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Assemblée annuelle de la Commission scolaire francophone du Yukon

Maryne Dumaine

Le 13 septembre dernier, la Commission scolaire francophone du Yukon (CSFY) a tenu son assemblée annuelle. En cette année charnière, alors qu’une nouvelle école vient d’être inaugurée, la CSFY a démontré des finances saines, qui reflètent également sa pleine gestion des deux écoles francophones du territoire. L’organisme a déjà de nombreux projets en tête pour le présent, tout comme pour le futur.

Les finissants et finissantes de 2022 posent lors de l’inauguration du CSSC Mercier. Photo : Maryne Dumaine.

 

Fidèle à ses habitudes, le président de la CSFY Jean-Sébastien Blais a pris le temps de remercier chaque personne présente à la réunion, dont Pascal St-Laurent, coordonnateur des Programmes en français du ministère de l’Éducation, l’honorable Angélique Bernard, commissaire du Yukon, ainsi que deux représentantes de l’Association franco-yukonnaise, la présidente Lorraine Taillefer et la directrice générale Isabelle Salesse.

Lorijane Émond-Quéméré figurait également parmi les partenaires communautaires présents, en tant que représentante de l’organisme Les essentielles. Enfin, André Bourcier, directeur de la Direction des services en français et ancien président de la CSFY, s’est également déplacé pour cette assemblée hybride, tenue en ligne et en personne.

Le portrait dressé de la situation de la commission scolaire est au beau fixe. Le directeur de la CSFY a débuté son rapport en soulignant les grands accomplissements de la dernière année : « Alors que nous comptions 339 élèves inscrits pour l’année scolaire 2020 – 2021, nous remarquons une nette progression pour l’année à venir, avec 377 inscriptions à travers les deux écoles. Ceci représente une augmentation de 9 %. Au secondaire, je tiens à souligner qu’à la suite d’une augmentation de 39 % l’année passée, nous avons une augmentation de 41 % des effectifs au CSSC Mercier pour l’année à venir. » Des propos encourageants, alors qu’un des grands défis des années précédentes était justement la rétention des élèves au secondaire.

« Malgré une année hors du commun, les élèves du primaire et du secondaire ont eu l’occasion d’accomplir de grandes réussites et de beaux projets », a souligné M. Champagne. La participation des élèves à des évènements tels que le Parlement franco-canadien du Nord et de l’Ouest, le Festival international de la chanson de Granby et la pièce de théâtre Notre-Dame-de-Paris présentée au CSSC Mercier a été mise en valeur lors de la réunion d’affaires.

Rapprochement avec les Premières Nations

« Nous avons orienté la CSFY afin de soutenir la Direction de l’Éducation pour les Premières Nations du Yukon (YFNED) et leur projet d’établir une commission scolaire des Premières Nations, a expliqué le président. L’idée d’une rencontre entre élus du YFNED et de la CSFY a été lancée. Toutefois, le contexte de la pandémie ne nous a pas encore permis de vivre cette rencontre. »

Rayonnement national

Au niveau national, rappelons que Jean-Sébastien Blais est très activement impliqué au sein de la Fédération nationale des conseils scolaires francophones (FNCSF). « Je continue de remplir mon mandat de second vice-président de la FNCSF et de président du Comité influence politique et démarchage, un comité de travail de la FNCSF, reconnait-il. En plus de me joindre aux séances de démarchage politique de la FNCSF en février 2021, ce rôle m’a permis de m’impliquer dans le dossier de la modernisation de la Loi sur les langues officielles et de participer au Sommet sur le rapprochement des francophonies canadiennes en juin 2021. »

La FNCSF a d’ailleurs annoncé que son congrès annuel aura lieu à Whitehorse en octobre 2022. « Ce sera une merveilleuse occasion de faire valoir notre communauté, nos artistes, nos élèves et nos écoles », a fièrement déclaré Jean-Sébastien Blais.

En présentiel, pandémie ou pas

À Whitehorse, la CSFY a pu offrir la possibilité à ses élèves de la 10e à la 12e année de suivre l’entièreté de leurs cours en présentiel durant toute l’année scolaire. C’est la seule école à pouvoir se prévaloir d’une telle chose, puisque les autres écoles de la ville ont dû migrer les cours vers un format virtuel lors de la pandémie.

« Ceci a été possible, car nous avons coordonné rapidement pendant l’été la location et l’installation de locaux supplémentaires. De fait, les élèves de la 9e à la 12e année ont été logés dans l’édifice NVD Place au centre-ville pour la rentrée scolaire. L’ouverture tant attendue du CSSC Mercier a eu lieu le 13 novembre 2020 », peut-on lire dans le rapport de direction de Marc Champagne. « L’ouverture de l’école était l’une de nos priorités lors de cette année scolaire », a-t-il ajouté lors de la réunion d’affaires.

M. Bourcier n’a pas été sans rappeler que l’école secondaire qui vient d’être bâtie est déjà presque pleine. Il a enchainé en adressant une question pertinente à l’assemblée : « Avons-nous des projections sur les effectifs dans les dix prochaines années? » Malgré qu’il soit présentement impossible de répondre à cette question, un rapport sur le nombre d’ayants droit devrait être soumis à la CSFY dans les prochains mois, avec « notamment les chiffres des ayants droit en communauté », selon M. Champagne.

Le directeur de la CSFY a toutefois annoncé qu’une nouvelle école élémentaire deviendra probablement nécessaire dans le futur. Il pourrait alors être envisagé de ramener la 7e année dans les rangs de l’école primaire afin de libérer des places au secondaire.

IJL – Réseau.Presse  L’Aurore boréale

 

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