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Vivre la Yukon Quest de l’intérieur

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Pierre-Luc Lafrance

Quand on pense à la Yukon Quest, on imagine les efforts titanesques des chiens, la volonté de fer des musheurs, les conditions difficiles, par contre on oublie souvent toute la logistique derrière : les organisateurs, les vétérinaires et l’armée de bénévoles. L’Aurore boréale s’est entretenu avec la Française Stéphanie Vuagnat qui a été bénévole lors de la dernière édition de la course.

 

Stéphanie Vuagnat était bénévole pour la Yukon Quest pour une deuxième fois et elle espère bien avoir l’occasion de répéter l’expérience. Photo : fournie.

Stéphanie Vuagnat était bénévole pour la Yukon Quest pour une deuxième fois et elle espère bien avoir l’occasion de répéter l’expérience. Photo : fournie.

Mme Vuagnat a vécu sept mois au Yukon en 2009 grâce au programme Vacances-Travail. Cela lui avait permis de découvrir la course, et elle avait été bénévole pour la première fois en aidant à différents endroits jusqu’à Dawson. À cet endroit, elle avait épaulé l’équipe de vétérinaires. Toutefois, elle avait l’impression de ne pas avoir vécu pleinement l’aventure. « Je voulais suivre la course du début à la fin. Ça fait longtemps que je pense à revenir et l’occasion s’est présentée cette année, puisque je n’ai pas de poste fixe en France. Ça m’a aussi donné l’occasion de revenir voir des amis. »

Cet intérêt pour la course s’explique bien sûr par son amour des chiens, mais ça va au-delà de ça. « Quand je vivais ici, j’étais handler dans un chenil, alors c’est sûr que j’adore les chiens. J’aime aussi l’énergie de la course. Peu de courses permettent aux bénévoles de participer autant, d’être au cœur de l’action. On peut sentir l’énergie des coureurs, des chiens, du public. C’est très excitant. »

Des tâches variées

Pour cette édition, elle a vécu l’expérience à fond en suivant la Quest jusqu’à Fairbanks. Elle a fait le tour des points de contrôle, sauf ceux qui n’étaient pas accessibles par la route. « J’ai fait beaucoup de garde de nuit. L’arrivée et le départ des musheurs. La nuit, il y a quelque chose d’unique. Il y a moins de médias et de public, mais c’est tout aussi intéressant. On voit arriver les coureurs avec leur lumière frontale, on voit des aurores boréales. » Souvent, ils étaient trois ou quatre bénévoles avec un responsable aux points de contrôle. « Les bénévoles, on pouvait se reposer entre nos chiffres, mais les responsables devaient être sur place en tout temps. Aux premiers points de contrôle, les coureurs arrivent pas mal tous en même temps, mais plus on s’éloigne, plus la distance entre les coureurs est grande. Alors des musheurs peuvent arriver à n’importe quel moment. Il faut être prêt. C’est sûr qu’on suit leur avancée avec les moniteurs, mais quand même. »

Sa participation a commencé avant le départ de la course. Elle était présente au Old Fire Hall dans le cadre du Quest Fest. Elle y tenait une table de vente de produits dérivés. Elle a occupé les mêmes fonctions lors du Banquet des participants. Elle a aussi donné un coup de main lors de l’inspection vétérinaire. Puis, la journée du lancement, elle guidait les équipes à la ligne de départ.

Son implication lui a permis de voir l’épreuve mythique d’un autre œil. « On se rend compte du travail énorme des organisateurs et des équipes qui participent. Il y a beaucoup de planification et plein de choses à faire. »

Une troisième fois?

Stéphanie Vuagnat aimerait revenir comme bénévole pour une autre édition de la course. « Peut-être l’année prochaine pour voir la course plus du côté de l’Alaska. Je n’ai jamais fait le départ de Fairbanks. J’aimerais bien être à un checkpoint plus isolé, car il faut rester plus longtemps. On rencontre des gens du monde entier, c’est assez extraordinaire. Il y en a qui sont ici pour la première fois, d’autres qui sont des habitués. J’ai rencontré une Australienne qui est bénévole depuis des années. Je crois qu’on devient vite accro. »

Pour être bénévole à la Yukon Quest, la marche à suivre est assez simple. « Tout se trouve sur le site, il suffit de cliquer sur le lien Comment devenir bénévole et de remplir le formulaire. On est ensuite recontacté quelques mois avant la course pour voir si on est toujours intéressé et ensuite l’organisation travaille avec les bénévoles pour pourvoir les différents postes. »

Les intéressés doivent bien sûr s’assurer d’être bien vêtus puisque la température est très variable. « Par contre, l’organisation s’assure de nous donner l’information pertinente pour qu’on soit bien vêtu pour le Grand Nord. »

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