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Une deuxième garderie francophone ouvrira ses portes au centre-ville

Maryne Dumaine

La Garderie du petit cheval blanc vient de signer un bail afin d’ouvrir, dès l’automne prochain, une deuxième garderie francophone à Whitehorse, sur la rue Alexander. L’objectif : répondre à la demande grandissante des familles. Un beau défi pour cet organisme à but non lucratif qui célèbre cette année son trentième anniversaire.

La Garderie du petit cheval blanc ouvrira un deuxième emplacement sur la rue Alexander, dès juin prochain.
Photo : Maryne Dumaine

 

« La nouvelle garderie pourra accueillir jusqu’à 12 enfants de 18 mois à 3 ans à compter de l’automne 2019 », annonce fièrement Louise-Hélène Villeneuve, directrice de l’organisme depuis 2015.

Ouverture en juin

Le recrutement de personnel pour cette nouvelle garderie est en cours. Le local, déjà prêt pour accueillir une garderie, servira en réalité dès cet été. En effet, la garderie profitera de cette opportunité pour élargir son offre de services. « Ce bâtiment servira à accueillir le camp de jour du groupe des “grands” », explique la directrice. « Notre jeune clientèle vieillit et il devenait important pour les enfants plus âgés, dont certains fréquentent notre camp depuis la maternelle, d’avoir une programmation estivale en français plus spécifique et un endroit rien qu’à eux. Les enfants et leurs parents ont été consultés l’an dernier à cet effet. » Ce nouveau camp, destiné aux jeunes de 8 à 12 ans, s’ajoutera à celui, déjà très populaire, des 4 à 7 ans. Les inscriptions sont déjà ouvertes.

Une volonté communautaire

La Garderie du petit cheval blanc, dont la mission est « d’offrir un service de garde de qualité accessible à tous les enfants admissibles, contribuant à la pérennité d’une collectivité franco-yukonnaise forte et viable et au développement du Yukon », étudie présentement différents modèles afin de déterminer ce qui fonctionnerait le mieux pour la gestion de ce deuxième espace. Elle a fait appel à de l’aide externe pour identifier le mode de gouvernance le plus approprié. « Nous avons pu engager des consultants pour nous aider dans les changements organisationnels qui découlent de l’ouverture d’une deuxième installation. Il s’agit de revoir plusieurs aspects : les politiques, les horaires d’ouverture… tout est à penser pour être certains que nous n’oublierons rien lors de cette transition. »

Ce projet a été réalisé grâce à l’appui financier de plusieurs partenaires clés qui ont permis la réalisation des différentes étapes menant à l’ouverture de cette deuxième garderie. « Une étude de faisabilité a été faite, surtout pour étudier les besoins en petite enfance pour la francophonie au Yukon. Ça nous a permis d’obtenir des données probantes, notamment sur le fait qu’il y a un besoin à ce niveau-là, un manque à combler. » La garderie a, pour le moment, une liste d’attente de près d’une cinquantaine d’enfants, dont près de la moitié ne sont pas encore en âge d’intégrer la garderie. Certaines familles s’inscrivent même dès le moment où elles apprennent que la mère est enceinte, selon Mme Villeneuve, qui doit régulièrement garder des secrets à ce sujet.

L’Association franco-yukonnaise et la Section des services de garderie du ministère de la Santé et des Affaires sociales du Yukon ont accordé un financement à la garderie afin de réaliser l’étude de besoins des services en petite enfance et l’étude de faisabilité au printemps 2018. Le Réseau de développement économique et d’employabilité (RDÉE Canada), l’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC) ainsi que la Commission nationale des parents francophones (CNPF) ont également contribué à financer l’étude de faisabilité préliminaire. C’est à la suite de cette étude que le bail a été signé.

Mme Villeneuve explique également que 80 % des familles inscrites sont des familles exogames. « Nous contribuons beaucoup au développement de la langue française ainsi qu’à l’identité francophone », ajoute-t-elle. « C’est une des raisons pour lesquelles les organisations francophones du Yukon nous soutiennent. »

« Le conseil d’administration de la Garderie du petit cheval blanc est fier de cette deuxième garderie qui répondra à la demande grandissante de la communauté », a déclaré Lee O’Mara, président de l’organisme.

Des services diversifiés

La Garderie du petit cheval blanc a vu le jour en 1989 à la suite d’un besoin exprimé par la communauté franco-yukonnaise, soit celui d’obtenir un service de garde complet, en français.

Son conseil d’administration est formé de 7 membres. La garderie embauche actuellement 20 personnes, dont 18 éducatrices, une directrice et une adjointe administrative qui est aussi responsable du service de garde et des camps. Elle accueille pour le moment 45 enfants.

Trente ans après sa création, l’organisme a évolué. « La garderie offre également un service de garde aux enfants de l’école Émilie-Tremblay avant et après les heures de classe, pendant la relâche du printemps et les congés d’été, et maintenant, nous allons avoir plus qu’un emplacement. C’est devenu plus qu’une garderie », conclut la directrice.

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