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Une soirée grivoise au Centre de la francophonie

Une soirée grivoise au Centre de la francophonie

Pierre-Luc Lafrance

Le 21 février à partir de 19 h 30, la salle communautaire du Centre de la francophonie accueillera un cabaret de chansons paillardes, de poèmes fripons et de textes voluptueux. La chanteuse Sylvie Painchaud est derrière ce projet. Nous l’avons rencontrée pour en savoir un peu plus sur cet événement qui s’imbrique bien dans l’ambiance festive du Sourdough Rendezvous et son esprit de cabaret.

L’idée d’une soirée sous le thème de la sensualité lui est venue cet été. Elle était en camping avec une amie et les deux femmes ont commencé à jouer des chansons coquines en s’accompagnant à la guitare. Puis, lors de ses vacances aux Îles-de-la-Madeleine, elle a assisté à une soirée de chansons coquines présentée dans un pub de l’endroit.

« Quand je suis revenue, j’ai dit à mon amie qu’il fallait qu’on le fasse. » Elle a d’abord vérifié l’intérêt des gens en ajoutant une chanson du genre à son spectacle présenté le 7 décembre dernier. « Il y avait un sac de Saint-Valentin et on a demandé aux gens de mettre un petit cœur dans le sac s’ils voulaient assister à une soirée comme ça. La réponse a été excellente. Aussi, il y avait des cartons sur lesquels les gens pouvaient écrire des titres de chansons, on a ainsi eu sept ou huit suggestions. Des gens m’ont ensuite envoyé des courriels avec des suggestions. Ça m’a convaincue qu’il y avait un public pour un événement du genre. »

Elle a donc approché des artistes locaux pour monter le spectacle. Une dizaine d’entre eux ont répondu à l’appel. « Il va y avoir plusieurs personnes qu’on est habitué de voir à l’AFY, mais aussi des gens d’autres milieux, dont deux amies anglophones. » Elle estime d’ailleurs qu’il est important d’inclure des gens de la communauté anglophone. Pas tant pour en faire un événement bilingue, mais pour montrer comme tout le monde est le bienvenu.

« Pour moi, une soirée comme ça, en français, c’est unique comme élément porteur de culture. Et en fouillant dans le répertoire des artistes francophones, j’ai eu plusieurs belles surprises. Une artiste comme Colette Renard a enregistré beaucoup de chansons corsées, sexuelles, sensuelles. Des chansons crues, mais pas nécessairement vulgaires. Le genre de chansons qu’on n’entend pas à la radio. On pense évidemment à Gainsbourg, mais ça va plus loin que ça. Moustaki, avec Une fille à bicyclette et plusieurs autres Français et même des francophones canadiens ont touché au genre. »

Sylvie Painchaud est contente que le spectacle soit présenté au Centre de la francophone puisqu’elle se sent bien à l’AFY. « Je veux que les gens s’y sentent bien aussi. Les Cafés-rencontre, c’est génial, mais de 5 à 7, ce n’est pas assez long. » Si l’événement connaît du succès, la chanteuse aimerait bien qu’il puisse revenir sur une base annuelle. « Ça pourrait devenir un point de départ de la communauté francophone pour le Sourdough Rendezvous. »


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