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« Destination : Yukon », pour l’amour de l’aventure et de la petite enfance

Venir au Yukon pour commencer une nouvelle aventure n’est pas toujours une expérience facile. Afin d’aider et accueillir les francophones nouvellement arrivé.e.s, l’Association franco-yukonnaise (AFY) et le Partenariat communauté en santé (PCS) proposent plusieurs initiatives, comme le programme de jumelage, le service d’interprétation en santé et le Test d’évaluation de français. Portraits et témoignages de quelques-unes de ces personnes qui ont « fait le grand saut » pour venir vivre dans le Grand Nord.

 


Photo : Maryne Dumaine

 

Tout a commencé à Destination Canada, en France. Mounia Cole et son mari Stéphane y participent et assistent à des présentations de toutes les provinces et territoires du Canada, dont celle de l’Association franco-yukonnaise. Pour eux, la décision est immédiate : leur destination, ce sera le Yukon!

Destination Canada Forum Mobilité est un événement annuel organisé par le gouvernement du Canada, auquel plusieurs organismes de la communauté franco-yukonnaise participent chaque année afin de recruter des candidat.e.s francophones qualifié.e.s dans divers domaines.

« [Lors du forum], j’ai déposé un CV, un seul, et c’était pour la Garderie du petit cheval blanc, explique Mounia. Après toutes les présentations des différentes provinces, on a vraiment eu un coup de cœur pour le Yukon. »

 

La petite enfance au cœur de cette décision

En France, Mounia Cole travaillait déjà dans le milieu de la petite enfance. « J’avais ma propre classe dans une école à la fois Montessori et école écologique », raconte-t-elle.

À la suite du dépôt de sa candidature au forum, Mounia obtient un entretien avec la directrice de la garderie, qui l’informe que les effectifs sont malheureusement déjà atteints pour l’année en cours.

Presque un an plus tard : surprise! L’organisme reprend contact avec elle et lui propose un emploi au Yukon. « J’ai dit : « Heu… Oui! », en cinq minutes! C’était au mois de mars, et on est partis au mois de juillet 2019. C’était assez rapide! »

Elle quitte alors la Côte d’Azur avec son mari et leur fille Élie. Leurs démarches d’immigration se passent bien. À distance, une employée de la garderie aide même la famille à se trouver un logement.

En avril 2020, quelques mois après leur arrivée, c’est le début la pandémie. Les effectifs de la garderie sont réduits et Mounia perd son emploi. Elle tombe ensuite enceinte et prend un congé de maternité. Aujourd’hui, Mounia Cole occupe un nouveau poste à l’École Montessori de Whitehorse, où elle enseigne le français langue seconde.

 

Enceinte, francophone et immigrante en pleine pandémie

Interrogée au sujet de son expérience pendant sa grossesse, Mounia ne peut réprimer un éclat de rire : « C’était compliqué!, se souvient-elle. Quand tu es en France, t’as toujours une copine à qui poser des questions, mais ici, je n’avais pas encore de copines! » Nouvellement arrivée, sans médecin de famille ni connaissance des services de santé au Yukon, elle se retrouve également face à un autre défi : la pandémie.

« Je me souviens que j’avais une question à poser. Le cabinet du médecin était fermé : il fallait téléphoner. Je n’ai pas un anglais suffisant pour pouvoir me débrouiller par téléphone, alors c’est le Partenariat communauté en santé qui m’a sauvée! »

En effet, au cours d’une discussion avec son employeuse, elle apprend qu’il existe un service d’interprétation pour les soins de santé. Elle prend contact et est immédiatement prise en charge par une personne qui l’aide à naviguer dans le système avec plus d’aisance.

« L’interprète était d’ailleurs la seule personne qui pouvait m’accompagner, puisque même Stéphane n’avait pas le droit de venir aux visites. Ça me permettait de ne pas être seule pour mes rendez-vous. »

Elle rapporte également les nombreuses différences entre les systèmes de santé de son pays d’origine et celui du Canada : « En France, tu es suivi par un gynécologue, et les échographies commencent dès le début de la grossesse. Ici, c’est différent. Si ta grossesse se passe bien, c’est beaucoup moins médicalisé. »

 

Créer un cercle social

Pour la famille, le cercle social se développe au sein de l’École Émilie-Tremblay, à laquelle la jeune Élie est inscrite, en première année. Mais là aussi, la pandémie vient entraver la socialisation : avant la fin de l’année scolaire, l’enseignement passe du présentiel au virtuel.

C’est alors la communauté qui prend le relais. « On a participé à quelques activités avec l’AFY. Je me souviens d’une activité de pêche sur glace. C’est quand même un peu incroyable comme expérience! »

Aujourd’hui, Mounia souhaite redonner à la communauté, à sa façon. Elle a récemment offert un atelier sur la philosophie Montessori auprès de jeunes parents, dans le cadre du programme Mamans, papas et bébés en santé, coordonné par l’organisme Les essentielles.

« Avec Covid, je n’avais pas pu rencontrer beaucoup d’autres mamans, alors maintenant, ça me permet aussi de redonner un peu, tout en rencontrant du monde. »

La 17e édition du forum Destination Canada aura lieu en ligne du 18 au 20 novembre 2021.

 

Ce publireportage a été réalisé grâce à la contribution financière d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada.

Commentaires (1)

  1. Fleur Hélène dit :

    Félicitations Mounia pour ton parcours 😊 belle continuation à toi !

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