le Lundi 30 janvier 2023
le Lundi 29 septembre 2014 8:43 Art et culture

La jumelle de Liaison n’est pas identique

La directrice générale de Liaison, Suzanne Richard Muir. (Photo : Les Éditions L’Interligne)
La directrice générale de Liaison, Suzanne Richard Muir. (Photo : Les Éditions L’Interligne)

Jean-Pierre Dubé (Francopresse)

La revue papier ne disparaîtra pas, au contraire. Liaison se dématérialise pour mieux se multiplier et se diversifier. La jumelle électronique est lancée.

La directrice générale de Liaison, Suzanne Richard Muir. (Photo : Les Éditions L’Interligne)

La directrice générale de Liaison, Suzanne Richard Muir. (Photo : Les Éditions L’Interligne)

La version électronique de la revue des arts Acadie/Ontario/Ouest est compatible avec les mobiles et tablettes. Elle offre « des contenus numériques supplémentaires et conviviaux », souligne Suzanne Richard Muir dans le mot de la direction de l’édition estivale.

« Enrichi de vidéos et d’éléments audio et textuels, écrit-elle, notre périodique réaffirme sa volonté de s’adapter au marché changeant, caractérisé par un lectorat mobile grandissant, et son désir de mettre en valeur les pratiques artistiques de la francophonie canadienne sur un territoire élargi à l’échelle du monde. »

Ce développement a été accompli grâce à une contribution de 25 000 $ du Fonds du Canada pour les périodiques de Patrimoine canadien. L’aide a permis d’embaucher une personne pour faire la promotion de la revue, fondée il y a 35 ans.

« Le revue numérique, précise Suzanne Richard Muir, c’est un plus pour augmenter les abonnements. On a un lectorat d’un certain âge et on veut attirer la clientèle qui utilise le mobile. Le numérique ouvre des portes à une panoplie de possibilités. On pourra développer des nouveaux contenus, comme par exemple une section débats. »

La quête de ces nouveaux produits demande beaucoup de travail. « Le plus difficile, c’est d’aller les chercher, reconnaît la directrice générale. On pensait qu’avec le théâtre, par exemple, on trouverait un bout de pièce, mais ce n’est pas filmé. Ça va venir. »

De plus, Liaison ne dispose pas de ressources humaines additionnelles pour alimenter la version numérique. « Elle est faite à l’interne, dit-elle, avec le personnel qui produit la version papier. Pour la mise en page, on a fait l’achat d’un gabarit qui nous permet d’importer les documents en pdf.

La une du numéro 165 / Automne 2014. (Photo : Les Éditions L’Interligne)

La une du numéro 165 / Automne 2014. (Photo : Les Éditions L’Interligne)

Jusqu’au 23 septembre, les abonnés pouvaient s’inscrire pour obtenir gratuitement la version électronique. « Quand on a annoncé la nouvelle, on a eu une très bonne réaction, estime la directrice générale. Mais dans les faits, on n’a pas reçu autant d’inscriptions qu’on attendait. »

Le nombre d’abonnés s’élève à près de 700. La version papier est produite à 2 500 copies au rythme des quatre saisons et au coût de 20 000 $ le numéro. En 2010, Liaison est passée de la 20e à la 4e position dans l’échelle de pointage du Conseil des arts du Canada, devançant des revues telles que Lettres québécoises.

La revue des arts se distingue encore en étant la première dans le monde de l’édition francophone à se numériser pour offrir aussi des contenus complémentaires. Conclusion de Suzanne Richard Muir : « Patrimoine canadien nous trouve assez innovateurs ! »