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Un programme d’immersion française créé par un couple russe

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Émylie Thibeault-Maloney

Originaires de la Russie, Ivan Skofenko et sa femme Elena sont arrivés au Yukon il y a trois ans. Ensemble, ils ont ouvert la garderie Teddy Bear, dans le quartier Porter Creek, à Whitehorse.

La garderie offre des activités de danse, de musique, d’art, d’artisanat, de mathématiques de base et des jeux à l’extérieur. Photo fournie


Lui détient une maîtrise en psychologie et elle, plus de dix années d’expérience comme éducatrice en petite enfance; la combinaison de leurs connaissances et de leur expérience leur permet d’avoir une vision bien précise du développement optimal des enfants, mettant de l’avant le bilinguisme.

Le bénéfice du bilinguisme

La garderie Teddy Bear est une garderie bilingue agréée pour les nourrissons, les tout-petits et les enfants d’âge préscolaire. Elle offre un programme en anglais et en français qui initie les enfants à la danse, la musique, l’art, l’artisanat, les mathématiques de base et les activités en plein air quotidiennes.

Selon M. Skofenko, propriétaire et directeur de la garderie, le bilinguisme est bénéfique pour le développement des enfants, tant sur le plan de l’intelligence que de la personnalité. « Les études montrent que les enfants qui ont grandi dans un environnement bilingue développent de meilleures qualités. Ils peuvent plus facilement réfléchir et passer d’une pensée à l’autre, ils comprennent mieux les cultures, et s’ils souhaitent apprendre d’autres langues plus tard, ils auront plus de facilité à le faire que les enfants qui ont grandi avec une seule langue », explique-t-il.

Même à la maison, le couple souhaite que leurs trois enfants soient trilingues et puissent s’exprimer en français autant qu’en anglais et, évidemment, dans la langue de la famille, le russe. « Je crois que plus ils connaissent de langues, plus ce sera facile pour eux », ajoute-t-il.

Un programme d’immersion « confortable »

Depuis janvier 2018, la garderie offre un programme d’immersion en français. « Évidemment, le français est une des langues du gouvernement. Dans le futur, ceux qui parleront deux langues auront accès à de meilleures occasions d’emploi et auront davantage d’occasions de socialiser avec les autres, que ce soit au Québec ou dans les autres communautés francophones », explique M. Skofenko.

« Notre vision consiste à intégrer la langue de façon confortable, c’est-à-dire que les enfants qui ne parlent qu’une seule langue, que ce soit l’anglais ou le français, peuvent commencer à apprendre une langue seconde, sans perdre l’occasion de s’exprimer dans leur langue maternelle.

Certains programmes d’immersion ne permettent pas aux enfants de s’exprimer dans leur langue. Nous voulons éviter le stress que cela peut causer chez les enfants. Ainsi, ils apprennent peut-être un peu plus lentement, mais ils n’ont pas peur d’aller à la garderie, car personne ne va les comprendre », explique-t-il.

Manque de personnel

À l’heure actuelle, la garderie emploie deux personnes pour ce programme, une francophone et une qui a un niveau de français intermédiaire.

« Notre but est d’avoir un employé francophone avec les enfants d’âge préscolaire. Nous travaillons fort pour embaucher plus de personnel francophone, mais nous avons de la difficulté à trouver des gens qualifiés. C’est notre plus grande difficulté en ce moment », avoue M. Skofenko.

La garderie a bénéficié des services d’aide au recrutement de personnel bilingue offerts par l’Association franco-yukonnaise (AFY). Fin novembre 2017, la garderie a soumis une offre d’emploi à l’AFY, qui a pu en faire la promotion en France et en Belgique à l’occasion de la foire d’emploi Destination Canada.

Par la suite, la garderie a reçu une quinzaine de candidatures. M. Skofenko affirme être toujours en contact avec trois ou quatre de ces candidats qui sont toujours en Europe. « Le processus est long — cela prend du temps pour organiser les papiers. J’espère que nous réussirons finalement à embaucher quelqu’un pour ce programme. »

Selon lui, le fait d’embaucher quelqu’un de l’extérieur est un avantage. « Les professionnels qui sont nouvellement arrivés au Canada et au Yukon peuvent apporter une nouvelle expertise. Nous connaissons ce qui se fait au Canada, mais ce serait intéressant de savoir aussi ce qui se fait en Belgique ou en France, comment ils travaillent, quelles approches ils adoptent, etc. », ajoute M. Skofenko.

Le programme reçoit beaucoup de demandes, et quelques enfants issus de familles bilingues sont inscrits à la garderie Teddy Bear à l’automne. M. Skofenko invite les professionnels qualifiés à la recherche d’un emploi à communiquer avec lui.

Ce publireportage a été réalisé grâce à la contribution financière d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada.

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