le Jeudi 2 février 2023
le Jeudi 12 janvier 2023 7:55 Actualités

Beau temps, mauvais temps… des fêtes!

Un groupe de francophones du Yukon pris à l’aéroport de Vancouver pendant les fêtes. — Photo : Annie Maheux
Un groupe de francophones du Yukon pris à l’aéroport de Vancouver pendant les fêtes.
Photo : Annie Maheux
Une tempête en Amérique du Nord a causé des interruptions de vols dans plusieurs aéroports au pays, dont celui de Vancouver, particulièrement touché par les conditions météorologiques. Les vacances ont été bouleversées pour un certain nombre de Yukonnaises et Yukonnais. Plusieurs ont accepté de partager leur expérience.

André Beaupré

Je suis parti le 19 décembre et quand je suis arrivé à Vancouver, c’était la tempête. On s’est tout de suite fait dire que nos vols étaient annulés. Cette journée-là, il y avait à peu près 110 vols d’annulés […] et ils nous disaient qu’il n’y aurait pas de vol avant le 24 décembre.

Le lendemain […] j’ai passé presque cinq heures dans un lineup pour essayer de parler à un agent, et finalement quand tu arrivais au bout c’était pour te dire que « On vient de fermer les comptoirs. […] » C’était fou, on était des milliers de personnes qui ont attendu toute la journée, c’était un peu choquant.

J’ai fait la file comme ça juste une fois […] j’ai retrouvé [par hasard] mes autres amis qui étaient sur le vol et là on a fait ça en équipe. […] On était un petit groupe, donc on se relayait à prendre des appels et à essayer d’avoir des vols plus tôt. Moi dans mon cas je suis resté pris trois jours à Vancouver, mais il y en a qui ont dû attendre plus longtemps.

C’est sûr que j’ai perdu des journées de temps avec ma famille, parce qu’en plus je repartais du Québec le 30, donc je n’avais pas beaucoup de temps. […] Un autre désavantage, c’est que ça a été des coûts à Vancouver qui n’étaient pas prévus, comme l’hôtel, le transport, le restaurant…

Les bureaux d’Air Canada débordaient pendant les interruptions de vol à Vancouver.

Photo : Annie Maheux

Monique Lévesque

J’ai vécu cela en faisant un retour à la maison, vers Whitehorse.

À l’aller, le vol d’Air North a eu six heures de retard puis on est arrivé à Vancouver et malheureusement, aucun vol ne sortait et donc on était pris à Vancouver. J’ai vécu une très longue attente pour parler à quelqu’un d’Air Cananda, pendant cinq heures en ligne et à 00 h 15 ce soir-là, ils ont fermé le guichet et ont dit « il n’y a rien qu’on peut faire pour vous », aucune aide.

[…] Pendant ce temps, la compagnie Air North a pensé que peut-être ils pourraient aider des passagers de Whitehorse et du territoire. Elle a fait en sorte de s’assurer que j’avais un vol de retour le lendemain matin, si toutefois d’autres arrangements ne pouvaient pas avoir lieu pour moi pour continuer mon voyage. Alors c’est ce que j’ai fait, je suis revenue à la maison et Air North a fait tout ça à leurs frais.

Ça voulait dire pour moi […] que malheureusement, je ne passerais pas Noël avec mes enfants. […] C’était très difficile d’accepter tout ça et c’était très difficile pour mon plus vieux et sa femme qui me recevaient à Montréal. […] C’était vraiment un très grand chagrin.

Un groupe de francophones du Yukon pris à l’aéroport de Vancouver pendant les fêtes.

Photo : Annie Maheux

Amélie Kenny-Robichaud

Étonnamment, c’était moins plate que ce que j’aurais imaginé parce qu’on s’est retrouvé une gang de six à être pris ensemble, des amis de Whitehorse. C’était vraiment une belle surprise, on était presque tous sur des vols différents, puis on s’est retrouvé par hasard les six ensemble. Ça a allégé le poids de ne pas être seule, on a pu tourner ça plus à la légère.

Pour mon vol qui a été annulé, ils nous ont fait embarquer dans l’avion […] et j’ai eu le temps d’écouter un film en entier avant qu’ils nous disent « bon bin le vol est annulé, tous vos bagages seront au tourniquet » et j’ai dû attendre plus de huit heures pour pouvoir récupérer ma valise. Par contre, j’ai perdu ma guitare et je ne l’ai toujours pas à ce jour. Là apparemment elle est à Québec, mais ça va faire trois semaines. […] C’est mon instrument de travail, avec mon livre de compositions…

[…] J’ai passé deux nuits à Vancouver qui n’étaient pas prévues et j’avais la chance d’avoir une amie qui habitait là-bas qui m’a hébergée chez elle. Je suis chanceuse parce que j’avais prévu beaucoup de temps de vacances, donc ça n’a pas trop grugé mon temps de visite. Ça a surtout été des dépenses imprévues.