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Amélie Latour, une biathlète à l’avenir prometteur

 

Kelly Tabuteau

 

Amélie Latour, jeune franco-yukonnaise de 20 ans, a quitté le territoire à l’été 2019 pour rejoindre l’Alberta, avec en tête un rêve olympique. À Calgary, elle a trouvé un programme qui lui permet de concilier son cursus universitaire en études des genres et de la sexualité avec ses entraînements de biathlon.

 

Amélie Latour est dans son élément sur son terrain d’entraînement du Centre nordique de Canmore.

 

Le 16 novembre dernier, U Sports, association encadrant les sports universitaires de premier niveau au Canada, annonçait la liste des membres de la délégation canadienne pour les Universiades de l’hiver 2021 de la Fédération internationale du sport universitaire.

Amélie Latour faisait partie des 102 étudiant.e.s-athlètes sélectionné.e.s. Si les Universiades, initialement prévues du 11 au 21 décembre à Lucerne en Suisse, ont finalement été annulées, la jeune biathlète se sentait prête à en découdre : « J’ai ressenti une grande peine quand j’ai su que je n’aurais pas l’opportunité de représenter le Canada dans une compétition internationale à cause de la pandémie. J’investis beaucoup de temps dans ma préparation et je fais beaucoup de compromis dans ma vie de jeune adulte pour atteindre mes buts. J’avais atteint un premier but, celui de me qualifier pour les jeux mondiaux universitaires. Ne pas avoir l’opportunité de courser est difficile pour la motivation et l’aspect mental du sport. »

Aujourd’hui, un mois après l’annonce de l’annulation Jeux mondiaux universitaires d’hiver, Amélie Latour aborde cependant sa saison 2021 – 2022 avec sérénité. « Mon entraîneur et moi avons discuté et choisi d’autres courses auxquelles je pouvais participer dans les semaines à venir, explique-t-elle. Nous avons adapté mon plan d’entraînement pour que je sois prête pour ces prochaines compétitions. »

Dès janvier, elle enchaînera une compétition toutes les deux semaines et achèvera sa saison avec les championnats nationaux.

Une passion transmise par ses parents

Du plus loin qu’elle se souvienne, Amélie Latour a toujours été sur des skis. Sa mère, Monique Lévesque, confirme en effet que, dès l’âge de trois ans, sa fille skiait en famille, puis avec le programme des Boules de feu de l’École Émilie-Tremblay. La jeune femme a commencé la compétition de ski de fond à l’âge de dix ans, pour ne plus vraiment la quitter. Depuis, elle l’a seulement adaptée à la pratique du biathlon.

En 2014, Amélie Latour découvre donc le biathlon. Elle combine cette discipline avec le ski de fond pendant une saison, puis décide de se consacrer uniquement au sport alliant précision (le tir) et endurance (le ski de fond).

« J’ai toujours aimé être dehors, j’ai toujours aimé faire de l’exercice, confie-t-elle. Le biathlon me garde en forme et me permet de rencontrer des personnes intéressantes, qui sont passionnées de plein air comme moi. »

Des compétitions en Alberta

En 2019, après avoir obtenu son diplôme d’études secondaires, elle déménage à Calgary afin de poursuivre sa carrière de biathlète au Centre nordique de Canmore, le centre national d’entraînement pour le biathlon. D’abord membre de l’équipe Calgary Biathlon Racers, elle rejoint cette même année les Rocky Mountain Racers, un programme de biathlon de haute performance.

Sa saison 2021 – 2022 a commencé par trois courses de sélection pour les Universiades. Elle a ensuite participé à la Calforex Cup #1 les 20 et 21 novembre au Centre nordique de Canmore, avant de réduire ses heures d’entraînement pour se préparer à sa compétition de décembre, malheureusement annulée.

« Je devais laisser mon corps se reposer afin qu’il soit prêt pour les Universiades, raconte l’athlète. Le Centre nordique de Canmore se situe à la même altitude que Lucerne, mais je devais faire en sorte d’être affectée le moins possible par le décalage horaire. Finalement, pour cette compétition, c’était surtout une grande préparation mentale qui m’était nécessaire, car c’était la plus grande compétition à laquelle j’allais participer. »

Une déception certaine donc pour cette jeune biathlète, mais Amélie Latour reste positive. De retour au Yukon pour le temps des Fêtes, elle a pris le départ de la course Don Sumanik Memorial Race organisée par le Centre de ski nordique de Whitehorse.

C’est la première fois en six ans qu’elle participait à une compétition purement de ski de fond. « Ça a été le fun de faire une course à la maison, en fait, conclut-elle. Et comme dit tout le temps mon entraîneur, une course, c’est une course, surtout pour la préparation mentale : le plus de course on fait, le moins stressé on est, car on devient habitué. »

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