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Deux candidatures franco-yukonnaises à la FCFA du Canada

Ève Brosseau

À l’occasion de son assemblée générale annuelle du 11 juin, la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada élira un tout nouveau conseil d’administration (CA). Marguerite Tölgyesi et Jean-Sébastien Blais ont répondu à l’appel, espérant défendre les intérêts des francophones en situation minoritaire au Canada.

À gauche : Jean-Sébastien Blais se présente à la vice-présidence de l’organisme de représentation des francophones en milieu minoritaire au Canada. Photo : fournie. / À droite : Marguerite Tölgyesi est la présidente de la FJCF et a été la présidente du groupe Jeunesse Franco-Yukon (JeFY) pendant plusieurs années. Photo : Laurie Trottier.

La FCFA regroupe toutes les associations francophones provinciales et territoriales ainsi que neuf organismes nationaux. Parmi les 21 organismes membres, on compte notamment l’Association franco-yukonnaise (AFY), représentée par Lorraine Taillefer, et la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF), représentée par Marguerite Tölgyesi.

Un nouveau mode de gouvernance sera implanté cette année, réduisant le nombre de membres du CA à huit. Ces membres représenteront les 2,7 millions de francophones vivant en situation linguistique minoritaire au Canada, selon l’estimation de la FCFA.

L’appel de candidatures pour le CA de la FCFA vise à pourvoir ces huit postes pour un mandat de deux ans, soit la vice-présidence, la trésorerie et six postes d’administration. Marguerite Tölgyesi et Jean-Sébastien Blais, deux francophones du Yukon, se présentent respectivement pour les postes d’administratrice et de vice-président.

Marguerite Tölgyesi

Impliquée dans les organisations jeunesse de la francophonie depuis plusieurs années, Marguerite Tölgyesi espère pouvoir faire une différence et en apprendre davantage sur la FCFA en étant membre du prochain CA. Elle occupe présentement un poste d’administratrice en tant que présidente de la FJCF, poste qui n’existera plus dans le nouveau modèle de gestion du CA.

« Je suis un produit de l’engagement d’autres personnes qui ont poussé pour que les jeunes comme moi aient des opportunités », explique Mme Tölgyesi, questionnée sur ses motivations et l’importance du français pour elle.  « M’engager est une manière pour moi de donner cette chance aux futures générations. Je veux que mes enfants et mes petits-enfants aient les mêmes droits que j’ai. »

Elle souhaite participer à l’établissement de la nouvelle forme de gouvernance du CA de la Fédération. « Je veux faire bouger les choses. À la FCFA, je peux avoir un impact plus grand pour les communautés qui m’ont tant apporté dans ma vie. » La représentante de la jeunesse francophone au Canada désire contribuer à la mise en œuvre et à l’évolution du rapport sur les états généraux de l’éducation postsecondaire en français, ainsi qu’au Plan d’action sur les langues officielles prévu pour 2023.

Jean-Sébastien Blais

Président de la Commission scolaire francophone du Yukon (CSFY) depuis 2015, Jean-Sébastien Blais présente quant à lui sa candidature pour le poste de vice-président. « La réforme du mode de gouvernance à la CSFY a donné de très bons résultats. Je serais content de pouvoir apporter cette expérience en soutien à la présidente Liane Roy, » affirme-t-il.

M. Blais croit que « le Nord a quelque chose à dire » et que « c’est un mandat motivant et une belle opportunité pour aller de l’avant et faire rayonner le Yukon ». Se présenter au poste de vice-président est pour lui une suite logique à ses récentes expériences politiques et communautaires.

« La FCFA a un rôle important à jouer dans la bonne mise en œuvre de la Loi sur les langues officielles. C’est aussi une voix importante dans le dialogue des politiques avec les francophones et Acadiens et Acadiennes », explique-t-il, soulignant sa volonté de mettre la main à la pâte. « Sans le français, le Canada ne serait pas aussi riche culturellement parlant. La langue est un trésor immatériel à préserver pour les générations à venir. »

Il se dit confiant dans ses compétences et ses expériences, sans pour autant prendre le poste pour acquis, car il n’est pas seul à briguer la vice-présidence. « Je sais qu’un candidat très crédible de l’Ontario se présentera au poste de vice-président contre moi. Je vais faire de mon mieux. »

Le rapport annuel de la FCFA pour 2020 – 2021 mentionne notamment des avancées sur la modernisation et le renforcement de la Loi sur les langues officielles du gouvernement du Canada pour améliorer les services en français. La Fédération a également contribué à la mise à jour du recensement fédéral pour dénombrer les enfants ayant droit à l’éducation en langue minoritaire dans le but de prévoir les services en conséquence.

 

IJL – Réseau.Presse
L’Aurore boréale

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