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Les saveurs qui nous rassemblent

Maryne Dumaine

Du 7 au 13 novembre prochains aura lieu la 11e édition de la Semaine nationale de l’immigration francophone. Cette année, les activités mettent l’eau à la bouche avec le thème « Une francophonie aux mille saveurs ».

La semaines est coordonnée au niveau national par la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada et aux niveaux provincial et territorial par les Réseaux en immigration francophone (RIF). Photo fournie.

 

La semaine nationale de l’immigration francophone (SNIF) est « l’occasion de rassembler les francophones quelles que soient leurs origines et de favoriser les échanges », explique le site Internet de la campagne.

La semaines est coordonnée au niveau national par la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada et aux niveaux provincial et territorial par les Réseaux en immigration francophone (RIF). Elle propose chaque année une centaine d’activités partout au pays, dont des soirées culturelles, des ateliers de cuisine et des formations. Au Yukon, la programmation est coordonnée par Gregory Torres, agent de projets en immigration pour l’Association franco-yukonnaise (AFY).

Un thème pour découvrir la diversité

Cette année, le thème invite les communautés à aller à la découverte de l’autre. « Les saveurs culturelles évoquent en premier le goût de découvrir les aliments venus d’ailleurs […], mais c’est aussi le moyen d’apprécier les charmes de la diversité culturelle tels que les saveurs musicales, langagières, artistiques et humoristiques, ainsi que différentes traditions et visions du monde qui enrichissent nos communautés », peut-on lire sur le site Web de l’initiative.

« Une francophonie aux mille saveurs » se veut aussi une référence à la diversité ethnique des communautés francophones. Le site Web indique ainsi que « c’est l’occasion de rester mobilisés et mobilisées contre les discriminations raciales envers les minorités visibles, les peuples des Premières Nations, les Métis et Inuits et contre toute autre forme de discrimination liée à l’appartenance culturelle, ethnique et religieuse ».

Gregory Torres ajoute quant à lui que « c’est surtout l’occasion de démontrer à quel point notre communauté francophone est accueillante et inclusive. Elle a pour vocation de resserrer les liens d’amitié. »

Lui-même est arrivé récemment au Yukon avec sa conjointe et ses deux enfants et a bénéficié de cet accueil « à la yukonnaise », notamment grâce à des rencontres de « personnes exceptionnelles » qui l’ont beaucoup aidé à s’intégrer ici.

Une programmation aux mille couleurs

Les organismes francophones ont mis l’épaule à la roue pour démontrer l’importance de l’accueil francophone au Yukon. La Garderie du petit cheval blanc proposera notamment un diner partage réservé à ses employé.e.s. « L’idée est de vivre ensemble et de partager », explique Gregory Torres. De nouveaux livres seront achetés pour les enfants de la garderie ainsi que des jeux à dimension multiculturelle, pour ajouter à la ludothèque francophone.

Le partenariat communauté en santé (PCS) a également répondu présent. Il proposera notamment des ateliers en direct de « cuisine du monde » en format virtuel.

« La santé, c’est un droit fondamental, explique Sandra St-Laurent, directrice du PCS. Ça concerne tout le monde et l’atout de notre réseau c’est de favoriser l’accès aux services de santé pour les francophones, et ce, peu importe leur provenance. »

« Recevoir des services de santé dans sa langue, c’est important, ajoute-t-elle. C’est une question d’équité et de sécurité en santé. En tant que francophones en milieu minoritaire, on est mieux placés que quiconque pour le réaliser. Alors, participer à la semaine de l’immigration francophone, pour le PCS, c’est rappeler à tout le monde, grand public et personnel soignant, l’importance de ce droit à la santé en français. »

Elle rappelle également que la langue et la culture sont des déterminants sociaux de la santé. « Et puis ça nous permet aussi de souligner la diversité culturelle des intervenant.e.s et du personnel soignant en célébrant la richesse de notre francophonie. Y’a tellement de bonnes raisons d’y participer! »

Du côté des femmes, l’organisme Les essentielles proposera une projection gratuite en ligne et en présentiel du film Sortir de l’Ombre. Réalisé par Gentille M. Assih, ce documentaire, sorti en 2020, met en lumière des Canadiennes d’origine africaine qui reprennent le pouvoir sur leur vie après avoir subi de la violence conjugale.

Grâce à un partenariat avec l’Office national du film, les organisatrices proposeront une séance de questions et réponses avec une des participantes du film, le 9 novembre prochain.

Sensibiliser les plus jeunes

Si les écoles n’ont pas répondu en grand nombre à l’appel cette année, le Club des p’tits yeux pointus a pris le relais et a concocté pour l’occasion une nouvelle trousse de lecture qui sera offerte à la Bibliothèque publique de Whitehorse. Le livre Le bateau volant, d’Alexandre et Mathieu Vanasse, sera donc bientôt disponible en huit exemplaires pour ceux et celles qui souhaitent l’emprunter pour une lecture de groupe.

Une série de courts-métrages sera également mise en ligne du 8 au 13 novembre par l’AFY et une des programmations est destinée à un très jeune public. « Il y a aussi une programmation pour les adultes et une pour les jeunes, ajoute l’agent de projets. Les gens qui s’inscrivent recevront aussi un sachet de popcorn! »

Découvrir mille saveurs

La SNIF sera inaugurée le 5 novembre prochain lors d’un café-rencontre. « Le menu permettra de retrouver différentes saveurs francophones du monde et il ira au-delà de la France ou du Québec, explique Gregory Torres. Il y a aura des saveurs ensoleillées venues du continent africain notamment. »

« Dans ce cadre, nous allons aussi organiser un “vidéo-booth” pour interroger les bénévoles et les personnes présentes sur la thématique », ajoute-t-il. Le tout sera regroupé dans une vidéo pancanadienne de 180 minutes, coordonnée par la FCFA.

L’inscription en ligne est obligatoire pour participer au café-rencontre. Un premier service aura lieu à 17 h et le deuxième sera à 18 h 30.

L’importance de cette campagne

« Immigrer au Yukon, ce n’est pas un choix qui est simple, explique le coordonnateur de la campagne territoriale. Venir vivre ici, c’est bouleverser ses repères. À plein de niveaux. Le poids de la communauté francophone est important. »

Pour Gregory Torres, favoriser l’intégration, c’est aussi permettre aux personnes immigrantes de se dire : « Le pas que j’ai fait, ce n’était pas simple, mais ça en vaut la peine. » Cette semaine de sensibilisation constitue selon lui un moyen de démontrer la chaleur de la communauté et de permettre aux gens de se dire : « On est contents d’être ici et pas ailleurs. »

IJL – Réseau.Presse L’Aurore boréale

 


 

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