le Mardi 7 février 2023
le Jeudi 20 février 2020 11:27 Divers

Bastien Ipas : arrivé au Yukon « pour un an » en 2012

Selon Bastien Ipas, technicien en santé animale pour le Gouvernement du Yukon. Il estime qu’au Yukon l’industrie de l’élevage est en plein développement et, contrairement à la même industrie de son pays d’origine, ici, elle concerne surtout des petites exploitations.
Photo : Maryne Dumaine
Selon Bastien Ipas, technicien en santé animale pour le Gouvernement du Yukon. Il estime qu’au Yukon l’industrie de l’élevage est en plein développement et, contrairement à la même industrie de son pays d’origine, ici, elle concerne surtout des petites exploitations. Photo : Maryne Dumaine

Originaire de Pau, en France, Bastien Ipas est technicien en santé animale pour le département d’agriculture du gouvernement du Yukon. Parmi ses responsabilités professionnelles, une tâche peu connue : l’inspection des viandes commercialisées produites au territoire.

Selon Bastien Ipas, technicien en santé animale pour le Gouvernement du Yukon. Il estime qu’au Yukon l’industrie de l’élevage est en plein développement et, contrairement à la même industrie de son pays d’origine, ici, elle concerne surtout des petites exploitations.
Photo : Maryne Dumaine

Bastien Ipas a commencé à travailler en tant qu’inspecteur des viandes en 2017. Mais il est arrivé au Yukon il y a plus longtemps. La première fois qu’il a foulé le sol yukonnais, c’était pour un stage au sein de son école en ingénierie agricole, en 2010.

Parcours d’immigration

Bien que beaucoup de personnes immigrantes atterrissent au Yukon après être passées ailleurs au Canada, le Yukon n’était pas le « bout du chemin », mais bel et bien la destination initiale pour Bastien Ipas. « Directement de la France au Yukon, dit-il, je n’ai habité nulle part ailleurs au Canada! » ajoute-t-il en souriant. Visiblement, ce choix n’a pas engendré de regrets. Bien entendu, les grands espaces, la chasse, la pêche et les randonnées ont joué dans la balance quand il a pris cette décision.

« J’avais entendu parler du Yukon par un ami, quand je devais chercher un stage », explique l’inspecteur. Ses recherches se sont donc naturellement portées sur la Colombie-Britannique et le territoire et c’est au sein de la compagnie Icy Water, la pisciculture localisée sur la route de Fish Lake, qu’il obtient un premier emploi. « J’ai toujours été un peu attiré par le Nord », affirme-t-il.

M. Ipas a ensuite terminé ses études au sein de son école d’ingénieur, spécialisée dans l’élevage, à Bordeaux (dans le sud-ouest de la France). Après avoir obtenu son diplôme et travaillé un an dans l’hexagone, il revient au Yukon avec sa conjointe.

« Nous sommes revenus en 2012 avec le Permis Vacances-Travail (PVT), qui était d’un an à l’époque », se souvient-il. Le couple a rapidement effectué les démarches pour obtenir la résidence permanente grâce au programme de nominés en immigration. Ils sont désormais tous les deux citoyens, depuis un an et demi, et sont les fiers parents d’une petite Franco-Yukonnaise. « Le parcours habituel », affirme-t-il.

L’élevage au Yukon : un métier de passionnés

« L’élevage est vraiment à une échelle différente ici », explique-t-il. En effet, cette industrie, encore en développement au Yukon, concerne majoritairement des petites fermes. « Ce sont de petites opérations, entre dix et 50 animaux. C’est ce que j’aime. On est loin de la grosse industrie de l’élevage intensif qui existe en France. Ce sont des gens passionnés qui font ce métier ». Les réglementations entre les deux pays sont pourtant assez proches et le bien-être animal est au centre des préoccupations.

Il y a néanmoins de plus en plus d’exploitation depuis les dernières années. « On voit que la tendance va de plus en plus vers l’alimentation locale. Donc il y a de plus en plus de petites exploitations. Et tout le reste de l’industrie suit également. Il y a plus de bouchers, d’abattoirs… L’industrie s’organise pour que ce soit de plus en plus possible d’avoir de la viande produite au Yukon. C’est assez passionnant d’être là en ce moment et de voir cette transition ».

Il explique notamment que les exploitants se rassemblent pour créer des marques ou pour gérer leur distribution ou leur marketing. « Il y a notamment de plus en plus de viande locale dans certains magasins. Et l’industrie de l’élevage au Yukon est en très bonne santé », affirme-t-il.

Loin de son pays d’origine, Bastien Ipas affirme ne pas penser pour le moment à faire un retour au bercail. « On est bien ici », affirme-t-il. Mais l’entrevue doit prendre fin, car il est sur son départ : il part à la chasse au bison dans peu de temps. Au Yukon, passion et profession ne sont jamais bien éloignées!

 

Ce publireportage a été réalisé grâce à la contribution financière d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada.