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Un rapport troublant

Un rapport troublant
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Cécile Girard

Le bilan 11, un rapport de l’UNICEF, publié le 10 avril 2013, laisse croire que les politiques canadiennes en matière d’enfance ne donnent pas les résultats escomptés.

L’UNICEF a examiné la situation des enfants vivant dans 29 pays industrialisés aussi appelés pays riches. Le but était de mesurer les progrès accomplis dans cinq dimensions de la vie des enfants : le bien-être matériel, la santé et la sécurité, l’éducation, les comportements et risques, et enfin le logement et l’environnement.

Le Canada se classe au milieu dans plusieurs secteurs mais traîne lamentablement dans d’autres. Ainsi il obtient le classement de 27e sur le plan de la santé et sécurité. Un taux élevé d’obésité et d’intimidation ternit aussi le blason de la jeunesse.

Mais le plus troublant est l’opinion que les jeunes portent sur leur propre existence. Leur taux de satisfaction les classe dans le dernier tiers du peloton, au 24e rang.

Les enfants ne sont pas satisfaits de leur vie et estiment qu’ils pourraient être plus heureux. N’est-ce pas un peu tôt pour avoir le mécontentement comme compagnon de table matinal? Des gamins et des gamines qui vivent dans une famille aimante, qui ont accès à des programmes éducatifs, qui possèdent des crayons à dessiner, qui connaissent des chansons et qui vont jouer dehors quand la température le permet devraient être heureux.

C’est dans l’enfance que les personnes font provision d’expériences, acquièrent les compétences et développent les passions qui alimenteront leur vie entière. Les enfants qui vivent au Canada rêvent d’une vie meilleure.

Mais ce rapport contient d’autres données en lien direct avec le fait ci-dessus mentionné. Trente-cinq pourcent des enfants au Canada déclarent avoir été intimidés dans les trois derniers mois et seulement 58,2 % affirment que leurs copines et copains de classe sont gentils.

C’est aussi dans l’enfance que les gens apprennent à socialiser : discuter, se disputer, s’aimer, s’endurer les uns les autres afin de pouvoir un jour connaître l’harmonie dans leurs rapports sociaux. Est-ce que la gentillesse et l’amabilité ne font plus partie des valeurs familiales et scolaires?

La pression et le stress ont toujours été présents dans les milieux scolaires. Toutefois, au cours des dernières années un nouveau mal a fait son apparition et causé nombre tragédies : la cyberintimidation. La cyberintimidation c’est quand la méchanceté et la violence s’affichent sur la toile pour traquer leur victime.

De plus, pas plus tard que l’année dernière, l’UNICEF a aussi publié un rapport sur la pauvreté des enfants vivant dans 35 pays riches… Le Canada se classait alors au 18e rang.

La pauvreté des enfants tout comme leur bien-être sont directement influencés par les politiques gouvernementales. Les enfants devraient être au cœur de toutes les préoccupations, ne sont-ils pas l’avenir des peuples?

Bilan 11 : Il y a du travail à faire pour améliorer les conditions de vie des jeunes. Les familles, les communautés et les gouvernements doivent plus que jamais unir leurs efforts afin que les jeunes soient heureux et se disent heureux.

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