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le Jeudi 23 octobre 2014 9:26 Sports - Loisirs

L’ultimate : un sport rapide et exigeant

Le dimanche 19 octobre, une vingtaine de personnes jouaient à l’ultimate au Centre des Jeux du Canada. Photo : Pierre-Luc Lafrance.
Le dimanche 19 octobre, une vingtaine de personnes jouaient à l’ultimate au Centre des Jeux du Canada. Photo : Pierre-Luc Lafrance.

Pierre-Luc Lafrance

Le dimanche 19 octobre, de 17 h à 19 h, une vingtaine d’adeptes d’ultimate étaient réunis au Centre des Jeux du Canada pour pratiquer leur sport favori. L’ultimate, longtemps appelé ultimate frisbee (jusqu’à ce que la compagnie explique que c’est un nom enregistré), est un sport collectif mixte axé sur la vitesse qui comprend des notions de football et de basketball et qui se joue avec un disque.

Le dimanche 19 octobre, une vingtaine de personnes jouaient à l’ultimate au Centre des Jeux du Canada. Photo : Pierre-Luc Lafrance.

Le dimanche 19 octobre, une vingtaine de personnes jouaient à l’ultimate au Centre des Jeux du Canada. Photo : Pierre-Luc Lafrance.

Le président de l’Association d’ultimate de Whitehorse, Benton Foster, a découvert ce sport lorsqu’il vivait à Montréal. Il a d’abord joué l’été sur un grand terrain avant de découvrir les particularités de ce sport à l’intérieur. « Je suis arrivé à Whitehorse en 2008 et j’ai découvert qu’il y avait déjà des gens qui pratiquaient ce sport. J’ai donc continué à jouer avec eux et éventuellement, je me suis joint à l’organisation. »

Un sport bien implanté

Cela fait plus de dix ans que ce sport est présent au Yukon. Autour de 1999, il y avait une petite ligue avec quatre équipes et environ 80 joueurs. Les parties avaient alors lieu sur le terrain de l’École Christ the King.

À l’heure actuelle, on compte 35 joueurs qui sont membres de l’association, mais le nombre de joueurs est bien plus grand que cela puisque le sport ne demande pas d’inscription. « Les gens qui veulent essayer n’ont qu’à venir au Centre des Jeux du Canada. Toutes les semaines, il y a des gens de tous les calibres et de différents niveaux d’habileté. Éventuellement, nous espérons attirer assez de joueurs pour former une ligue », soutient M. Foster.

S’il y a environ 25 joueurs qui se présentent chaque semaine, on estime qu’il y en a plus de soixante qui jouent à un moment ou un autre au cours de la saison.

En ce moment, les joueurs doivent seulement payer leur entrée au Centre des Jeux du Canada (on ne peut jouer sans bracelet) et des équipes sont formées sur place. Par exemple, le 19 octobre, trois équipes ont été formées et elles jouaient à tour de rôle pour des périodes de cinq minutes.

Un sport basé sur l’esprit sportif

L’ultimate est un sport unique en ce sens qu’il est autoarbitré et que l’on compte beaucoup sur l’esprit sportif des gens qui sont appelés à appeler leur propre faute. D’ailleurs, dans les milieux où il y a de vraies ligues, des points sont accordés à la fin des parties pour l’esprit d’équipe de l’opposant. Ces points peuvent jouer un rôle important dans le classement final.

D’ailleurs, à Whitehorse, personne ne tient le compte des points marqués. Les gens se contentant de jouer pour avoir du plaisir et se tenir en forme.

Même pour ce qui est de l’équipement, c’est un sport convivial. On n’a besoin que de souliers et de vêtements de sport… et même là, certains choisissent de jouer pieds nus. Et ça prend bien sûr un disque. Ceux utilisés sont un peu plus lourds et plus gros que les traditionnels frisbees utilisés sur la plage.

Le but du jeu est d’amener le disque dans la zone de but adverse par une succession de passes, un peu comme le football, sauf que le joueur qui attrape le frisbee ne peut courir avec le disque. Il devient à son tour un passeur. Il a alors dix secondes pour lancer le disque et ne peut bouger que sur l’axe de son pied pivot (comme au basketball). Si le disque est intercepté ou que la passe est incomplète, l’autre équipe passe aussitôt à l’attaque, ce qui en fait un sport rapide et très excitant puisqu’il n’y a aucun temps mort.

Un sport qui se pratique à l’année

L’ultimate se joue toute l’année. L’été, les gens se réunissaient sur le terrain de soccer derrière l’École élémentaire Takhini depuis environ huit ans. Pour l’occasion, deux équipes étaient formées et il y avait sept joueurs de chacune des formations sur le terrain en même temps.

Le reste de l’année, le sport se pratique sur le terrain de soccer au Centre des Jeux du Canada depuis la construction du centre. Il y a des parties les dimanches de 17 h à 19 h, ainsi que les mercredis sur l’heure du midi. Des équipes sont formées sur place avec des joueurs de différents calibres. Il y a cinq joueurs de chaque équipe sur le terrain. Les autres sont sur le banc et peuvent changer uniquement après un point (sauf en cas de blessure).

Des cours pratiques dans les écoles

Une des priorités de l’association est d’introduire le sport dans les écoles par des ateliers. Dave MacDonald, le directeur du développement des joueurs est responsable de ce volet.

« Dave travaille pour encourager les jeunes à commencer à joueur à l’ultimate en offrant des ateliers dans les écoles secondaires (après l’école ou potentiellement pendant des cours d’éducation physique). »

Cet été, des ateliers ont été offerts aux membres de l’équipe qui allaient représenter le Yukon aux Jeux de la francophonie. Cette équipe était dirigée par Julie Déry, elle-même une pratiquante de l’ultimate, tout comme certains autres francophones : Michel Morris, Jean-Paul Molgat, Marie-Pierre Vallée et quelques autres.

Pour en savoir plus

L’Association d’ultimate de Whitehorse a sa propre page Facebook (Yukon Ultimate Frisbee) où les informations sont relayées régulièrement. Il y aura aussi une assemblée générale annuelle au début du mois de novembre (la date sera déterminée sous peu). « Nous voudrions encourager tous ceux qui sont intéressés à s’impliquer dans l’organisation et tous ceux qui ont des idées pour le développement de la ligue à venir. »