le Mardi 7 février 2023
le Mardi 4 novembre 2014 10:45 Scène locale

La jeunesse franco-yukonnaise a une nouvelle voix

Marguerite Tolgyesi a été élue présidente du conseil étudiant de l’Académie Parhélie en plus d’être représentante du Yukon pour Jeunesse Franco-Yukon. Photo : Pierre-Luc Lafrance.
Marguerite Tolgyesi a été élue présidente du conseil étudiant de l’Académie Parhélie en plus d’être représentante du Yukon pour Jeunesse Franco-Yukon. Photo : Pierre-Luc Lafrance.

Pierre-Luc Lafrance

On parle souvent des adolescents pour se plaindre de leur attitude, de leur façon de s’exprimer, de s’habiller. Mais ces généralisations ne représentent pas la réalité. Plusieurs d’entre eux sont solides, articulés et allumés. Marguerite Tolgyesi en est un bel exemple. Cette étudiante de 12e année de l’Académie Parhélie a été nommée présidente du conseil étudiant en plus d’être élue représentante du Yukon par Jeunesse Franco-Yukon (JEFY). Elle sera donc, en quelque sorte, la voix de la jeunesse franco-yukonnaise lors de la prochaine année. L’Aurore boréale l’a rencontré afin d’en savoir un peu plus sur elle.

Marguerite Tolgyesi a été élue présidente du conseil étudiant de l’Académie Parhélie en plus d’être représentante du Yukon pour Jeunesse Franco-Yukon. Photo : Pierre-Luc Lafrance.

Marguerite Tolgyesi a été élue présidente du conseil étudiant de l’Académie Parhélie en plus d’être représentante du Yukon pour Jeunesse Franco-Yukon. Photo : Pierre-Luc Lafrance.

On dit que les Yukonnais sont de grands voyageurs, Marguerite et sa famille le démontrent clairement. La jeune femme a vécu au Québec, en Ontario, au Nunavut et même en Espagne avant d’arriver au Yukon il y a deux ans (sa famille l’a devancé d’un an alors qu’elle étudiait en Espagne). Elle a suivi la majorité de ses études en français à part au Nunavut où les cours se donnaient en anglais… et l’Espagne bien sûr où elle découvrait la langue du pays. Pour elle, le fait français est très important. « Si quelqu’un est incapable d’étudier dans sa propre langue, que peut-il faire dans la vie? Le français fait partie de ma culture et de mes valeurs. C’est très important dans ma famille. »

Elle s’est impliquée naturellement dans le conseil étudiant. « Je me suis toujours impliquée dans mes écoles. Je veux améliorer les choses après tout j’ai deux sœurs et un frère qui arrive après moi. Je veux rendre mon secondaire mémorable, avoir du fun et organiser des activités. »

C’est par l’AFY qu’elle s’est intéressée à francophonie canadienne. « Depuis un an, je suis allé à Edmonton, Ottawa et Gatineau. J’ai participé à un parlement jeunesse à Edmonton et j’ai pu y rencontrer des jeunes de différents coins du Canada. Ensuite, je suis allé à un autre parlement à Ottawa. Il y avait encore plus de jeunes. Puis il y a eu les Jeux de la francophonie à Gatineau cet été. Ça a été une belle expérience. J’ai eu la chance de faire de l’improvisation sur scène devant 800 personnes. C’était épeurant et excitant. » Elle a pu y rencontrer d’autres jeunes engagés et ça l’a poussé à continuer à travailler en ce sens.

Des idées claires

À titre de porte-parole pour le Yukon, elle va participer à un Forum jeunesse pancanadien cet hiver. Elle veut expliquer la situation des jeunes d’ici à ses homologues. « On est vraiment un petit groupe, à peine une quarantaine de jeunes qui étudient en français au secondaire ici. Alors c’est sûr que ça nous limite dans l’organisation d’activités. » Elle croit qu’il y a encore trop de séparation entre les francophones et les francophiles. « Mon grand objectif serait d’unifier les deux communautés pour faire des activités plus nombreuses et plus grosses. » Un premier pas en ce sens a été fait avec l’organisation d’un party d’Halloween le 30 octobre. « On a fait beaucoup de publicité, les gens se sont impliqués et je suis convaincu que ça va être le fun », disait-elle à 24 heures de l’événement.

Pour ce qui est du volet scolaire, à titre de présidente du conseil étudiant, elle espère être la voix des jeunes. « On nous pose beaucoup de questions, mais on ne sait pas toujours si notre avis est tenu en compte lors des décisions. Je sais que beaucoup de jeunes ne s’en préoccupent pas vraiment, mais j’aimerais m’impliquer dans l’école, surtout pour ce qui est des programmes. En ce moment, on perd beaucoup de jeunes, entre autres parce qu’ils ne se sentent pas impliquer dans ces décisions. »