le Mardi 7 février 2023
le Jeudi 13 septembre 2018 10:56 Scène locale

Le camp d’été francophone connaît une popularité grandissante

Des enfants du camp d’été francophone au Caribou Crossing Trading Post. Photo : Leslie Larbalestrier
Des enfants du camp d’été francophone au Caribou Crossing Trading Post. Photo : Leslie Larbalestrier

Des pirates mystérieux, des superhéros rigolos et des animaux fantastiques ont peuplé le quotidien des enfants de 4 à 12 ans qui ont fréquenté le camp d’été francophone du centre-ville de Whitehorse.

Des enfants du camp d’été francophone au Caribou Crossing Trading Post. Photo : Leslie Larbalestrier

Le camp d’été francophone aura attiré cette année 84 enfants, comparativement à 72 l’an dernier. Ces enfants fréquentent différentes écoles yukonnaises où on y enseigne le français, comme l’École Émilie-Tremblay, l’École élémentaire de Whitehorse ou Selkirk. Des enfants de l’école Nomade qui suivent le programme d’enseignement à domicile se sont également joints au groupe.

Puis, comme chaque été, des enfants nouvellement arrivés au territoire ont pu tisser leurs premiers liens sociaux en participant au camp d’été.

« Chaque année, nous avons de nouveaux enfants qui viennent de déménager au Yukon avec leur famille. Ils viennent alors au camp pour se faire des amis avant que l’école commence. Ça les aide à faire la transition », explique Leslie Larbalestrier qui coordonne le camp d’été francophone depuis maintenant cinq ans.

Cet été, le nombre croissant d’inscriptions depuis plusieurs années force l’équipe à envisager à créer un groupe supplémentaire. « Au rythme où vont les choses, nous étudions la possibilité de créer un quatrième groupe pour l’an prochain pour répondre aux besoins des enfants de 8 à 12 ans. Il y a plusieurs facteurs toutefois à considérer avant de prendre une telle décision. Mais nous voulons nous adapter à notre clientèle vieillissante », précise Leslie Larbalestrier.

Historique du camp

Depuis 2008, c’est la Garderie du petit cheval blanc qui s’occupe du camp d’été francophone. Les activités qui avaient lieu à l’origine à l’École Émilie-Tremblay se sont déplacées au centre-ville de Whitehorse en 2010 au sous-sol de l’Église Unie où le camp continue d’offrir ses activités. Ce lieu facilite les déplacements des enfants vers les différents parcs de la ville ou vers les différentes activités culturelles qui sont présentées tout l’été.

« Il y a plusieurs parcs en ville avec pour chacun différents modules de jeux. C’est idéal pour les enfants puisque chaque endroit est différent », confie Émilie Valade, une des trois éducatrices du camp qui en était à sa première expérience au camp d’été francophone.

Mentionnons que le camp d’été francophone se démarque chaque année par son personnel doté d’une formation en petite enfance complétée et poursuivant une formation en enseignement ou en adaptation scolaire.

Émilie Valade, originaire du Québec, se joignait à une équipe d’expérience formée par Gabrielle Gagnon et Myrka Simoneau, des habituées du camp. « J’ai vraiment aimé cette première expérience au Yukon et je veux y revenir. Il y a donc de bonnes chances de me revoir au camp l’an prochain », confie Émilie en riant. « Je suis tombée en amour avec les enfants du Yukon. Ils ont une belle imagination, ils sont toujours en action avec la nature et développent rapidement de belles habiletés sociales », confie-t-elle.

Une nouveauté : le camping

Le camp d’été offre chaque année plusieurs sorties sportives, culturelles, artistiques ou de plein air comme une promenade à la réserve faunique, des balades en vélo sur la piste du Millénaire ou des joutes de tennis au mont McIntyre.

Toutefois, cette année, il y avait du nouveau au programme : une sortie en camping à Wolf Creek, à quelques kilomètres au sud de Whitehorse.

« Nous sommes allés camper une nuit avec huit enfants du camp. Nous avons fait des jeux dans le bois et les enfants ont participé à la préparation du souper et du déjeuner. C’était très positif comme expérience. D’ailleurs, on va probablement la renouveler l’an prochain », explique Leslie Larbalestrier.