le Dimanche 4 Décembre 2022
le Jeudi 24 novembre 2022 5:01 | mis à jour le 30 novembre 2022 14:30 Éducation et jeunesse

Nouveaux visages au conseil des commissaires de la CSFY

Le conseil des commissaires a été assermenté le 17 novembre dernier. Jean-Sébastien Blais, Véronique Maggiore, Myriam Bougie et Jessica Masson Guérette étaient sur place lors de l’assermentation, alors que Jesse Cooke a rejoint l’événement sur Zoom. — Photo : Laurie Trottier
Le conseil des commissaires a été assermenté le 17 novembre dernier. Jean-Sébastien Blais, Véronique Maggiore, Myriam Bougie et Jessica Masson Guérette étaient sur place lors de l’assermentation, alors que Jesse Cooke a rejoint l’événement sur Zoom.
Photo : Laurie Trottier
Une nouvelle équipe de commissaires a été élue à la Commission scolaire francophone du Yukon (CSFY), à l’issue du scrutin du 7 novembre dernier. Pour la première fois, la communauté francophone de Dawson sera représentée.

 

Ce texte est suivi d’une capsule « Lecture simple ».

 

Le conseil des commissaires de la Commission scolaire francophone du Yukon est composé de nouveaux visages – mis à part Jean-Sébastien Blais, impliqué depuis 2013. Myriam Bougie, Jesse Cooke, Véronique Maggiore et Jessica Masson Guérette font leur entrée dans le conseil qui vise à fournir les principales orientations de la commission scolaire afin que les élèves aient accès à une éducation de qualité.

Six personnes se sont présentées aux élections pour la CSFY. Au total, 114 citoyens et citoyennes ont exercé leur droit de vote. Pour une première fois, le vote en ligne était disponible et c’est par cette voie que près de la moitié des votes ont été soumis.

« Nous remercions nos commissaires qui terminent leur mandat. Les trois dernières années ont été marquées par des avancées significatives pour la CSFY, dont la signature d’une entente de règlement avec le gouvernement et l’ouverture du CSSC Mercier. Leur persévérance et leurs efforts ont permis d’accomplir de grands projets », a mentionné la CSFY par voie de communiqué.

Une voix à Dawson

Alors que Dawson est sur le point d’avoir une toute première école francophone, voilà qu’un commissaire pourra représenter les besoins de sa communauté. Jesse Cooke, entrepreneur touristique et fondateur de Klondike Experience a décidé de relever le défi. « Il reste beaucoup de travail à faire », mentionne-t-il d’entrée de jeu, concernant l’ouverture de l’école au cœur du Klondike.

Pour le père de deux enfants qui fréquenteront l’école, il était important de mettre la main à la pâte. Trouver un lieu à long terme pour l’institution représente une de ses priorités. « C’est bon d’avoir quelqu’un sur place », se réjouit le Franco-Ontarien d’origine.

Jesse Cooke connaît bien les réalités du système scolaire, ayant été enseignant à Dawson pendant six ans. « J’ai aussi beaucoup d’expérience [au sein des] conseils d’administration. J’ai longtemps été le vice-président de TIA [Tourism Industry Association of the Yukon] et j’ai été très impliqué comme membre, ajoute-t-il. J’ai été très touché de savoir que les gens ont voté pour moi, qu’ils me font confiance. »

Discuter de l’identité francophone

Pour Myriam Bougie, la décision de se lancer dans les élections du conseil des commissaires n’avait rien d’un coup de tête. Au territoire depuis six ans, ses deux enfants sont arrivés en milieu de parcours et fréquentent désormais le Centre scolaire secondaire communautaire Paul-Émile-Mercier (CSSC Mercier).

Ayant déjà fondé le comité de parents à CSSC Mercier, Myriam Bougie avait envie de s’impliquer davantage pour faire bouger les choses. « J’avais le goût de faire le saut pour amener une perspective différente et plus pratico-pratique de la réalité d’arriver en milieu de parcours scolaire », explique-t-elle.

Pour sa famille, originaire du Québec, l’identité francophone n’est pas un doute. « Ce n’est pas toujours une évidence pour tout le monde et je crois qu’il faut discuter de l’identité francophone. Pour moi, l’échec, c’est d’ignorer ces discussions. Le fait d’admettre les différences et d’en discuter, c’est bien plus une victoire pour moi », ajoute la superviseure de l’équipe de traduction et de révision de la Direction des services en français.

Celle-ci souhaite également lancer des discussions sur le postsecondaire pour les élèves qui obtiennent leur diplôme au territoire. « Je crois qu’il faut réfléchir à où ces élèves peuvent aller et penser à long terme. Qu’est-ce qu’on leur donne comme outils, à nos jeunes? », s’interroge-t-elle.

Cette dernière a hâte de se familiariser avec son rôle et d’échanger avec la communauté francophone. « J’espère que ma boîte de courriels va crouler sous les messages des gens! », lance-t-elle en riant.

Les élections des commissaires se déroulent tous les trois ans. La CSFY a tenu à féliciter les nouveaux et nouvelles commissaires de la Commission scolaire des Premières Nations. « Il s’agit d’un autre moment historique pour l’éducation au Yukon et nous sommes impatients de collaborer avec la nouvelle commission scolaire dans les années à venir », a-t-elle affirmé dans son communiqué.

 

IJL – Réseau.Presse – L’Aurore boréale

LECTURE SIMPLE

Une commission scolaire, ça sert à quoi?

Une commission scolaire, c’est un organisme responsable de l’éducation. Les commissions scolaires sont gérées par des personnes élues, qu’on appelle des commissaires.

Des commissions scolaires au Yukon

Il y a au Yukon deux commissions scolaires. La Commission scolaire francophone du Yukon « vise la pleine réussite de tous ses élèves dans leur cheminement scolaire, social, francophone, professionnel et personnel ». Elle gère l’École Nomade, l’École Émilie-Tremblay et le Centre scolaire secondaire communautaire Paul-Émile-Mercier.

L’autre commission scolaire est toute nouvelle : c’est la Commission scolaire des Premières Nations du Yukon. Huit écoles à travers le territoire sont maintenant sous sa gouvernance. Ces écoles sont destinées à tous les élèves et veulent miser sur la réconciliation pour créer un modèle éducatif qui répond aux besoins de tous et de toutes, centré sur la communauté.

Ça fait quoi, concrètement?

Les commissions scolaires font beaucoup de choses. En général, elles s’occupent entre autres du maintien des écoles, s’assurent que l’enseignement est fait comme il se doit, adoptent un calendrier scolaire, gèrent les inscriptions et développent des activités sociales et sportives pour la communauté.