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Un rêve… l’espace

Pierre-Luc Lafrance

David Saint-Jacques a pris le temps de répondre aux multiples questions des élèves à la fin de sa présentation. Photo : Marie-Claude Nault.

David Saint-Jacques a pris le temps de répondre aux multiples questions des élèves à la fin de sa présentation. Photo : Marie-Claude Nault.

L’astronaute de l’Agence spatiale canadienne David Saint-Jacques a fait un passage remarqué à Whitehorse. Après une présentation dans le cadre de Hacking Health North le dimanche 11 mai, il a fait plusieurs rencontres dans des écoles de la région les 12, 13 et 14 mai. Nous avons eu l’occasion d’assister à sa conférence à l’École Whitehorse Elementary. Deux cent cinquante élèves de 4e à 7e année étaient sur place en plus de 46 élèves de l’École Émilie-Tremblay.

En début de conférence, il a précisé qu’il n’est encore jamais allé dans l’espace, que son rêve de devenir astronaute est encore en développement. « C’est le fun, un rêve qui n’est pas fini, ça nous donne une raison d’avancer le matin. » D’ailleurs, cette notion de rêve reviendra souvent dans la conférence. Dans son cas, c’est celui d’aller dans l’espace, mais il croit que chacun doit avoir un rêve qui lui donne une direction, un but à atteindre.

M. Saint-Jacques a été impressionné en bas âge par une photo de la Terre vue de la Lune. « Je ne croyais pas possible de devenir astronaute, mais je voulais explorer, devenir un aventurier des temps modernes : scientifique, sportif, quelqu’un qui apprend des autres cultures. »

Diplômé en physique, en astrophysique et en médecine, il travaillait en médecine au Nunavut quand il a vu une offre d’emploi pour devenir astronaute. Ça l’a ramené à son rêve d’enfant d’aller dans l’espace. « L’enfant de 6 ans en moi me disait “Essaye, vas-y!” »

Et c’est ainsi qu’il a entrepris le cheminement pour atteindre son rêve. Pendant un an, il a passé différents tests pour voir ses réactions et sa capacité à travailler en équipe dans des situations de stress. Seulement une vingtaine de candidats ont été sélectionnés au terme de ce processus, dont deux Canadiens. Ils ont alors commencé une formation de trois ans qui les a amenés à l’école des astronautes à Houston et à différents endroits dans le monde pour suivre des formations spécifiques. Par exemple, la formation en robotique se fait au Canada et celle de pilotage d’un vaisseau spatial en Russie. Il s’exprime d’ailleurs en français, en anglais, en russe, en japonais et en espagnol.

Après la formation, il a commencé à travailler, surtout au Centre de contrôle. « Ce n’est qu’une petite partie de la carrière d’un astronaute qui se fait dans l’espace. Le reste, c’est s’entraîner, suivre des formations, aider ceux qui sont dans l’espace, etc. »

En terminant, M. Saint-Jacques a lancé un appel aux jeunes présents en rappelant que la prochaine grande étape sera d’explorer Mars. « Les gens qui vont rendre ce projet possible ont autour de dix ans maintenant, ils ont votre âge. Dans trente ans, ça devrait être possible. Moi, je serai trop vieux. Je serai peut-être un vieux professeur. Vous êtes l’avenir… »


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