époque par le curé, escorté par les enfants de chœur qui portaient les cierges. Il avait une poupée qui représentait le petit Jésus qu’il allait porter dans la crèche. Ça commençait comme ça. Mais pour moi, c’était comme une étape de vie importante, parce que c’était probablement la toute première fois qu’on m’avait laissé venir à la messe de minuit.

« Pour moi, Noël, ça n’a jamais vraiment signifié grand-chose, mais quand j’ai eu un enfant, ah! ben là, on a tout fait pour essayer de l’émerveiller. C’est à ce moment-là que la vraie magie de Noël est apparue. Et on l’a réinventée à notre façon. »

 

Lorraine Taillefer

 

Lorraine Taillefer

« Quand j’étais jeune, ça se passait la veille de Noël. C’était la tradition : la messe de minuit et le gros repas en revenant, avec la tourtière et le ragoût de boulettes. C’était juste l’atmosphère qui régnait plus qu’autre chose.

« En y repensant, je me revois dans cette ambiance. J’ai apprécié la tradition et de jouer à des jeux en famille.

« Avec mes enfants, on essaie aussi d’avoir des traditions, c’est important pour nous. Soit on va prendre une marche ou on va glisser, et on revient à la maison et on joue à des jeux.

Pour notre repas, notre tradition est vraiment différente : on fait des sushis! On fait notre réveillon avec un repas japonais. Et on n’ouvre pas les cadeaux la veille de Noël : mes filles reviennent le lendemain matin pour l’ouverture des cadeaux. »

 

Jeanne Beaudoin

 

Jeanne Beaudoin

« Quand j’étais jeune, c’était Saint-Nicholas. C’était plus les thèmes religieux, probablement comme beaucoup de familles catholiques. On allait à la messe de minuit. Il fallait dormir et on en était incapables, parce qu’on était trop excités. Quand cette saison arrive, j’ai encore de l’émerveillement. Cet émerveillement, je l’ai maintenant à travers les yeux de mes petits-enfants.

« Mes plus beaux souvenirs, c’est quand j’ai eu mes enfants et le bonheur qu’on avait à faire le sapin. On avait un toit cathédral et le sapin faisait 16 pieds de haut. On avait besoin d’un gros escabeau et on le décorait tous ensemble en écoutant la musique de Noël.

« Aussi, quand j’étais à la Garderie du petit cheval blanc, on avait appris juste avant Noël qu’une collègue pourrait adopter un petit garçon. Ça m’avait complètement transportée. C’était comme un conte qui commence bien. »

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