le Mardi 7 février 2023
le Jeudi 19 mars 2020 6:38 Actualités

Des étoiles Michelin aux étoiles polaires

Photo : Julien Latraverse
Photo : Julien Latraverse

Poussé par un besoin d’espace et d’aventure, le maître d’hôtel Stéphane Cole déménage de la Côte d’Azur au Yukon.

Photo : Julien Latraverse

 

Poussé par une quête d’espace, le maître hôtelier Stéphane Cole a délaissé en août dernier les étoiles du Guide Michelin pour s’établir auprès de celles parsemant la voûte céleste du Yukon.

« C’est un grand changement », concède d’entrée de jeu le principal intéressé. Un an plus tôt, le natif de France occupait le rôle de « chef d’orchestre » pour Le Negresco, « un fleuron mondial de l’hôtellerie » à Nice, dans le sud de la France, explique Stéphane Cole, dont le titre officiel était maître d’hôtel. « Je m’occupais de la gestion de salle et des services pendant des congrès ou des mariages », cite-t-il en exemple.

Habitué « des clientèles haut de gamme », il reconnaît l’aspect loufoque de ce déménagement. « C’est marrant, mais je m’adapte », témoigne-t-il. Selon lui, la source de cette décision réside dans la recherche d’un autre type de luxe, un qui se retrouve difficilement dans les métropoles : les grands espaces naturels.

En effet, le simple fait de se remémorer les bouchons de circulation niçois réaffirme la décision de l’expatrié de venir au Canada. « Ça me prenait 30 minutes pour me stationner. Il arrivait même que je n’aille pas à des événements, car je ne savais pas si j’allais me trouver une place de [stationnement ] », raconte-t-il.

Stéphane Cole retrouve toujours les aléas de l’automobile, mais maintenant à la sauce yukonnaise. Une de ces nouvelles expériences notables en sol canadien demeure « avoir à brancher sa voiture quand il fait –40 o », se remémore le père de famille, le sourire en coin. « Tu racontes ça à des gens à Nice et personne ne te croit! »

Un contraste fulgurant avec le climat méditerranéen de la Côte d’Azur, mais pas insurmontable selon lui. « On savait à quoi s’en tenir », rapporte-t-il. « Ça fait longtemps qu’on se préparait psychologiquement pour éviter de se dire un jour : “Mais qu’est-ce qu’on fait là?“ », ajoute Stéphane Cole. Pour éviter ce genre de situation, le Yukonnais a enclenché en amont ce processus de préparation mentale dès sa rencontre d’information au forum Destination Canada, trois ans avant d’immigrer au territoire.

Un autre aspect fondamental dans le déménagement de M. Cole consiste dans la simplicité de la vie au Yukon. « Tout est moins compliqué, c’est plus simple ici […] il y a un certain côté roots dans la mentalité des gens », observe-t-il. Stéphane Cole cherche ainsi à se distancer d’une philosophie carriériste où « le boulot est privilégié ». révèle-t-il. Le territoire est pour lui l’occasion de s’épanouir sur le plan humain. « C’est de se recentrer sur nos besoins en tant que personne ».

Stéphane Cole commencera prochainement à travailler au Raven Inn de Whitehorse, le nouvel hôtel construit à l’intersection de la 2e Avenue et la rue Keish. Une occasion pour lui de retrouver sa passion de l’hôtellerie, en plus de peaufiner son anglais. « J’ai hâte […] tout est neuf, et aux standards mondiaux [du domaine] », mentionne le professionnel du milieu.

Si le futur possède encore quelques incertitudes pour Stéphane Cole, il entrevoit du moins ce nouveau chapitre avec optimisme. « Qui peut prédire sa vie dans cinq ans? », explique M. Cole. La prochaine étape pour sa famille et lui sera peut-être la résidence permanente et la citoyenneté, mais pour le moment, Stéphane Cole souhaite profiter au maximum de la nordicité et de l’espace du Yukon.

Ce publireportage a été réalisé grâce à la contribution financière d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada.