le Mardi 7 février 2023
le Jeudi 29 mai 2014 9:37 Scène locale

Jeux de la francophonie canadienne : la délégation yukonnaise se prépare

Nicole Dion fait partie de l’équipe d’entraîneurs yukonnais des Jeux. Photo : Marie-Hélène Comeau.
Nicole Dion fait partie de l’équipe d’entraîneurs yukonnais des Jeux. Photo : Marie-Hélène Comeau.

Marie-Hélène Comeau

La délégation yukonnaise qui se rendra aux Jeux de la francophonie canadienne (JFC) comptera cette année près d’une quarantaine de jeunes. Il s’agit de la plus importante délégation du territoire depuis sa toute première participation en 1999.

« La majorité de la délégation est composée d’élèves du programme d’immersion et de français intensif, ce qui témoigne de la vitalité de ces programmes ici au Yukon », souligne Roch Nadon, directeur des arts, de la culture et de la jeunesse de l’Association franco-yukonnaise. L’organisme porte-parole des francophones du Yukon est partenaire de recrutement au territoire pour les Jeux de la francophonie canadienne depuis 1999 et Roch Nadon fait partie de cette aventure depuis les tous débuts. « J’en profite aujourd’hui pour partager mon expertise », confie ce dernier.

C’est au début des années 1990 que l’idée des Jeux de la francophonie canadienne a été lancée par la Fédération de la jeunesse canadienne-française. Quelques années plus tard, l’annonce de l’Année de la francophonie canadienne en 1999 est devenue par la suite le tremplin idéal pour concrétiser le projet qui touche la jeunesse francophone du Canada. Les jeunes âgés de 13 à 18 ans sont incités à exercer leurs talents à l’intérieur de trois volets, soit les arts, le leadership et le sport. Depuis les premiers Jeux, plus de 20 000 personnes y ont participé de près ou de loin.

Cette année, les Jeux auront lieu à Gatineau au Québec. L’événement attirera entre 1 000 et 1 200 membres des équipes provinciales et territoriales, incluant les adultes responsables des délégations.

« Comme tout événement d’envergure, les Jeux de la francophonie canadienne présentent son lot de défis et d’imprévus. Savoir s’adapter à différentes situations représente généralement le plus grand défi. Comme plusieurs activités se déroulent à l’extérieur, les conditions météo sont également une donnée importante avec laquelle il faut travailler. Chaque comité organisateur présente l’événement dans des sites différents avec des touches régionales qui font que l’événement semble nouveau chaque fois. Les défis sont différents, mais similaires d’une édition à l’autre », explique Caroline Bujold, coordonnatrice nationale des Jeux de la francophonie canadienne. « L’équipe du Comité organisateur des JFC travaille depuis près de trois ans à la planification et la réalisation de cet événement, c’est un travail de longue haleine », ajoute-t-elle.

Au fil des ans, les Jeux de la francophonie canadienne ont su s’imposer et devenir un outil précieux pour l’épanouissement de la langue française au pays en brisant l’isolement des communautés francophones minoritaires au pays.

« Selon les évaluations faites dans le passé, un des avantages majeurs des Jeux serait les amitiés qui s’y développent non seulement avec les membres des équipes, mais également et surtout avec les membres des autres équipes », précise Caroline Bujold. « Plusieurs participants aiment tellement leur expérience qu’ils souhaitent par la suite revenir comme accompagnateur ou entraîneur. C’est une occasion pour eux de découvrir ou redécouvrir leur francophonie », ajoute-t-elle.

L’importance du bénévolat

L’événement ne pourrait pas avoir lieu à l’échelle locale ou nationale sans l’apport du travail d’une solide équipe de bénévoles.

« Le Comité organisateur doit recruter 750 bénévoles pour la durée des Jeux. Le recrutement va bon train et la population de la région est invitée à s’engager dans cet événement festif », explique Caroline Bujold. « Les bénévoles agissent sur tous les plans de l’organisation, que cela soit l’accueil des participants, l’animation d’activités de la programmation, l’aménagement de sites ou le service des repas, par exemple.
 Les équipes provinciales et territoriales comptent également sur les efforts de leurs accompagnateurs-entraîneurs adjoints et chef de mission, pour la plupart bénévoles. 
Sans ces deux composantes, les Jeux ne pourraient voir le jour », précise-t-elle.

Au Yukon, une équipe de sept entraîneurs bénévoles est déjà à pied d’œuvre, dont Nicole Dion qui agit à titre d’assistante à l’entraînement en athlétisme.

« Je profite de mon été pour me rendre utile et donner quelques jours de mon temps. J’ai déjà été chef de mission en 2002 et je sais à quel point ça peut être difficile parfois de réunir toute son équipe de bénévoles. Je n’ai donc pas hésité à offrir mon aide », explique Nicole Dion qui s’occupe de l’entraînement de la course longue piste aux côtés de Sabrina Long qui se concentre sur le parcours courte piste, le sprint et l’entraînement pour le saut en longueur. « Les jeunes qui participent sont motivés et veulent bien faire les choses, alors ça rend toute cette expérience très agréable », confie Nicole Dion.

Nicole Dion fait partie de l’équipe d’entraîneurs yukonnais des Jeux. Photo : Marie-Hélène Comeau.

Nicole Dion fait partie de l’équipe d’entraîneurs yukonnais des Jeux. Photo : Marie-Hélène Comeau.