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William Le Dean : de la Bretagne vers les montagnes

C’est bien connu, le Yukon est une terre qui se trouve souvent sur le parcours prévu des voyageurs et des voyageuses. Pourtant, en y posant le pied, nombreux sont ceux et celles qui se rendent compte que le chemin s’arrête peut-être là. C’est en tout cas ce qui s’est passé pour William Le Dean, Breton voyageur du monde, qui a foulé le sol yukonnais « pour un été », il y a près de deux ans.

En 2018, William Le Dean est parti de Montréal. Il a traversé les États-Unis de New York à Los Angeles, est remonté jusqu’à Vancouver, puis à travers les Rocheuses, pour finalement conduire le long de l’autoroute Cassiar jusqu’au Yukon. « Je suis tombé amoureux de l’endroit », affirme le voyageur. Photo : Maryne Dumaine.

 

 

Depuis l’âge de 21 ans, William Le Dean parcourt les continents : tour de France à pied, découverte de l’Asie en moto, Australie, Suisse, Patagonie… Ses récits de voyage font rêver. Pourtant, après 12 ans de nomadisme, c’est au Yukon qu’il a décidé de poser ses bagages.

En 2018, alors en France, il choisit de venir au Canada; plus précisément, à Montréal. Il y achète un pick-up et un campeur et décide de se rendre jusqu’en Alaska. « Je ne sais pas pourquoi, j’avais décidé d’aller chasser en Alaska!, dit-il. Finalement, je me suis arrêté ici. En Alaska, j’ai visité Skagway et Haines, mais je ne suis pas allé plus loin. Comme ça me plaît ici, je n’ai pas l’intention de partir, mais bon, ça va dépendre aussi des opportunités. »

Des opportunités et des rencontres

« Je suis arrivée au Yukon par la route, j’ai pris la Cassiar », se souvient William. « Dès que je suis arrivé à Watson Lake, on me proposait déjà un emploi en tourisme! » Bien que l’offre lui paraisse alléchante, il décide cependant d’aller « au moins jusqu’à Whitehorse ».

C’est alors en passant au Centre de la francophonie que la roue tourne. « Les premières personnes que j’ai rencontrées, c’était grâce à l’AFY [Association franco-yukonnaise], explique-t-il. J’y étais allé pour faire mon CV, j’avais entendu dire qu’ils offraient de l’aide pour faire ça. »

Alors qu’il utilisait un des ordinateurs disponibles pour les personnes en recherche d’emploi, il rencontre une personne qui vivait déjà ici. « Cette personne m’en a présenté une autre et ainsi de suite ». De fil en aiguille, un groupe de nouveaux arrivants francophones s’est formé : « On a commencé à faire pas mal d’activités ensemble. Maintenant, on a un cercle d’amis pas mal implantés ici. »

Concernant le caractère francophone de son nouveau réseau, William mentionne qu’il trouve plus difficile de s’intégrer à des cercles sociaux anglophones. « Mais aussi, quand j’étais plus jeune, lorsque je voyageais, je cherchais plus à pratiquer mon anglais. Ici, j’aime beaucoup ma vie en français, et je parle anglais au travail », ajoute-t-il.

Pourquoi rester?

« Le premier été, j’étais venu pour quelques semaines pour gagner un peu de sous et repartir, mais j’ai beaucoup aimé et j’ai décidé de rester pour l’hiver. Et j’ai aussi beaucoup aimé l’hiver! J’avais prévu de passer un autre été, et ensuite la pandémie a commencé. Alors j’ai décidé de rester », se souvient-il.

Depuis, il a commencé les démarches avec son employeur, une compagnie de location et d’entretien de revêtements de sols, pour obtenir le visa de résidence permanente. « Au Yukon, j’aime le plein air, les randonnées, les feux de camp, ce sentiment de liberté… »

Les défis du territoire

Un seul bémol au tableau, selon lui : « le territoire est magnifique, et il y a si peu d’habitants dans un si grand espace… j’adore. Mais il faut un gros investissement financier pour s’y installer et acheter une maison, par exemple ».

Le prix des loyers, tout comme celui du marché de l’immobilier, est en effet un élément qui peut freiner l’installation des personnes nouvelles arrivantes. « Pour une personne seule qui n’a pas un emploi de gouvernement, c’est difficile d’envisager d’acheter une maison! », estime-t-il, lui qui a habité dans son véhicule pendant plusieurs mois depuis son arrivée.

Malgré tout, cela ne l’empêche pas de voir loin et d’être créatif. « Dans le futur, une fois que j’aurais ma résidence permanente, j’aimerais bien être entrepreneur », explique-t-il. Avec 15 ans d’expérience en tant que pizzaïolo, il avoue rêver d’ouvrir un commerce de vente de nourriture ambulant. « C’est encore loin, mais j’ai des idées. Dans ce que j’ai en tête, il y a peu de compétition. Et le Yukon est vraiment une terre où il y a beaucoup d’opportunités! », conclut-il.

 

 

Ce publireportage vous est proposé par l’Association franco-yukonnaise. Il a été réalisé grâce à une contribution financière d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada.

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