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le Lundi 16 juin 2014 10:24 Société

Nouvelle génération, nouveau Canada

Province House, où les Pères de la Confédération se sont rencontrés à Charlottetown en 1864. (Crédit photo : Tourisme Î.-P.-É.)
Province House, où les Pères de la Confédération se sont rencontrés à Charlottetown en 1864. (Crédit photo : Tourisme Î.-P.-É.)

Frédérique Mazerolle (Francopresse)

Cent jeunes délégués seront choisis de partout pour représenter leur coin du pays et pour discuter des grandes questions qui pourraient affecter l’avenir. L’invitation à la Conférence du nouveau Canada (CNC) a été lancée le 1er juin par les organisateurs des célébrations Î.-P.-É. 2014. Une première.

Province House, où les Pères de la Confédération se sont rencontrés à Charlottetown en 1864. (Crédit photo : Tourisme Î.-P.-É.)

Province House, où les Pères de la Confédération se sont rencontrés à Charlottetown en 1864. (Crédit photo : Tourisme Î.-P.-É.)

« Nous sommes à la recherche de jeunes de 19 à 24 ans engagés envers leur pays, explique Patricia Devine, directrice des communications pour Î.-P.-É. 2014. Ce ne seront pas nécessairement les jeunes avec les meilleures notes ou les meilleurs curriculum vitae qui seront choisis, mais bien ceux qui démontrent le plus d’intérêt dans l’avenir du Canada et qui veulent faire une différence ».

L’événement se déroulera du 31 août au 3 septembre. Il s’inscrit dans les activités organisées pour marquer le 150e anniversaire de la Conférence de Charlottetown, où se sont réunis originalement les Pères de la Confédération.

Les 100 délégués seront sélectionnés en fonction de la population de leur province ou territoire. Ils pourront se rendre à Charlottetown et seront hébergés aux frais de l’organisation.

« On cherche surtout à avoir un équilibre à travers le pays », ajoute Patricia Devine. Une répartition tentative des places a été déterminée pour assurer la représentation de toutes les juridictions, ainsi que des collectivités autochtones.

« En 1864, il y a eu des voix qui n’ont pas été entendues, soit celles des autochtones, des femmes et des jeunes, rappelle Patricia Devine. Avec la CNC, on veut donner la chance à la nouvelle génération canadienne d’exprimer sa voix ».

Des groupes de huit personnes seront mis en place durant la CNC. Ils devront non seulement faciliter la communication, mais aussi promouvoir le bilinguisme. « Le tout se déroulera dans les deux langues officielles, il n’y a pas de questions là-dessus », explique la directrice des communications.

La CNC se tiendra au cours de la Semaine des fondateurs, organisée aussi par Î.-P.-É. 2014, du 28 août au 7 septembre. Ce sont les mêmes dates que l’historique Conférence de Charlottetown, qui a réuni les Pères de la Confédération il y a 150 ans.

En 1864, 23 délégués des quatre colonies britanniques d’antan se sont rencontrés pour discuter de l’avenir de leur pays. Cette conférence passera à l’histoire, car trois ans plus tard, elle mènera à la Confédération canadienne.

Les participants à la CEC auront droit à des présentations de divers leaders connus à l’échelle nationale dans des domaines comme la politique, la littérature, le droit et l’environnement.

« Les enjeux qui peuvent préoccuper les jeunes ne sont pas seulement de nature politique, précise Patricia Devine. Nous allons leur donner la chance d’écouter des leaders qui viennent de différents domaines ». Par la suite, les jeunes délégués vont devoir rédiger un livre d’idées, comme l’ont fait les fondateurs du pays.

À la veille du 150e anniversaire de la Confédération, les organisateurs aimeraient, à partir des résultats de cette année, reproduire le même genre de projet en 2017, mais dans la capitale nationale, Ottawa.

Les intéressés peuvent soumettre leur candidature en consultant le site www.ncc-cnc.ca avant le 15 juillet 2014. Ils doivent aussi présenter une vidéo de 150 secondes ou un texte de 150 mots sur le thème de « Mon histoire du Canada ».