le Mardi 7 février 2023
le Jeudi 27 août 2020 5:22 Scène locale

Un Franco-Yukonnais travaille à rendre l’énergie renouvelable plus accessible dans le Nord

Simon Geoffroy-Gagnon (à droite) et Michael Ross (à gauche) au Hameau d’Arviat situé au Nunavut.
Photo : Université du Yukon
Simon Geoffroy-Gagnon (à droite) et Michael Ross (à gauche) au Hameau d’Arviat situé au Nunavut. Photo : Université du Yukon

Simon Geoffrey-Gagnon contribue depuis maintenant trois ans au programme de la Northern Energy Innovation afin de faciliter l’accès aux énergies renouvelables dans les communautés nordiques.

Simon Geoffroy-Gagnon (à droite) et Michael Ross (à gauche) au Hameau d’Arviat situé au Nunavut.
Photo : Université du Yukon

Le Franco-Yukonnais Simon-Geoffrey-Gagnon participe au programme de recherche de la Northern Energy Innovation (NEI) de l’Université du Yukon qui s’est classé troisième au concours de synthèse de Institute of Electrical and Electronics Engineer en génie électrique et informatique.

La NEI a travaillé avec neuf collectivités du Nunavut, des Territoires du Nord-Ouest et du Yukon afin d’incorporer au réseau électrique des communautés nordiques des énergies renouvelables, et ainsi réduire la dépendance au diesel. « Notre équipe s’est engagée à travailler avec les collectivités du Nord et leurs sociétés de services publics pour fournir l’information nécessaire afin d’intégrer l’énergie durable dans leurs systèmes électriques », résume celui qui chapeaute la NEI, Dr Michael Ross.

Une intégration sécuritaire

Simon Geoffroy-Gagnon étudie donc depuis maintenant trois ans avec la NEI l’impact qu’auraient les énergies renouvelables sur le réseau électrique de ces communautés nordiques. « Notre travail [à la NEI] consiste à évaluer l’implémentation d’éoliennes, de panneaux solaires ou d’un système de batteries sur la grille électrique grâce à des simulations informatiques », indique-t-il. Un travail crucial afin d’assurer l’indépendance énergétique de ces communautés isolées. « On essaie de rendre le réseau le plus fiable possible suite à l’intégration de ces nouvelles énergies pour éviter toute perte de courant ou black-out », fait-il savoir.

Les simulations générées par le groupe de recherche permettent aussi de mesurer le degré de pénétration des énergies renouvelables sur le réseau électrique. Le degré de pénétration démontre, en quelque sorte, à quel pourcentage une énergie peut en remplacer une autre. « À la place d’utiliser 5 % d’énergie diesel, on peut utiliser 5 % de l’énergie solaire », explique le Franco-Yukonnais de 25 ans.

Changer les perspectives énergétiques

L’équipe de la NEI a complété un bilan énergétique pour le Hameau d’Arviat, au Nunavut, afin de déterminer l’impact qu’aurait l’intégration d’énergie solaire et éolienne et de batteries sur leur réseau. Leur travail permettra au Hameau d’Arviat de produire de l’énergie renouvelable avec une pénétration de 50 % une fois le projet sur leur réseau complété.

Cet exploit leur a valu d’être l’un des sept gagnants reconnus pour leur contribution dans la juridiction du nord de l’Alberta et des trois territoires par l’Institute of Electrical and Electronics Engineer.

Simon Geoffroy-Gagnon espère que les réussites de ce programme de recherche changeront les perspectives énergétiques dans le Nord, mais aussi au Sud. « C’est important pour moi de montrer qu’il est possible de réduire notre utilisation du diesel et d’arriver à une autosuffisance énergétique », souligne ce dernier.