Accueil » À la une » La Garderie du petit cheval blanc mise sur l’international

La Garderie du petit cheval blanc mise sur l’international

Kelly Tabuteau

Alors que le Canada fait face à une pénurie de personnel éducateur de la petite enfance, la Garderie du petit cheval blanc à Whitehorse se tourne vers l’international pour pourvoir ses postes vacants. Grâce au Forum de mobilité Destination Canada, la directrice de la garderie se réjouit de ces embauches.

Pour cette rentrée 2022, les huit nouveaux membres du personnel de la garderie ont été recrutés à l’international. Originaires de France, Belgique, Maroc, Algérie ou Haïti, certains sont déjà arrivés à Whitehorse alors que d’autres attendent encore l’obtention de leur permis de travail, par le biais du programme Mobilité francophone du gouvernement fédéral.

Alexandre, Sandra, Arthur et Chloé Joubert se donnent une année avant de se prononcer sur leur choix, car ils veulent notamment expérimenter un hiver en entier. Pour le
moment, ils aiment la tranquillité, la nature et la bienveillance des gens. Photo : fournie.

 

Pour Jocelyne Isabelle, directrice de la garderie, recruter ainsi est maintenant la solution à la pénurie d’éducateurs et d’éducatrices de la petite enfance : « Il n’y a personne ici. Nous avons essayé au Québec : c’est très difficile. C’est dommage qu’il n’y ait pas de main-d’œuvre au Canada, mais Destination Canada nous offre des possibilités. »

Recrutement en visioconférence

Depuis la pandémie, Destination Canada doit se réinventer pour continuer d’exister et propose une plateforme en ligne qui permet aux entreprises en processus de recrutement de consulter les curriculum vitae déposés. « Nous faisons alors une sélection des candidatures, puis passons les entrevues par Zoom », explique Mme Isabelle.

Les familles Joubert et Solot sont arrivées à Whitehorse au cours de l’été. Pour les Belges Nancy Solot, son mari, leurs trois enfants et leur chien, le premier contact avec la garderie s’est fait en 2018. « Ça a été tout un cheminement. Nous avions toujours été attirés par le Canada, les grands espaces, la mentalité, l’éducation. Nous avions une connaissance à Whitehorse, alors nous nous sommes demandé pourquoi ne pas essayer. »

Camille, Lilou, Nancy, Timéo et Fabian sont arrivés le 19 juillet depuis la Belgique.
Parlant peu anglais pour le moment, ils rencontrent quelques difficultés dans leurs
démarches d’installation, mais sont ravis de leur choix. Photo : fournie.

 

Débarqués le 19 juillet dernier, les jeunes étaient impatients de commencer l’école qui s’annonçait différente de ce qu’ils avaient connu jusqu’à présent, ne serait-ce qu’avec la disposition des salles de classe.

Quant à la famille française, composée de Sandra et Alexandre Joubert et de leurs enfants Arthur et Chloé, elle est arrivée à Whitehorse début août. Avant de se lancer dans le grand déménagement, elle était d’abord venue tâter le terrain. « Nous avions une attirance que nous voulions creuser. Nous sommes venus deux mois en septembre-octobre 2021 pour nous rendre compte de ce que serait la vie ici. Nous nous sommes tous dit qu’il fallait tenter l’expérience », confie Sandra Joubert.

Peterson Charles est arrivé d’Haïti le 12 août, tout comme Hasnaa Aboussadi du Maroc.

Aide locale pour l’installation

Selon Jocelyne Isabelle, la stratégie gagnante du recrutement à l’international repose sur l’implication de son adjointe : « Leslie [Larbalestrier] est la clé du succès. Elle s’implique énormément dès le recrutement achevé. Elle conseille, elle cherche des logements, elle les visite même pour le nouveau personnel, elle trouve des meubles… »

Pour la famille Joubert, la recherche du logement a été simplifiée grâce aux petites annonces que la garderie a passées. « Notre propriétaire a contacté directement la garderie et Leslie nous a mis en contact, explique Sandra Joubert. Ce qui était proposé était très convenable, alors nous avons sauté sur l’occasion. » Même son de cloche pour Nancy Solot et sa famille.

Touche multiculturelle

Ce nouveau format de recrutement amène une touche multiculturelle à la garderie, de laquelle Jocelyne Isabelle se réjouit : « C’est une belle découverte pour les enfants. Nous allons célébrer les fêtes nationales de chaque pays à la garderie. »

La directrice évoque également la recherche de subventions auprès des services à la petite enfance du gouvernement du Yukon afin de monter des trousses culturelles des pays de son personnel et de faire briller la diversité de sa francophonie.

IJL – Réseau.Presse
L’Aurore boréale

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *