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Le Yukon, paradis du vélo de montagne

Pierre-Luc Lafrance

Le vélo de montagne est un sport qui connaît une forte croissance au Yukon. Photo : Dan Barham Photography.

Le vélo de montagne est un sport qui connaît une forte croissance au Yukon. Photo : Dan Barham Photography.

Avec ses kilomètres de sentiers et sa nature à couper le souffle, le Yukon est une destination de choix pour les mordus du vélo de montagne. Par contre, ça n’a pas toujours été le cas. Beaucoup de travail a été fait au cours des dernières années. Nous nous sommes entretenus avec Sylvain Turcotte de Boréale Mountain Biking pour en apprendre plus sur ce sport en pleine croissance au territoire.

Arrivé au Yukon il y a huit ans, Sylvain Turcotte a eu la piqûre du vélo de montagne lors d’un passage de trois ans dans la région de Vancouver. « Quand je suis arrivé ici avec ma copine, on voulait démarrer notre propre business. Comme on est tous les deux adeptes de vélo de montagne… » C’est ainsi que depuis six ans, ils sont propriétaires de Boréale Mountain Biking. Toutefois, même si toutes les conditions sont là pour que ce sport soit populaire ici, ce n’était pas le cas à ce moment. « Je trouvais qu’il y avait beaucoup de potentiel, surtout autour de Whitehorse avec un réseau de près de 700 km de sentiers. Et il y a une grande diversité de sentiers. La plupart ne sont pas trop techniques, alors tout le monde peut avoir du plaisir. Les plus avancés le feront plus vite pour avoir du défi. »

« Dans les cinq ou six dernières années, on a travaillé beaucoup à faire connaître le Yukon comme destination de choix pour les amateurs de vélo de montagne. » D’ailleurs, M. Turcotte estime que le Yukon est dans les cinq meilleures destinations au monde pour le vélo de montagne. « On a de grands espaces, le soleil de minuit, des paysages magnifiques. Sur la grandeur de la Californie, il n’y a que 35 000 habitants. On a quelque chose d’unique. »

Il y a aussi eu beaucoup de travail fait sur les infrastructures et les sentiers. Depuis quatre ans, la Ville a une équipe qui travaille pour maintenir et baliser les sentiers existants et en créer de nouveau. « Depuis sept ou huit ans, Carcross développe son réseau de sentiers. Il y a en ce moment 50 km de sentiers conçus pour le vélo de montagne. Les Premières nations ont collaboré au projet pour développer une passion chez leurs plus jeunes membres et les motiver à se réapproprier leurs terres. »

D’ailleurs, le Yukon’s Contagious Mountain Bike Club a reçu 10 000 $ de Moutain Équipment Co-Op dans le cadre d’un concours et les a remis à la Première nation Carcross Tagish dans le cadre du projet « Single track to success » pour améliorer les sentiers dans la région. Le plan serait de créer un sentier de montée qui permettrait de rejoindre les sentiers déjà existants qui sont conçus pour la descente. « Cela éviterait de passer par la route et permettrait de rester dans les sentiers tout le temps. »

Pour s’initier au vélo de montagne

Depuis cinq ans, Boréale Mountain Biking offre des camps de vélos pour les jeunes de 6 à 10 ans. « Au début, ça s’adressait seulement aux francophones, maintenant on a un groupe francophone le matin et un groupe anglophone l’après-midi. » Ces camps sont offerts sur quatre semaines, le samedi, de la mi-mai à la mi-juin. Les jeunes y reçoivent une introduction aux techniques de base.

De plus, depuis l’an passé, il y a l’équipe Boréale, composée de jeunes de 8 à 14 ans, qui roulent deux fois par semaine entre la fin mai et la mi-août. Lors de la première année, il y avait 40 participants. Cette année, on en attend une cinquantaine.

Pour les adultes, il y a aussi des ateliers qui sont offerts pour apprendre les rudiments du sport. Ces ateliers sont composés de deux séances de deux heures et il y en a qui sont offertes seulement aux femmes. « Le but est d’offrir une bonne introduction. On part de zéro et on offre les techniques de base pour que les gens prennent confiance et puisse pratiquer le sport de façon sécuritaire. »

Sinon, pour se lancer dans ce sport, on n’a pas besoin de beaucoup d’équipement : un bon vélo avec une suspension avant à cause des nombreuses racines et des freins à disque. « On peut trouver quelque chose d’abordable dans l’occasion… ou même dans le neuf. Si on aime ça, on peut investir davantage pour de meilleures pièces et pour une double suspension. » L’utilisation du vélo hybride n’est pas conseiller en sentier, car les pneus sont trop minces et pas assez larges, de plus ils ont trop de pression pour permettre une bonne traction.

Outre le vélo, ça prend un bon casque, des gants et une bonne paire de souliers. Pour tout ça, on peut s’en tirer autour de 1 000 $ et avec un bon entretien, on peut conserver le vélo plusieurs années.

Et si vous accrochez, il y a un club de vélo de montagne dans la région : le Yukon’s Contagious Mountain Bike Club. Il organise différents événements et offre des randonnées chaque semaine. On peut visiter leur site à http://cmbcyukon.ca/.


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