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le Lundi 23 juin 2014 10:21 Société

Des cafés-rencontres à Pacifique en chanson

Mireille de La Prairie lors de Pacifique en chanson. Crédit photo : Gaetan Nerincx.
Mireille de La Prairie lors de Pacifique en chanson. Crédit photo : Gaetan Nerincx.

Pierre-Luc Lafrance

Mireille de La Prairie est revenue de l’édition 2014 de Pacifique en chanson avec des projets pleins la tête et, dans ses bagages, le Prix de la presse pour la qualité de son dossier de presse et des outils promotionnels. Pour la chanteuse, le parcours a été très rapide. Elle a joué pour la première fois devant public le 23 septembre et le 7 juin, elle était au Waterfront Theatre de Vancouver pour Pacifique en chanson. En fait, c’était la première fois qu’elle chantait accompagnée de musiciens, elle qui avait jusque-là livré ses performances a capela.

Mireille de La Prairie lors de Pacifique en chanson. Crédit photo : Gaetan Nerincx.

Mireille de La Prairie lors de Pacifique en chanson. Crédit photo : Gaetan Nerincx.

Rencontre avec une passionnée

« Quand j’étais jeune, je me disais que j’aimerais ça chanter. Mais je ne le mettais pas en pratique. Je chantais dans les Cafés-rencontres, en faisant la vaisselle ou en passant le balai. » C’est là que Julie Plaisance l’a entendue. « Elle m’a dit que je devrais faire quelque chose avec ma voix. Puis, j’ai été invitée à participer à un spectacle en français. Puis à un autre et un autre. » Virginie Hamel lui a alors conseillé de penser à Pacifique en chanson.

Et c’est ainsi qu’elle a déposé sa candidature à la fin de l’automne 2013. « J’ai envoyé quatre ou cinq chansons en décembre, dont une de mes compositions. » En janvier, elle apprenait qu’elle était sélectionnée. Elle a ensuite eu l’occasion de suivre des formations (par exemple sur l’utilisation des médias sociaux pour les artistes). « Pendant tout le processus, ils nous tiennent au courant. Ils achètent les billets d’avion, réservent l’hôtel. Tout est pris en charge. »

Lors de la semaine précédant le spectacle, les quatre participants ont suivi des ateliers et des formations, ont répété tous les jours sous la gouverne du directeur artistique et ont même eu quelques expériences d’entrevues avec les médias. « Ça a été une expérience incroyable. Surtout que c’était ma première fois. Je me suis rempli les yeux, les oreilles et le cœur. Et je me suis fait plein de contacts. Par contre, ça s’est passé très vite, alors j’ai essayé de profiter de chaque soirée. »

Quand le spectacle est enfin arrivé, tout s’est bien passé. « On avait tellement répété, qu’on savait à quoi s’attendre. » En première partie, chaque artiste présentait deux chansons, puis, après l’entracte, les quatre participants venaient sur scène à tout de rôle pour faire une entrevue devant public et pour offrir une dernière prestation. Alors, Daran prenait le contrôle de la scène pour clôturer la soirée. « J’étais la dernière à passer avant Daran. Quelqu’un m’a fait remarquer qu’en quelque sorte, j’ouvrais pour Daran… Je n’avais pas vu ça comme ça. Ça met une autre perspective. »

Elle ne s’attendait pas du tout à gagner un prix. « J’ai fait le saut. C’est un méchant buzz. » Déçue de ne pas avoir gagné le grand prix? Pas du tout! « Je ne me sentais pas prête à aller à Chant’Ouest. Je voulais juste avoir une première expérience et me faire des contacts. Ça m’a permis de rencontrer des musiciens incroyables. »

À la fin, des spectateurs l’attendaient au bas de la scène pour la rencontrer. « J’ai pu avoir le feeling de ce que vit une vedette. Et, quelque part, c’est pour ça qu’on fait ça. Pas être une vedette, mais sentir que les gens vibrent avec toi, qu’ils entrent dans ta bulle. » D’ailleurs, lorsqu’elle a chanté sa première chanson, elle a vu un gars devant elle qui se laissait porter par la chanson, les yeux fermés. « J’avais le goût de lui dire que c’était pour lui que je chantais. Pour cette face-là. »

Pour la prochaine année, elle veut s’impliquer davantage dans le domaine musical. « J’aimerais écrire des chansons, développer des collaborations. J’ai déjà commencé des petits bouts de tunes. Je travaille sur ma guitare, au niveau des rythmes. J’y vais pas à pas, je ne suis pas pressée. Et au Yukon, y’a plein de monde qui font de la musique, alors c’est un super laboratoire de création. »

Elle aimerait faire de la musique country, réactualiser de vieux succès. « Il y avait de belles paroles dans le temps, mais la musique n’est plus à la mode d’aujourd’hui. Je ne veux pas me limiter au country. J’aimerais faire de belles chansons d’amour. Des chansons pour toucher le monde, avec un bon rythme et des performances vocales pour jouer sur la sonorité des mots. Si mes chansons peuvent faire du bien au monde, tant mieux. »

Pour le moment, elle aimerait se représenter l’an prochain à Pacifique en chanson. Cette fois avec ses propres compositions. Mais, elle ne se donne pas d’obligation. « Les choses peuvent encore changer. À la base, j’avais prévu de faire un road trip l’an prochain. » Alors, elle va laisser la poussière retomber et travailler sur ses chansons. Pour l’édition 2015 de Pacifique en chanson, elle prendra la décision en temps et lieu.