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Le succès des programmes d’apprentissage en plein air

Claude Vallier

Les programmes scolaires d’apprentissage en plein air sont de plus en plus populaires. Même si de nouvelles classes voient le jour, la demande dépasse parfois l’offre disponible.

La classe du programme Connexions du CSSC Mercier en randonnée de plusieurs jours dans les montagnes du parc de Kluane, en réunion autour du feu de camp. Photo : Claude Vallier.

Le milieu de l’éducation est toujours en constante évolution pour permettre aux jeunes d’être les mieux préparé.e.s pour leur vie d’adulte. Cette année, l’équipe du Centre scolaire secondaire communautaire Paul-Émile-Mercier (CSSC Mercier) offre à quelques élèves de la 9e année un nouveau programme expérientiel appelé Connexions, où l’apprentissage est axé sur l’éducation en plein air.

Même si c’est le premier programme de ce genre pour le CSSC Mercier, le concept n’est pas complètement nouveau. Depuis plusieurs années déjà, l’École de Wood Street offre des programmes alternatifs basés sur le plein air, les arts ou les sciences, et cela aussi bien en français qu’en anglais. L’École secondaire Porter Creek offre aussi un programme similaire pour les élèves de la 9e année.

Des programmes qui ont déjà fait leurs preuves

Après plusieurs années d’expériences similaires, le personnel enseignant et les parents sont convaincus que ce genre de programme a largement démontré son efficacité et ses bénéfices, que ce soit en facilitant le développement et l’apprentissage, ou simplement pour remettre sur le chemin des études des jeunes qui ont un peu perdu leur motivation dans le système d’apprentissage traditionnel.

Certaines études faites au Canada et aux États-Unis démontrent que le temps passé en nature permettrait de raviver la concentration des élèves, diminuer leur niveau de stress et stimuler leur autodiscipline.

Pour François Clark, enseignant pour le programme Connexions au CSSC Mercier, le programme facilite grandement l’apprentissage de certains jeunes : « Ils sont bien plus motivés à étudier que dans un programme classique. »

Karine Bélanger est enseignante pour le programme FACES à l’École de Wood Street. « Cela fait des élèves de meilleures personnes et les situations d’apprentissage actif rendent leur français beaucoup plus fluide », estime-t-elle.

Une popularité croissante

Ces programmes sont de plus en plus populaires chaque année et les listes d’inscriptions s’allongent. Les écoles ne peuvent pas accepter la totalité des élèves, car le nombre de places est limité. Lettres de motivation, entretiens, tirages au sort : pour les responsables de ces programmes, il faut malheureusement choisir.

Cette année, le programme FACES a reçu plus de 40 demandes pour 18 places disponibles. Quelle que soit la méthode de sélection choisie, cela engendre bien sûr de la déception chez les jeunes non sélectionné.e.s. Certains parents se posent aussi des questions à propos du système de sélection et partagent leur opinion selon laquelle ces programmes deviennent de plus en plus élitistes.

Plus d’organisation et une logistique plus lourde pour les écoles

Même si les écoles ont la volonté d’offrir plus de programmes, la réalité est que la mise en place de classes de ce type requiert une préparation plus importante et un budget un peu plus élevé qu’un programme classique.

Cela demande aussi une étroite collaboration avec le ministère de l’Éducation du gouvernement du Yukon. « Il y a bien plus de formalités administratives et d’autorisations à obtenir et la gestion des risques est une part importante de l’organisation », note Karine Bélanger.

François Clark croit quant à lui que les principaux obstacles sont l’organisation de la logistique et la difficulté à trouver des personnes qualifiées pour accompagner les sorties extérieures. Il espère que malgré la surcharge de travail par rapport à une classe normale, le programme sera reconduit l’année prochaine.

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