le Vendredi 2 juin 2023
le Mercredi 15 mai 2013 15:20 Art et culture

La recette d’une bonne chanson

Frédérick Baron animait les Ateliers de la chanson 2013 qui ont eu lieu les 11 et 12 mai derniers à Whitehorse. Le formateur a permis à cinq artistes francophones de se former de façon professionnelle à l’écriture de chansons.
Frédérick Baron animait les Ateliers de la chanson 2013 qui ont eu lieu les 11 et 12 mai derniers à Whitehorse. Le formateur a permis à cinq artistes francophones de se former de façon professionnelle à l’écriture de chansons.

Les Ateliers de la chanson 2013 ont eu lieu les 11 et 12 mai derniers au Centre de la francophonie. Lancée par le service Arts & culture de l’Association franco-yukonnaise, en collaboration avec le Réseau national des galas de la chanson, cette initiative a permis à cinq artistes francophones de se former de façon professionnelle à l’écriture de chansons.

Les règles d’or de la chanson

Hélène Beaulieu, Sylvie Painchaud, David Marsolais, Pascale Geoffroy et Stephan Ruest ont ainsi pu profiter des conseils avisés de Frédérick Baron, un formateur de luxe originaire de Carcassonne et établi au Québec depuis plus de quinze ans. Auteur-compositeur-interprète, le musicien a déjà collaboré à l’écriture de chansons pour une trentaine d’artistes francophones, tels Alexandre Désilets, Bruno Pelletier, Céline Dion ou encore Chimène Badi. Il compte par ailleurs deux albums à son actif.

« Nous étudions les règles de base de l’écriture d’une chanson », indique Frédérick Baron, 37 ans. « Ce que ça prend sur le plan de la structure, des rimes, des différents types de refrain, et les règles d’or pour faire une chanson qui a un potentiel commercial, c’est-à-dire une chanson qui peut rejoindre un plus large public », précise-t-il.

Selon le formateur, les artistes débutants auraient en effet une tendance naturelle à vouloir poétiser leurs textes, oubliant parfois les fondamentaux d’une chanson efficace. « Chacun a son style, et je ne suis pas là pour changer ça, mais musicalement, nous allons souvent avoir des structures peut-être un peu plus alambiquées, plus complexes », explique-t-il. « Nous défrichons donc un peu et regardons comment nous pouvons simplifier l’écriture. »

L’amour de la langue française

La journée de samedi réservée à la partie théorique réunissait tous les artistes participants. Dimanche, l’accent a été mis sur la chanson, le formateur passant à travers la prosodie, le mariage texte-musique, la qualité des images ou encore des refrains. Chaque participant a ainsi pu présenter son travail et obtenir des conseils de Frédérick Baron. « J’apprends toujours autant des artistes avec lesquels je travaille lors des ateliers », confie-t-il. Français d’origine espagnole, Frédérick Baron rappelle par ailleurs que ce sont ses parents qui lui ont transmis l’amour de la langue française. « Je suis donc aussi toujours curieux de savoir pourquoi les artistes ont choisi de chanter en français dans un lieu majoritairement anglophone », dit-il.

Les Ateliers de la chanson ont également permis aux participants yukonnais d’en savoir un peu plus sur les aides financières disponibles au Québec ainsi que sur les droits d’auteur et le fonctionnement de l’industrie musicale en général.