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Des photos du Yukon exposées à Vancouver

Kelly Tabuteau

L’ancienne Franco-Yukonnaise Caroline Jalbert présentera son exposition photo Paysages du Yukon au Centre culturel francophone de Vancouver, du 17 janvier au 3 mars 2022.

Lors de son ascension du mont White, Caroline Jalbert a photographié les tourbières qui longent les rives du lac Little Atlin. Photo : Caroline Jalbert

Caroline Jalbert, photographe amatrice habitant aujourd’hui à Vancouver, exposera pour la première fois une quinzaine de photographies prises lors de son temps passé au territoire. Paysages du Yukon sera présentée au Centre culturel francophone de Vancouver, dont une des missions est de mettre à l’honneur le talent des artistes francophones et francophiles en arts visuels de la Colombie-Britannique.

Après avoir vendu quelques-uns de ses clichés à des particuliers l’ayant contactée directement sur les réseaux sociaux, puis à Tourisme Yukon pour sa base de données d’images, Caroline Jalbert est impatiente à l’idée de présenter son travail dans un lieu physique.

« Ce n’est pas pour le côté narcissique de montrer mes œuvres, précise-t-elle, mais davantage pour donner envie aux Vancouvéroises et Vancouvérois d’aller voir le Yukon. La plupart des personnes que je rencontre n’y sont jamais allées et préfèrent partir à Hawaï! »

Le Yukon, une expérience de vie qui change tout

Caroline Jalbert découvre le Yukon un peu par hasard, en janvier 2017. Alors qu’elle était installée à Vancouver pour quelques mois, elle décide de partir pour une fin de semaine à Dawson. C’est la révélation : elle sait qu’elle y retournera.

Obligée de rentrer en France pour le travail, c’est en juin 2017, un Permis Vacances-Travail en poche, qu’elle s’installe à Dawson. Si elle pensait n’y rester que le temps de la saison estivale, elle y vivra finalement près de deux ans et demi : « J’ai rencontré de superbes personnes. Une fois mes trois premiers mois finis, j’ai réalisé qu’il faisait plutôt bon vivre ici! »

Les gestionnaires de l’hôtel Eldorado propose alors de la parrainer grâce au Programme territorial de candidature à l’immigration et elle décide de rester. « Être hôtesse d’accueil n’était pas le boulot de mes rêves, mais c’était l’opportunité de vivre l’aventure yukonnaise à fond », se souvient Caroline Jalbert.

Le petit détail, une façon de cadrer qui rend unique

Si Caroline Jalbert a toujours aimé prendre des photos lors de ces voyages, c’est à Dawson qu’elle s’est intéressée plus sérieusement à la discipline, d’abord pour se créer des souvenirs, puis pour partager son expérience avec ses proches en France.

« J’ai toujours eu une sensibilité à l’image, explique-t-elle. Je travaillais dans la production audiovisuelle à Paris ; le Yukon m’a permis de la développer davantage. J’ai peaufiné ma technique et appris quelques logiciels de retouche. »

Se disant incapable de photographier les grandes villes ou les mariages, elle se concentre essentiellement sur les paysages. Pour elle, prendre une photo d’un endroit permet de se souvenir de ce qu’elle a ressenti en le découvrant.

Ce qui l’intéresse, ce sont les petits détails dans les paysages infinis qui l’entourent : « Je souhaite montrer ce qui a attiré mon œil dans toute cette immensité afin que les personnes regardant la photo puissent ressentir ce que j’ai pu vivre à ce moment-là. Je suis une spécialiste du zoom », dit-elle en souriant.

C’est d’ailleurs cette particularité qui a conquis l’équipe du Centre culturel francophone de Vancouver. « Avec une technique d’aplatissement qui offre des perspectives remarquables, Caroline Jalbert nous ouvre tout grand les horizons des espaces majestueux du Yukon », explique Pierre Rivard, directeur général et artistique. « Ses photographies proposent un antidote lumineux au confinement et à la claustrophobie pandémiques qui ont limité les possibilités que nous aurions aimé avoir de pouvoir nous échapper par le voyage et le dépaysement. »

Lors d’un séjour à Vancouver, l’exposition de Caroline Jalbert n’est donc pas à manquer pour découvrir le Yukon sous un tout autre angle.

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