le Mardi 7 février 2023
le Lundi 25 août 2014 9:00 Société

« La retraite, ça ne veut pas dire arrêter de vivre »

Le Comité organisateur du Sommet des aînés. (Crédit: Sommet des aînés)
Le Comité organisateur du Sommet des aînés. (Crédit: Sommet des aînés)

Frédérique Mazerolle, Francopresse

Le Congrès mondial acadien a accueilli pour la première fois le Sommet des aînés grâce à une initiative de la Fédération des aînés et aînées francophones du Nouveau-Brunswick. Les 200 participants ont identifié leurs priorités.

Le Comité organisateur du Sommet des aînés. (Crédit: Sommet des aînés)

Le Comité organisateur du Sommet des aînés. (Crédit: Sommet des aînés)

« Cette tranche de population est devenue plus grande et plus présente dans nos communautés, explique le coordonnateur du Sommet, Robert Frenette. Je crois que les aînés sont des acteurs importants. »

Selon le coordonnateur, un sommet pour la population plus âgée était incontournable et en demande. Il a expliqué qu’on assiste à un renversement de la pyramide des âges avec une population vieillissante qui surpasse les autres.

L’évènement du 19 et 20 août a rejoint les trois régions impliquées, soit le Madawaska (NB), le Témiscouata (Québec) et l’État du Maine ( Etats-Unis). La première journée du Sommet a été axée sur l’autonomie et la qualité de vie des aînés, sous plusieurs facettes mettant à profit les expertises des divers invités.

Le professeur Claude Carrier de l’Université de Moncton, à Edmunston, et Yves Desjardins, le créateur du programme d’activité physique Grouille ou rouille, ont sensibilisé les aînés aux bienfaits d’une bonne santé. La sexologue Rachel Mercure a donné une conférence dans la dimension psychologique.

La deuxième journée a été consacrée à des activités organisées par l’entremise d’un partenariat entre le comité organisateur du Sommet et la Fédération des aînées et aînés francophones du Canada.

« La Fédération nous a aidé à identifier des personnes ressources qui nous ont sensibilisés aux enjeux spécifiques aux aînés, comme la fraude et l’abus », explique Robert Frenette. Environ 35 aînés de partout au Canada ont participé au Sommet.

« Les gens qui provenaient de l’extérieur ont été amenés à réfléchir à leur place et à leur rôle au sein de la société, a-t-il souligné, ainsi que sur leur impact sur les autres communautés d’aînés ».

De plus, un partenariat avec l’organisme Carrefour 50+, représentant 32 000 aînés de la Gaspésie, du Bas-Saint-Laurent et des Îles-de-la-Madeleine, a assuré la participation d’une quarantaine de personnes.

Robert Frenette est satisfait. « Il a eu une réelle affirmation que les aînés sont des acteurs de changement dans notre société. L’âge n’est qu’un simple numéro. Être à la retraite, ça ne veut pas dire arrêter de vivre ».

D’après le coordonnateur, le Sommet a trouvé sa force dans l’équilibre de ses activités. « Il y avait assez de conférences et assez d’activés plus relaxes. Les gens étaient à l’aise, la participation a été forte et les échanges étaient très intéressants. »

Suite au Sommet, la Fédération va rédiger des actes qui vont aider à mieux articuler ses demandes et ses besoins au cours des prochaines années.

Le rassemblement s’est terminé sur une note positive et plusieurs idées pour le prochain. Il est question d’une journée conjointe entre les aînés et les jeunes, qui se réunissent durant le Grand rassemblement jeunesse.

René Cormier, l’animateur du Sommet, a laissé les participants avec un témoignage venant de sa mère. « L’important lorsqu’on est un aîné, c’est d’avoir confiance en la jeunesse. Elle porte en elle les rêves et les valeurs qu’on lui a transmise, soit d’aimer sa culture et sa langue ».

Malgré l’envergure limitée de ce premier Sommet, Robert Frenette croit que l’événement servira de tremplin aux prochains. « Je suis prêt à parier qu’il y en aura un autre. »