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le Jeudi 29 mai 2014 9:34 Art et culture

Une belle relève artistique francophone

Trois membres du quatuor d'humoristes : Mathias Hoesnich, Lizzy Sparling et Nicholas Macrury. Photo : Pierre-Luc Lafrance.
Trois membres du quatuor d'humoristes : Mathias Hoesnich, Lizzy Sparling et Nicholas Macrury. Photo : Pierre-Luc Lafrance.

Pierre-Luc Lafrance

Le 15 mai, dans le cadre de la Journée de la francophonie yukonnaise, avait lieu la deuxième édition de Secondaire en spectacle. Des élèves provenant de l’École catholique Vanier, de l’École secondaire Porter Creek, de l’École secondaire F.-H. Collins et de l’Académie Parhélie avaient l’occasion de montrer leur savoir-faire dans le cadre d’un spectacle de talents.

Dès le début de la présentation, le ton était donné. Les animateurs sont arrivés au rythme de la chanson thème de Rocky. Les artistes ont conservé ce rythme avec une succession de numéros courts et punchés.

Le premier numéro était un quatuor de piano offert par Emily Ross, Katherine Fortune, Alexis Gee et Maria Peters. Les quatre adolescentes ont offert une performance remarquable par son homogénéité. On en oubliait par moment que c’était quatre personnes différentes qui jouaient en même temps.

On a ensuite eu droit à un intermède de blagues en français offert par Mathiaus Hoesnich, Lizzy Sparling, Nicholas Macrury et Reena Coyne. Ces humoristes en herbe sont revenus à quelques reprises avec leurs jeux de mots pour détendre le public.

Trois membres du quatuor d'humoristes : Mathias Hoesnich, Lizzy Sparling et Nicholas Macrury. Photo : Pierre-Luc Lafrance.

Trois membres du quatuor d’humoristes : Mathias Hoesnich, Lizzy Sparling et Nicholas Macrury. Photo : Pierre-Luc Lafrance.

Cécilia Dé Jesus a poursuivi avec un numéro de danse qui mettait en valeur la maîtrise de son corps avec quelques mouvements acrobatiques. Sarah Ott et Manus Hopkins ont pris le relais avec une performance guitare-chant bien menée.

Ona Toews, accompagnée à la guitare par Julian Beairsto, a offert l’un des bons moments avec la lecture d’un texte. Les deux élèves de 8e année de l’École secondaire F.-H. Collins ont rendu à merveille les émotions du personnage principal qui quitte son pays pour l’Afrique après la mort de sa mère et qui s’adresse à la disparue.

Kayleigh Polman a chanté Le papillon et la fleur. Elle a une voix juste qui sait saisir toutes les nuances et la musicalité des mots. Elle a été suivie par Liam Mather et Milan Laprès qui ont proposé un amusant numéro de cirque mêlant jonglerie et monocycle.

Le groupe de français langue seconde de 9e année de l’École F.-H. Collins a offert un petit film amusant sur le thème « Et si on pouvait attraper le français ». Sur une idée toute simple (prendre cette expression au premier degré), ils ont fait quelque chose d’amusant. Quant aux élèves d’immersion de 11e année de la même école, ils ont fait un vidéoclip à la fois original et drôle.

Ona Toews et Julian Beairsto sont revenus sur scène, cette fois accompagnés d’Amanda Thompson et de Regan Fuerstner, pour offrir leur version personnelle de la chanson Comme des enfants de Cœur de pirate.

Even Prokopchup a joué un morceau de guitare. Ce qui est exceptionnel, c’est qu’il ne joue de cet instrument que depuis un an et il était déjà sur scène devant public. Chloé Ellson a conclu la première partie en chantant « La vie en rose » d’Édith Piaf. Un autre très beau moment, avec une voix très juste et une belle maîtrise du français.

Une amoureuse de la langue

La chanteuse francophile Nicole Edwards a offert une prestation pour la deuxième partie. Elle a partagé son amour de la langue française et a expliqué comment de Nikki, elle est devenue Nicole. Elle a offert sept pièces de son répertoire et d’autres artistes comme Je ne veux pas travailler de Pink Martini et La complainte du phoque en Alaska de Beau Dommage. Un beau moment, c’est lorsqu’elle a invité Emylie Ross, puis Amélie Latour, à chanter avec elle.

En conclusion, on a eu droit à un spectacle diversifié. Et on a pu voir des jeunes faire rayonner le français à travers l’art. En espérant une troisième édition et, pourquoi pas, que cela devienne une tradition au Yukon.