le Mardi 7 février 2023
le Mercredi 13 août 2014 9:12 Scène locale

La passe migratoire de Whitehorse

Franziska Glen offre des visites guidées en français tout l’été à la passe migratoire de Whitehorse. Photo : Marie-Hélène Comeau.
Franziska Glen offre des visites guidées en français tout l’été à la passe migratoire de Whitehorse. Photo : Marie-Hélène Comeau.

Marie-Hélène Comeau

C’est avec près de deux semaines d’avance cette année que le saumon royal a fait son apparition dans l’embouchure du fleuve Yukon. Malgré ce départ hâtif, les saumons sont toutefois arrivés aux dates habituelles à la passe migratoire située à Whitehorse.

Franziska Glen offre des visites guidées en français tout l’été à la passe migratoire de Whitehorse. Photo : Marie-Hélène Comeau.

Franziska Glen offre des visites guidées en français tout l’été à la passe migratoire de Whitehorse. Photo : Marie-Hélène Comeau.

« On ignore pour quelles raisons les saumons sont entrés dans le fleuve plus tôt cette année. Tout ce qu’on a pu observer, c’est qu’une fois leur migration entamée, ils ont ralenti leur progression au point de retrouver leur rythme habituel », explique Dennis Zimmermann, directeur de l’organisme Yukon Salmon Sub-Committee.

La longue migration du saumon royal s’étale sur plus de 3 200 km. Elle débute en Alaska aux États-Unis à l’embouchure du fleuve Yukon tout au début de l’été, puis se poursuit en remontant jusqu’aux eaux en territoire yukonnais qui ont vu naître les saumons. Dès le début de cette migration, le saumon royal cesse de manger, puisant dans ses tissus adipeux l’énergie nécessaire à sa survie durant les deux mois que dure son voyage de la côte Pacifique jusqu’à Whitehorse.

Chaque été, il est possible d’aller observer ces voyageurs au long cours à la passe migratoire située aux abords du barrage électrique de la ville de Whitehorse.

« Nous avons environ plus de 200 visiteurs par jour », confie Franziska Glen qui travaille comme guide-interprète à la passe migratoire et qui offre également les visites guidées en français. « Les grandes fenêtres aménagées dans le bâtiment permettent aux gens de bien observer les saumons durant leur migration. C’est très impressionnant de pouvoir les observer ainsi », explique-t-elle.

C’est vers la fin des années 1950 que la construction du barrage hydro-électrique a eu lieu. Les diverses structures furent conçues pour permettre aux saumons de contourner le barrage et d’atteindre les frayères en amont en évitant d’être aspirés vers les turbines. Ainsi, un canal de dérivation a été construit pour diriger les poissons vers la passe migratoire munie d’une échelle à poisson de 366 mètres. C’est à cet endroit qu’est situé un centre d’interprétation adjacent à la passe migratoire. Ce dernier est muni de fenêtres donnant vue sous l’eau, offrant un coup d’œil privilégié sur les occupants du fleuve.

« Le saumon royal arrive habituellement vers la fin du mois de juillet ou début du mois d’août. D’ici leur arrivée, il est possible d’observer les autres poissons qui empruntent la passe migratoire comme le meunier rouge ou le touladi », explique Franziska Glen.

Le 15 août prochain de 17 h à 21 h, le centre d’interprétation convie la population à une petite fête où il sera possible de casser la croûte tout en observant la migration du saumon royal qui devrait être à son apogée en cette période de l’année.

Pour tout savoir sur le saumon au Yukon : lisez notre dossier spécial dans l’édition du 13 août de l’Aurore boréale.