le Lundi 6 février 2023
le Jeudi 13 septembre 2018 10:59 Scène locale

Pas le temps de s’ennuyer à la Garderie du petit cheval blanc

Le jeune Alex prend un malin plaisir à récolter les légumes du jardin de la Garderie du petit cheval blanc. Ce projet de jardinage est né cet été d’une collaboration intergénérationnelle entre les aînés francophones et la garderie. Photo : Marie-Hélène Comeau
Le jeune Alex prend un malin plaisir à récolter les légumes du jardin de la Garderie du petit cheval blanc. Ce projet de jardinage est né cet été d’une collaboration intergénérationnelle entre les aînés francophones et la garderie. Photo : Marie-Hélène Comeau

Pépinière importante de la communauté franco-yukonnaise, la Garderie du petit cheval blanc est fin prête à commencer l’année scolaire en beauté.

La seule garderie francophone en installation au Yukon a été créée en 1989 à la suite du besoin exprimé par la communauté franco-yukonnaise d’obtenir un service de garde complet, en français.Alors qu’à sa première année d’existence, la garderie accueillait sept enfants, c’est aujourd’hui 45 enfants qui fréquentent les lieux.

Le jeune Alex prend un malin plaisir à récolter les légumes du jardin de la Garderie du petit cheval blanc. Ce projet de jardinage est né cet été d’une collaboration intergénérationnelle entre les aînés francophones et la garderie. Photo : Marie-Hélène Comeau

Louise-Hélène Villeneuve, directrice de la Garderie du petit cheval blanc depuis 2015, ne cache pas sa satisfaction lorsqu’elle aborde le sujet de la stabilité et du professionnalisme de l’organisme. « Notre personnel est qualifié et stable. Je m’en réjouis! Toutefois, nous continuons d’être proactifs. Nous gardons le contact avec les cégeps du Québec qui offrent une formation en technique d’éducation à l’enfance pour combler notre recrutement si ça devenait nécessaire », explique-t-elle.

La garderie a pu accueillir cette année dix-sept nouveaux enfants. Toutefois, une liste d’attente est toujours en vigueur. À ce sujet, le projet d’agrandissement du bâtiment visant à répondre à cette demande croissante des familles francophones du Yukon continue d’alimenter les conversations. Une étude de besoins en petite enfance auprès de la communauté franco-yukonnaise a d’ailleurs été réalisée. Le document est en ce moment à l’étude et la réflexion se poursuit avec les partenaires de la garderie, soit la Commission scolaire francophone du Yukon et l’Association franco-yukonnaise.

Préparation à l’école

La garderie compte en ce moment dix-huit enfants âgés de 3 ans. Ce sont les plus vieux qui en sont à leur dernière année à la garderie avant de faire leur entrée à l’École Émilie-Tremblay à la maternelle 4 ans l’an prochain.

Ces dernières années, un programme a été mis en place à la garderie afin de faciliter cette étape importante. Ainsi, un travail de collaboration se fait désormais entre les éducatrices de la garderie et la coordonnatrice en petite enfance et aux familles de l’École Émilie-Tremblay. Cette collaboration aide à former les groupes une fois les enfants à l’école, et ainsi à faciliter la transition du passage de la garderie à l’école.

Collecte de fonds

La collecte de fonds Du champ à la table a lieu en ce moment à la garderie à travers le projet de vente de légumes du Yukon. Ainsi, les gens ont jusqu’au 4 octobre pour acheminer leur commande de boîte de légumes à la garderie afin de pouvoir récupérer leurs légumes frais le 25 octobre. « Nous sommes vraiment chanceux, car l’École Émilie-Tremblay est la seule école du Yukon à ne pas participer à ce projet afin de nous permettre de le faire. C’est très généreux et ça nous permettra avec l’argent amassé de faire des activités de nutrition santé et des visites à la ferme durant l’année », explique la directrice de la garderie.

Les activités de la garderie

La garderie continue durant l’été de s’occuper du camp d’été francophone, alors qu’à l’hiver elle coordonne les activités parascolaires de l’École Émilie-Tremblay, c’est-à-dire un service de garde pour les élèves avant et après les classes.

Seule garderie francophone du Yukon, l’établissement s’occupe aussi de l’animation pendant les journées pédagogiques de l’école et du camp de jour pendant la relâche scolaire du printemps.

« Toutes les activités parascolaires se font à l’École Émilie-Tremblay. Nous fonctionnons au maximum de notre capacité bien qu’on commence à manquer d’espace à l’école », souligne Louise-Hélène Villeneuve.

AGA ce soir

L’Assemblée générale annuelle de l’organisme aura lieu ce soir à 18 h à la bibliothèque de l’École Émilie-Tremblay. Cette année, trois postes seront en élection, celui de vice-présidence, de secrétaire et de conseiller.