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Une rentrée législative le 22 octobre

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Véronique Herry-Saint-Onge

Ce sera un retour en chambre le 22 octobre pour les députés territoriaux. Le premier ministre du Yukon, Darrell Pasloski, a annoncé le lancement de la session automnale le 1er octobre. La session législative permet au gouvernement d’introduire ses projets de loi et de les débattre.

Floyd McCormick, greffier de l’Assemblée législative, indique que le gouvernement a cinq jours pour présenter ses projets de loi. Pendant la session, les députés ont aussi l’occasion d’introduire des projets de loi d’initiative parlementaire, et certains enjeux francophones seront soulevés lors de cette session.

« Nous en sommes maintenant à la deuxième année du cadre stratégique que notre gouvernement a établi pour les services en français, et nous sommes heureux des progrès que nous avons accomplis en collaboration avec la communauté francophone », a déclaré la ministre responsable de la Direction des services en français, Elaine Taylor.

« Au cours des mois à venir, notre priorité sera de renforcer l’offre active de services en français au sein du gouvernement, principalement en diffusant dans l’ensemble des ministères la trousse conçue à cette fin, en parachevant nos nouvelles Lignes directrices sur la dotation en personnel bilingue, et en examinant la Politique sur les services en français ainsi que les Lignes directrices sur les communications en français », ajoute la ministre.

La construction d’une nouvelle école secondaire francophone fera également partie des discussions.

« Je suis très heureux des progrès accomplis par le comité de règlement mis sur pied par le gouvernement du Yukon et la Commission scolaire francophone. Cela nous permettra de résoudre certaines questions restées en suspens à la suite de la décision rendue en mai 2015 par la Cour suprême du Canada », a déclaré le ministre de l’Éducation, Doug Graham.

« Notre gouvernement compte respecter son engagement de bâtir une nouvelle école secondaire francophone dans un délai raisonnable. Des fonds seront versés cet automne afin d’entamer l’étape de la planification, puis des fonds supplémentaires seront alloués au projet dans le budget de 2016-2017 », ajoute le ministre.

Sandy Silver, chef du Parti libéral, dit que la communauté francophone a donné beaucoup plus de détails et d’information que le gouvernement à ce sujet, et il espère que le gouvernement aura des réponses durant cette session.

Kate White, députée néo- démocrate pour Takhini-Kopper King et critique pour la Direction des services en français souligne que « Vu qu’il n’y a pas de budget présenté durant la session automnale, je n’attends pas encore de dépenses. Cependant, je ferai l’enquête pour savoir comment le gouvernement veut avancer l’école et le centre culturel qui nous ont été promis. »

Les droits linguistiques à l’Assemblée législative

Mme White est la seule députée à être officiellement bilingue et une des seules qui s’adresse parfois en français à l’auditoire dans les débats.

« Je tiens à cœur le bilinguisme, mais c’est grâce à la décision prise par mes parents en 1982 de m’inscrire dans le troisième cours d’immersion française au territoire qui m’a mise sur ce chemin. Je reconnais le privilège d’avoir la capacité de communiquer dans nos deux langues officielles. Et en tant que députée au Yukon, où nous avons une assez grande communauté francophone, cela m’aide à mieux faire avancer leurs enjeux et intérêts politiques », affirme Mme White.

La section 3(1) de la Loi sur les langues indique que chacun a le droit d’employer le français, l’anglais, ou une langue autochtone du Yukon dans les débats et les travaux de l’Assemblée législative.

M. McCormick dit cependant que peu de députés exercent ce droit. Il indique que Mme White et la ministre Taylor s’adressent de temps à autre en français à l’auditoire, et que Darius Elias, député de Vuntut Gwitchin, s’exprime parfois en Gwitchin.

M. McCormick explique que bien que le hansard (Journal officiel des débats) soit publié en anglais, si les députés parlent dans une autre langue et font parvenir leur texte à l’Assemblée, leurs propos seront publiés dans cette langue. Sinon, il est indiqué que le député a parlé en français ou dans une autre langue, mais que le texte n’est pas disponible.

Les députés siégeront jusqu’à la mi-décembre. D’après le chapitre 14 des règlements de l’Assemblée législative, les députés peuvent se rencontrer un maximum de 60 jours chaque année. Les députés ont siégé 31 jours à la session printanière, laissant un maximum de 29 jours pour la session automnale, ainsi qu’un minimum de 20 jours.¬

Le grand public est invité à l’ouverture de la session automnale le 22 octobre à 13 h à l’Assemblée législative.

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