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Une année de mauvaises dépenses

Une année de mauvaises dépenses

Madame, Monsieur,

Un survol de l’année écoulée laisse clairement entrevoir que les priorités du premier ministre Stephen Harper ne correspondent plus à celles des Canadiennes et des Canadiens.

Le gouvernement conservateur qu’il dirige a fondé son programme économique exclusivement sur sa promesse d’implanter un coûteux régime de fractionnement du revenu.

Les paiements qui y sont rattachés ont occulté tous les autres besoins. Plus d’un milliard de dollars pour les services aux anciens combattants n’ont pas été dépensés pendant que le gouvernement a fermé neuf bureaux locaux, ce qui a compliqué l’accès à un régime de soutien que le vérificateur général a qualifié de « complexe et long ». Les anciens combattants qui avaient besoin de soins en santé mentale ont dû attendre des mois, voire des années, pour obtenir de l’aide.

Les dépenses au titre de projets d’infrastructure par l’entremise du Fonds Chantiers Canada ont été amputées de 90 %. Les charges sociales relatives à l’assurance emploi ont été bloquées à des niveaux artificiellement élevés. D’autres taxes ont augmenté, notamment les droits de douane à l’importation. La sécurité publique a été sous financée, à partir de la recherche et sauvetage jusqu’à la protection de l’environnement, en passant par l’inspection des aliments et la sécurité du transport ferroviaire.

Tout cela pour le fractionnement du revenu qui coûtera au gouvernement la somme astronomique de deux milliards de dollars par année, mais ne profitera pas à 85 % des ménages canadiens. Les mères et pères de familles monoparentales, les plus démunis, et les couples à revenu semblable n’obtiendront rien. Parmi les quelques chanceux, ce sont ceux qui en ont le moins besoin qui toucheront la plus grande part du gâteau.

Il est tout à fait injustifié de forcer les familles de la classe moyenne à payer davantage pour que des familles comme celle de M. Harper bénéficient d’un allègement fiscal de 2 000 $.

Et surtout, cette mesure ne sera nullement favorable à nos perspectives économiques assez moyennes. La croissance économique demeure faible, le marché de l’emploi est au ralenti et la dette des ménages est élevée. En raison de la mauvaise gestion du gouvernement fédéral, de grands projets, comme l’oléoduc Keystone XL, tardent à se mettre en branle. Les exportations ont peine à rejoindre le sommet enregistré avant la récession.

Les libéraux se sont fait dire par les Canadiennes et les Canadiens que c’est tout simplement insuffisant. La population canadienne veut non seulement un gouvernement différent; elle veut un meilleur gouvernement. Nous ne ménageons aucun effort pour gagner leur confiance.

À notre avis, un excédent que le gouvernement a pu accumuler grâce aux Canadiens devrait être investi au profit de l’ensemble de la population, c’est à dire dans nos ressources humaines, dans nos ressources naturelles, dans notre infrastructure, dans nos échanges commerciaux et dans nos efforts pour innover. C’est tout ça qui a contribué jadis à la prospérité du Canada. C’est ainsi que nous rétablirons la croissance, et que nous pourrons véritablement aider les familles de la classe moyenne et tous ceux qui travaillent fort pour en faire partie.

Les Canadiennes et les Canadiens ne peuvent se permettre une autre année de mauvaises dépenses.

Cordialement,

Judy Foote, députée
Whip du Parti libéral du Canada


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