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Le vox pop de l’identité franco-yukonnaise

Éliane Cloutier et son fils Emmanuel

Eliane Cloutier et son fils Emmanuel

 

Eliane Cloutier et son fils Emmanuel

Je viens de l’Outaouais au Québec et cela fait deux ans et demi que j’habite au Yukon. Je dirais que je suis une Québécoise en transition vers une identité franco- yukonnaise. Pour l’instant, mon chez-moi c’est ici, et lorsque je rencontre des Canadiens à l’extérieur du territoire, je mets en valeur mon identité yukonnaise parce que les gens sont curieux et que c’est un peu inhabituel. Et quand je suis à l’extérieur du Canada, j’inclus le Yukon dans mon discours, mais mes racines québécoises sont plus mises en avant. Les gens, particulièrement au Québec et en France, sont toujours surpris d’apprendre l’existence des francophones au Yukon, ce territoire qui leur semble un peu exotique et lointain.

La communauté franco- yukonnaise, c’est une communauté qui vibre avec sa culture et sa langue et en faire partie, ça signifie avoir beaucoup plus de ressources humaines et communautaires pour vivre dans ma langue et la partager avec mon fils.

Patrice Tremblay et son épouse Yelena

Patrice Tremblay et son épouse Yelena

 

Patrice Tremblay et son épouse Yelena

J’ai grandi à Québec, puis j’ai passé quinze ans dans l’Est ontarien, et cela fait trois ans que j’habite au Yukon. Je m’identifie absolument comme un Franco-yukonnais. Pour moi, ça signifie être quelqu’un qui adopte le Yukon et que le Yukon a adopté. Quand je voyage à l’extérieur du territoire, je me présente en tant que Franco-yukonnais, je trouve que c’est important. Ça surprend les gens lorsque je leur dis qu’il y a des francophones au Yukon. Je dis je ne sais pas combien de fois par semaine que le Yukon, c’est la troisième juridiction la plus bilingue au Canada, parce que les gens ne sont pas au courant!

Le père Jean-Augustin Somé

Le père Jean-Augustin Somé

 

Le père Jean-Augustin Somé

Je viens du Burkina Faso et je suis au Yukon depuis juin 2014, donc depuis presque deux ans. Je m’identifie comme un prêtre catholique, comme un francophone, mais avant tout comme un Burkinabé. Le Yukon pourrait possiblement un jour devenir mon chez moi, mais pour le moment je suis de passage, puisque j’ai un contrat de trois ans possiblement renouvelable. C’est important pour moi d’œuvrer dans la communauté en français puisque toutes mes études ont été faites en français et que c’est ma première langue. Dans mon pays d’origine, on sait que le Canada est bilingue, donc ça ne les surprend pas tellement d’apprendre qu’il y a plusieurs francophones au Yukon..

Thibault Cohergne

Thibault Cohergne

 

Thibault Cohergne

Je viens du sud de la France, près de Montpellier et je suis arrivé au Yukon en juillet 2015. Je m’identifie comme faisant partie de la communauté francophone au Yukon, bien que mon chez-moi, ce serait plutôt la France, puisque c’est là où se trouvent mes origines et où j’ai passé la majorité de ma vie. À travers mes voyages, j’ai donc toujours mis en valeur mon identité française. Mes grands-parents sont actuellement en visite au Yukon, et ils savaient qu’il y avait des francophones ici puisqu’on avait communiqué notre expérience avec eux. En France, quand les gens pensent au Canada, ils pensent beaucoup au Québec et ils savent qu’au Québec ça parle français, donc ils associent déjà le pays au bilinguisme.


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