Accueil » À la une » Une bourse de 20 000 $ pour l’excellence artistique

Une bourse de 20 000 $ pour l’excellence artistique

Laurie Trottier

Il ne reste qu’une semaine pour soumettre sa candidature au Prix du Yukon pour les arts visuels. Il s’agit d’une bourse visant à récompenser l’excellence artistique du Yukon dont la somme a été bonifiée récemment par un don anonyme.

Avant de lancer ce prix, Julie Jai et David Trick cherchaient à savoir : « Comment pouvons-nous aider à redonner aux artistes yukonnais la reconnaissance qu’ils et elles méritent? »
Photo : fournie

 

Les artistes yukonnais ont jusqu’au 31 mars pour tenter de mettre la main sur le premier Prix du Yukon pour les arts visuels, dont le montant s’élève à 20 000 $. Cette bourse est une initiative de Julie Jai et de son mari David Trick, et les gagnants seront annoncés en juin et présentés l’automne prochain au Centre des arts du Yukon.

« Les gens hors Yukon ne connaissent pas la richesse de la vie culturelle et artistique ici. J’ai voulu faire un lien entre les artistes d’ici et le monde artistique à l’extérieur du Yukon », explique Julie Jai. Celle-ci connait d’ailleurs très bien le territoire, y ayant déjà œuvré en tant qu’avocate dans le domaine des droits autochtones et des revendications territoriales durant de nombreuses années. Le couple partage désormais sa résidence entre Whitehorse et Toronto.

L’excellence récompensée

Le prix s’adresse à tout artiste yukonnais « dont le travail démontre des compétences techniques et reflète une ‘’voix’’ artistique unique dans le thème, la méthode ou la pratique », précise Julie Jai. Or, le montant de 20 000 $ s’inscrit dans un objectif plus grand : permettre à un ou une artiste de se consacrer entièrement à ses œuvres, en plus d’avoir accès à un marché plus large. C’est aussi une façon de souligner au grand jour leur talent extraordinaire et d’essayer de resserrer les liens entre les artistes.

« Un de nos buts est que les artistes yukonnais reçoivent la reconnaissance nationale et internationale qu’ils et elles méritent », indique David Trick sur le site Internet du prix.

Trois jurés canadiens aux profils variés auront la lourde tâche de choisir le ou la première récipiendaire du prix, à travers un processus complètement indépendant. Grâce à un don anonyme, les six finalistes recevront 2000 $ (contre 1000 $ dans les années précédentes).

Une aventure impromptue

Questionnée sur les origines de la bourse, Julie Jai éclate de rire : « C’était il y a environ 2-3 ans. Je lisais un article sur l’histoire de Camilla Gibb », se lance-t-elle. Cette auteure a pu quitter son emploi et entreprendre sa carrière d’écrivaine à la suite d’une rencontre inusitée avec un homme sur un banc de parc, non loin de son travail. Elle lui avait mentionné qu’elle avait besoin de 6 000 $ afin de se consacrer à temps plein à l’écriture. Une semaine plus tard, l’homme lui tendait une boîte avec l’argent nécessaire, en précisant qu’il n’attendait rien en retour.

« Quand j’ai entendu parler de cette histoire, j’ai eu des frissons. C’était un des germes qui a lancé le processus », confie-t-elle. Une histoire de mécénat basée sur l’espoir que les personnes aidées donnent aussi un jour, à leur tour, à leur prochain.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *