le Dimanche 29 janvier 2023
le Lundi 2 Décembre 2013 15:05 Société

Rencontre avec Régis St-Pierre

Régis St-Pierre (Photo : Pierre-Luc Lafrance)
Régis St-Pierre (Photo : Pierre-Luc Lafrance)

0
0
1
515
2940
24
6
3449
14.0

Normal
0

false
false
false

FR-CA
JA
X-NONE

/* Style Definitions */
table.MsoNormalTable
{mso-style-name: »Table Normal »;
mso-tstyle-rowband-size:0;
mso-tstyle-colband-size:0;
mso-style-noshow:yes;
mso-style-priority:99;
mso-style-parent: » »;
mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;
mso-para-margin-top:0cm;
mso-para-margin-right:0cm;
mso-para-margin-bottom:10.0pt;
mso-para-margin-left:0cm;
line-height:115%;
mso-pagination:widow-orphan;
font-size:11.0pt;
font-family:Calibri;
mso-ascii-font-family:Calibri;
mso-ascii-theme-font:minor-latin;
mso-hansi-font-family:Calibri;
mso-hansi-theme-font:minor-latin;
mso-ansi-language:FR-CA;}

Pierre-Luc Lafrance

Lors de l’Assemblée générale annuelle de la Société Santé en français qui s’est tenue le 6 novembre, Régis St-Pierre a été réélu comme représentant du Yukon. De plus, il sera le premier Yukonnais au comité exécutif (il agira à titre de secrétaire). Il sera aussi président du comité de gouvernance. L’Aurore boréale a rencontré M. St-Pierre pour s’entretenir de sa nomination et des défis en santé au territoire.

M. St-Pierre, qui est aussi président de l’organisme Partenariat communauté en santé, affirme s’intéresser beaucoup à la question de la santé : « Je suis impliqué dans la Société Santé en français depuis sa création, et je suis le deuxième représentant de la région après Jeanne Beaudoin. J’étais présent lors de la première assemblée. Même chose pour le PCS. Pour moi, la santé c’est important, car ça touche tout le monde : peu importe notre sexe, notre âge, nos revenus, on a tous besoin de services en santé. » De plus, il croit que la présence de services de santé en français peut permettre aux gens de vivre toutes les facettes de leur vie dans la francophonie.

Il voit la Société Santé en français comme « un organisme qui, à l’échelle nationale, amène de l’eau au moulin pour s’assurer que les services de santé pour les francophones se développent ou se consolident au Canada afin que les francophones qui vivent en situation minoritaire puissent avoir des services en français. » Il rappelle qu’au Yukon, le travail de terrain est effectué par le PCS, par contre la Société Santé en français a une mission de coordination pour partager le savoir-faire et les connaissances entre les organismes. Il aide aussi les organismes provinciaux et territoriaux à développer des projets propres à leur milieu, tout en mettant en place ses propres projets qui sont plus globaux.

Au conseil d’administration de Société Santé en français, il y a seize membres qui représentent les différents provinces et territoires (il y a plus d’un représentant pour certaines provinces où la population francophone est plus importante, comme le Nouveau-Brunswick et l’Ontario). Il y a des gens de tous les horizons, ce qui selon M. St-Pierre fait la force du comité. « Il y a des praticiens, des médecins par exemple, mais il y a aussi des gens du communautaire, de simples citoyens comme moi. Cela donne plusieurs visions des choses. »

Parmi les grands enjeux de l’organisme, M. St-Pierre note que c’est le temps de renouveler l’entente avec Santé Canada. Pour ce qui est du Yukon, on parle d’un petit réseau. « Le PCS est le seul organisme à parler de santé en français au Yukon, ce qui en fait la seule présence sur le terrain. Cela détonne avec la réalité d’autres régions du Canada où il y a une Régie de la santé ou un Centre de santé en français. Ici, c’est un défi d’offrir le continuum de la santé de A à Z, car on est dans une région éloignée et c’est compliqué d’aller chercher les services ailleurs. » D’ailleurs, M. St-Pierre tient à être la voix des régions éloignée au comité exécutif, qui est un groupe plus restreint que le conseil d’administration, ce qui permet des discussions plus approfondies.

Quant au comité de gouvernance qu’il présidera, M. St-Pierre estime qu’il est essentiel, car un organisme qui veut établir sa crédibilité doit être fort dans le domaine de la gouvernance. « Il faut se doter d’outils qui demeureront, même si les individus en place changent, afin d’assurer une continuité. »