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L’hôtel High Country Inn pourrait se transformer en logements sociaux

Laurie Trottier

Le conseil municipal de la Ville de Whitehorse a accepté de soumettre le projet de la société Safe-at-Home à l’Initiative pour la création rapide de logements (ICRL), un programme fédéral. Si accepté par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), l’hôtel High Country Inn se transformerait en 55 unités abordables permanentes.

L’hôtel a été utilisé lors de la pandémie pour loger des personnes en quarantaine. Photo : Coasthotels.com

Il était minuit moins une pour soumettre un projet à l’Initiative pour la création rapide de logements (ICRL), un programme découlant de la SCHL pour tenter de répondre aux besoins urgents en matière d’habitation.

La phase deux de cette initiative prévoyait un financement supplémentaire alloué à 30 villes canadiennes prédéterminées, dont Whitehorse, où les besoins de logements abordables sont particulièrement criants. Les municipalités avaient jusqu’au 31 août pour soumettre leurs propositions.

Dans le cadre d’une réunion extraordinaire tenue la veille, la Ville de Whitehorse a donné son accord au projet de la société Safe-At-Home visant à faire du High Country Inn un immeuble d’unités abordables. Il reste toutefois l’accord de la SCHL à obtenir, qui devrait donner sa réponse d’ici novembre.

Pour Kate Mechan, la directrice de Safe-at-Home, c’est un grand pas, même si celle-ci préfère attendre l’aval final avant de festoyer. « C’est une étape importante que je veux franchir depuis près de 12 ans, explique-t-elle, tout en reconnaissant qu’il s’agirait du plus ambitieux projet de Safe-at-Home. Le seul objectif de Safe-at-Home est de travailler pour mettre fin à l’itinérance », précise-t-elle.

La créativité et l’inclusion comme fondations

Si le projet va de l’avant, les premiers locataires emménageraient à compter du mois de septembre 2022, au 4051, 4e Avenue, ce qui laisse un an à la société et à ses partenaires pour peaufiner son élaboration. Lors du conseil municipal, Kate Mechan a ajouté que le rez-de-chaussée de l’édifice représentait « une opportunité intéressante à explorer pour développer des programmes à même le site, pour offrir des espaces de rencontres, d’entrepreneuriat social, de formation et pour créer un espace de guérison ».

L’attribution des unités a déjà été réfléchie : 75 % de celles-ci seront réservées à des locataires autochtones et 50 % seront allouées à des femmes. De plus, 16 studios seront développés spécialement pour la clientèle jeune adulte, âgée de 18 à 24 ans. « Nous n’allons pas offrir les 55 unités à des personnes qui ont toutes besoin de beaucoup de soutien et de services. Notre but est d’avoir un impact significatif dans la vie des personnes, mais le moins d’impact possible dans le quartier avoisinant », assure Kate Mechan. L’attribution se fera grâce à la liste par nom, une liste mise à jour régulièrement qui permet de recenser les individus se trouvant en situation d’itinérance dans une collectivité.

Pour Kate Mechan, il ne fait aucun doute que les logements devaient se trouver dans le centre-ville de Whitehorse : « Ce n’est pas réaliste de les installer en dehors de la ville. […] Ce n’est pas seulement une question de logement, c’est une question de support, de réseau, de santé, de nourriture, d’éducation et de transport en commun. Il y a plusieurs couches à prendre en considération pour qu’une personne se sente en sécurité et incluse dans sa communauté. » Selon elle, le projet pourrait même contribuer à enlever de la pression sur les refuges pour sans-abri au centre-ville.

L’hôtel High Country Inn, qui appartient à Northern Vision Development, serait alors vendu pour la somme de 10 millions de dollars.

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