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Un seul francophone au départ de la Yukon Quest 2018

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Kelly Tabuteau

Alors que la 35e édition de la Yukon Quest sera lancée le 3 février prochain de Fairbanks, chiens, musheurs et valets de chenil achèvent leurs préparatifs, avant de prendre le départ de cette grande aventure polaire s’étendant sur 1 600 kilomètres de paysages enneigés aussi beaux que sportivement complexes.

Moment de tendresse entre Luc Tweddell et sa chienne Lily. Le 3 février, le musher yukonnais sera le seul francophone à prendre le départ de la 35e édition de la Yukon Quest. Photo : Louve Tweddell


Luc Tweddell, Québécois d’origine et installé au Yukon depuis maintenant treize ans, sera le seul francophone à y prendre part cette année.

Tirer profit des deux premières participations…

À une semaine du départ, Luc Tweddell est plutôt serein : les préparatifs sont bouclés, ses chiens et son matériel sont prêts, son état d’esprit est bon. Car, plus que de la logistique, ce type d’exploit nécessite une réelle préparation mentale que ses deux premières expériences lui ont appris à maîtriser : garder la tête froide (sans jeu de mots) pour composer avec la concurrence, l’ambiance environnante et les difficultés de la piste.

2009 — sa première course — a été plus qu’instructive : sans trop savoir à quoi s’attendre, ce soudeur de 42 ans a entraîné son équipe et son traîneau jusqu’à la ligne d’arrivée, terminant à la 14e place.

En 2016, c’est un tout autre enseignement qu’il retire de sa course. Il se confie : « À mi-chemin, il ne me restait plus que sept chiens… alors que les concurrents en avaient beaucoup plus. Et puis, j’ai réalisé que c’était finalement plus facile pour moi. J’allais plus vite, car mes chiens toujours en lice étaient heureux. » Il se classe alors 12e de l’épreuve.

Un nouvel objectif

Après ces deux performances, Luc Tweddell se fixe un objectif plus haut. S’il ne court pas pour gagner, il a cependant un but bien précis : ramener avec lui le plus de chiens possible jusqu’à Whitehorse. Il y mettra toute son énergie : garder avec son équipe sa connexion actuelle et sa complicité, et ce, tout le long du trajet; en les respectant et les « écoutant ».

Outre les leçons apprises, il puisera un autre avantage de sa participation de 2016 : la connaissance de la piste par certains de ses huskies d’Alaska qui prendront part à l’aventure et pourront ainsi former les petits nouveaux. Que ce soit le musheur ou l’attelage, ils affectionneront certainement également le sens du trajet — Fairbanks/Whitehorse — avec la sensation de rentrer à la maison!

Cette passion, née il y a 24 ans en lisant des récits d’aventures arctiques en traîneau à chiens, Luc Tweddell a su la partager, et surtout la transmettre à sa famille, sa femme et ses deux filles, qui sont aujourd’hui une grande source de motivation à rejoindre le prochain point de contrôle.

Le musheur répondait avec humour à la question de l’organisation de la Yukon Quest sur la raison de son inscription : « C’est sans doute la dernière année où je peux concourir avant que mes filles ne soient assez âgées pour voler mes chiens et courir elles-mêmes! »

Et d’ajouter : « Tous les trois, nous participons à la plupart des courses locales. » La relève semble donc tout assurée et on n’a sûrement pas fini d’entendre parler de la famille Tweddell!

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