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Événement À ciel ouvert : quand art et conversation convergent

Roselyne Gagné-Turcotte

Le 3 décembre prochain se tiendra la seconde édition de l’événement À ciel ouvert, chapeauté par la Yukon Conversation Society. Cet événement, sous forme virtuelle cette fois, vise à offrir aux personnes participantes une occasion de partager art visuel, récit, musique, poésie et toute autre démarche créative.

Le premier événement À ciel ouvert s’est tenu en septembre dernier, à la cabane du Lac Chadburn.

 

« Lorsque le groupe a vu le jour, cette année, on cherchait une façon de ramener les arts et la culture dans la sphère publique. Notre intention était, et est toujours d’ailleurs, d’emmener tout individu à faire preuve de créativité et à partager son travail avec le reste de la communauté, s’il le désire », explique Nolan Bohem, membre fondateur de la Yukon Conversation Society.

Un groupe voué à la promotion de l’art

La mission du groupe est d’offrir un espace de création sans jugement et égalitaire, où tout le monde est invité à créer avec les mots, au-delà de la barrière des langues.

Le nom de la société, souvent confondu avec celui de l’organisme Yukon Conservation Society, illustre d’ailleurs l’attrait du groupe envers les arts du dialogue.

« Le jeu de mots est que le Yukon ConSerVation Society est un organisme qui existe pour préserver des sites naturels au Yukon, alors que le Yukon ConVerSation existe comme un lieu d’échanges, verbal ou par écrit », indique Annie Maheux, aussi membre de cette société de « conversation ».

C’est d’ailleurs dans cette optique que s’est tenu le premier événement À ciel ouvert, en septembre dernier, à la cabane du Lac Chadburn. Durant celui-ci, poètes, musiciens et musiciennes, conteurs et conteuses et autres ont mis de l’avant un éventail de perspectives artistiques et culturelles, dans une ambiance chaleureuse et décontractée.

Le second événement du groupe se tiendra cette fois en ligne, le 3 décembre prochain. L’équipe explique que pour l’occasion, des petits paquets surprise, dont le contenu se portera bien à la dégustation durant l’événement, seront disponibles au Centre de la francophonie, une semaine à l’avance. Les personnes désireuses de présenter texte, création visuelle ou performance seront invitées à le faire le jour même.

« De façon similaire à notre première édition, on cherche à ne pas prendre de décision au niveau de la qualité, le contenu ou la forme des présentations. Notre objectif est d’être dans l’inclusion, pour représenter toute la diversité autant linguistique que culturelle du Yukon », note Ève Fréchette, membre du groupe.

« Tout comme pour le zine, il s’agit vraiment de partager ce que l’on nous donne, sans appliquer notre subjectivité, notre vision ou notre interprétation, et de laisser le public interpréter le message qui est transmis à travers l’art », poursuit cette dernière.

Un premier zine

Le zine auquel Ève Fréchette fait référence constitue une première compilation autopubliée du groupe. Cette publication, dont le titre À l’ère du broken windshield évoque le Yukon, rassemble textes et images originales sur le thème du territoire. À travers le document, chaque texte et image est une forme d’art à part entière.

Épaulé financièrement par le programme fédéral Jeune en action, le projet est le fruit d’une collaboration entre plus d’une vingtaine d’artistes. « En fait, le zine est un projet qui est fait en partenariat avec le groupe, mais qui ne représente pas nécessairement les objectifs ou la mission du groupe », explique Nolan Bohem.

« On ne souhaite pas déterminer si un texte à sa place dans le zine, mais plutôt agir comme un port d’arrivage pour ces textes », ajoute Annie Maheux.

Démarche inclusive

L’ouverture multilingue, qui est par ailleurs au cœur des valeurs du groupe, est aussi mise de l’avant dans les initiatives présentées par la Yukon Conversation Society. Plusieurs langues seront par ailleurs célébrées dans le zine, incluant le norvégien, le polonais, le français et l’anglais.

« Les francophones et anglophones du Yukon font preuve de beaucoup d’entrepreneuriat, mais ne se rencontrent pas toujours dans leurs initiatives. On a la chance d’avoir des anglophones francophiles qui participent à nos rencontres, et ça nous emmène à rencontrer des gens qui n’auraient pas nécessairement participé à notre projet si ce n’était pas de ces personnes », se réjouit Annie Maheux.

Le zine sera disponible par donation au marché ArtisaNord, dans plusieurs cafés de Whitehorse ainsi qu’à l’Association franco-yukonnaise à partir du 27 novembre, en quantité limitée de 150 exemplaires.

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