le Lundi 6 février 2023
le Jeudi 13 septembre 2018 10:40 Scène locale

Aux écoles élémentaires de Whitehorse et Selkirk, l’immersion est au beau fixe!

Les nouveaux membres du personnel de WES : Bruce Dent, Valérie Bussières, Catalina Gomez, Sandrine Proulx, Jennifer Bruemmer, Caroline Beaumier et Céline Roy. Photo : Émylie Thibeault-Maloney
Les nouveaux membres du personnel de WES : Bruce Dent, Valérie Bussières, Catalina Gomez, Sandrine Proulx, Jennifer Bruemmer, Caroline Beaumier et Céline Roy. Photo : Émylie Thibeault-Maloney

Émylie Thibeault-Maloney

Les programmes d’immersion française ont toujours le vent en poupe au territoire. Pendant que l’École élémentaire de Whitehorse (WES) fonctionne à plein rendement, Selkirk continue d’ouvrir de nouvelles classes d’immersion au fil de la progression du nombre d’élèves inscrits. Voici un aperçu de ce qui marquera l’année scolaire 2018-2019 dans les deux écoles élémentaires d’immersion française du Yukon.

La rentrée scolaire à l’École élémentaire de Whitehorse (WES) se fait dans un joyeux brouhaha, d’autant plus que le retour sur les bancs d’école a lieu en compagnie d’une nouvelle équipe de direction. En effet, la plus grande école primaire du Yukon sera dirigée cette année par Mme Céline Roy, directrice par intérim, et son bras droit, M. Bruce Dent, directeur adjoint.

Les nouveaux membres du personnel de WES : Bruce Dent, Valérie Bussières, Catalina Gomez, Sandrine Proulx, Jennifer Bruemmer, Caroline Beaumier et Céline Roy. Photo : Émylie Thibeault-Maloney

Mme Roy est en terrain connu à l’École élémentaire de Whitehorse, puisqu’elle y a occupé l’année dernière le poste de directrice adjointe par intérim, en plus d’y avoir enseigné de 1991 à 1998. Celle qui cumule plus d’une trentaine d’années d’expérience dans le domaine est ravie de remplacer Mme Sharon MacCoubrey pendant son année sabbatique. Mme Roy a même décidé d’interrompre sa retraite au Québec pour venir s’installer au Yukon.

« J’adore mon expérience et c’est un privilège pour moi de travailler avec une équipe aussi passionnée et dynamique », ajoute-t-elle.

Cette année, 480 élèves sont inscrits au programme d’immersion, soit ni plus ni moins que l’année dernière. Mme Roy précise toutefois qu’au mois de juin, il y a eu beaucoup de demandes pour les classes d’immersion tardive, soit un programme qui est offert aux élèves de sixième et de septième années.

De plus, le personnel compte quatre nouvelles enseignantes, ainsi que plusieurs membres du personnel de retour de congé. Le nombre de classes, quant à lui, reste le même que l’année dernière; l’école compte trois classes de maternelle d’immersion française.

Pourquoi changer une formule gagnante?

L’École élémentaire de Whitehorse continuera d’appliquer une nouvelle mesure instaurée l’année dernière, selon laquelle les élèves se fixent un objectif pour l’année scolaire. Cette méthode vise à impliquer davantage les parents dans le parcours scolaire, tout en réduisant le nombre de bulletins.

Les buts sont révisés au cours de l’année, et seulement deux bulletins sont émis, soit un bulletin à Noël et un bulletin final. Les rencontres périodiques avec les parents visant à discuter de l’apprentissage des élèves sont privilégiées.

L’immersion en expansion à Selkirk

Depuis le début du programme d’immersion en 2015, à l’École élémentaire Selkirk, de nouvelles classes continuent de s’ouvrir chaque année, suivant la progression du nombre d’élèves.

Le programme d’immersion s’étend donc actuellement de la maternelle à la troisième année. « Chaque année, nous allons continuer d’ajouter des classes, jusqu’à ce que nous atteignions la septième année », affirme Mme Tamara Boiteau, directrice adjointe.

Quatre-vingt-dix élèves sont actuellement inscrits en immersion française, de la maternelle à la troisième année. « Nos classes sont limitées. À l’heure actuelle, nos classes de première et de deuxième années sont pleines. Chaque année, il y a de plus en plus d’intérêt envers notre programme d’immersion française et nous prévoyons que les classes resteront au maximum de leur capacité ou presque dans le futur », explique Mme Boiteau.

Avec l’ouverture de nouvelles classes vient l’accroissement de l’équipe du personnel. Cette année, Selkirk compte trois nouvelles enseignantes francophones : Andrée-Ann Verret en 1re année, Catherine Bolduc-Gagnon en 2e/3e années et Heidi Cyr en maternelle. « Nous sommes vraiment chanceux de pouvoir compter Heidi, Andrée-Ann et Catherine dans notre équipe », affirme Mme Boiteau. Elle ajoute : « L’an dernier, nous avons eu la chance d’avoir deux moniteurs de français qui travaillaient dans notre école. Nous espérons en avoir encore deux cette année, afin de nous aider en apportant plus d’activités culturelles et de jeux dans les classes d’immersion, de français intensif et de français post-intensif. »

Premières Nations et esprit de développement

Aucun changement notable au programme d’études cette année. Selkirk continue d’intégrer dans toutes les matières les savoirs, les façons de faire et les façons d’être des Premières Nations du Yukon.

Les enseignants de Selkirk miseront cette année sur le concept d’« état d’esprit de développement » (growth mindset). « Nous voulons que nos apprenants n’aient pas peur de prendre des risques et de faire des erreurs, car lorsque cela arrive, leur cerveau crée de nouvelles synapses, ce qui favorise l’apprentissage. »

Elle ajoute : « À Selkirk, nous voulons que les élèves soient curieux, qu’ils sachent qu’ils peuvent tout apprendre avec le bon effort et les bonnes stratégies, et qu’ils ne cessent jamais d’apprendre tout au long de leur vie.