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Un petit pas pour l’astronomie, un grand pas pour le Yukon

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Laëtitia Rattier

Lancée en octobre 2015, la Yukon Astronomical Society (Société d’astronomie du Yukon, YAS) a célébré le 6 juin dernier son affiliation à la Société royale d’astronomie du Canada (SRAC).

Cofondatrice de la YAS, la Québécoise Catheryne Lord est passionnée d’astronomie depuis son plus jeune âge. « Je voulais même devenir astronaute jusqu’à ce que je découvre les maths et la physique! », confie cette intervenante psychosociale. Catheryne et son conjoint sont arrivés au Yukon il y a deux ans et ont rencontré le troisième cofondateur de leur club, Victor Zsohar, avec qui ils se sont découvert une passion commune pour l’astronomie. « On le fait parce qu’on aime ça, parce qu’on aime parler de ce sujet-là », explique-t-elle.

Un club plébiscité

Lors de la fondation du club en octobre 2015, le trio avait pour objectif de recenser une vingtaine de membres afin de pouvoir présenter leur candidature à la SRAC. Aujourd’hui, ils sont plus de 35 passionnés à avoir rejoint la YAS. « C’est un peu inattendu, mais en même temps, on savait qu’il y avait des gens qui étaient intéressés par ça », raconte Mme Lord. « Le but, c’était d’avoir une rencontre, puis une séance d’observation pour pouvoir initier les gens à l’astronomie. »

Le 6 juin a eu lieu la cérémonie d’entrée de la Société d’astronomie du Yukon au sein de la Société royale d’astronomie du Canada, au Collège du Yukon. Le président de la SRAC, James Edgar (à droite), était présent pour l’occasion. Photo: Laëtitia Rattier

Le 6 juin a eu lieu la cérémonie d’entrée de la Société d’astronomie du Yukon au sein de la Société royale d’astronomie du Canada, au Collège du Yukon. Le président de la SRAC, James Edgar (à droite), était présent pour l’occasion. Photo: Laëtitia Rattier


Vingt-neuvième membre de la SRAC, la YAS bénéficiera désormais d’une visibilité sur le plan national.

« On a eu des messages de bienvenue de partout au pays », s’exclame Catheryne Lord. Un accès à un système de vidéoconférence permettra d’assister à des présentations données par des conférenciers qui n’auront donc plus besoin de se déplacer nécessairement au Yukon. L’accès à une plus grande banque de données fait également partie des avantages offerts par cette affiliation. « Nos membres deviennent automatiquement membres de la SRAC, donc ils auront accès à de nouveaux avantages », ajoute Mme Lord.

Beaucoup de pain sur la planche

Le club étant encore jeune, Mme Lord et ses coéquipiers espèrent que le nombre de membres augmentera un peu. Le but n’est cependant pas de devenir un gros organisme, « car pour l’instant, on est juste trois directeurs, et on a beaucoup de pain sur la planche », affirme-t-elle. Elle invite d’ailleurs les membres à s’impliquer dans le club pour former différents comités. « Non seulement il y a un objectif quant au nombre de membres et de leur implication dans le club, mais aussi un objectif d’implication dans la communauté », explique-t-elle. La YAS commence d’ailleurs à gagner en notoriété puisqu’elle négocie déjà avec le gouvernement du Yukon afin de proposer des activités aux plus jeunes dans les écoles primaires du territoire.

Mme Lord tient en effet à rappeler que le club s’adresse à tous ceux qui veulent partager leur passion pour l’astronomie, peu importe leur degré de connaissance. Et même si la majorité des présentations se font en anglais, les personnes inquiètes de ne pas tout saisir du jargon de l’astronomie peuvent se rassurer : deux des directeurs sont bilingues et plusieurs membres francophones parlent souvent en français lors des rencontres, assure Catheryne Lord.

La génération céleste

Résident du Yukon depuis plus de 25 ans, membre de la YAS, de l’Institut scientifique du Yukon et responsable d’un groupe yukonnais d’archéologique, Michael Dougherty baigne dans l’astronomie depuis l’enfance. « J’étais encore très jeune lorsque les États-Unis ont lancé en 1958 le projet Mercury et que le premier homme a marché sur la Lune, en 1969 », explique en français cet Américain originaire du Missouri. « Je fais partie d’une génération qui a toujours été tournée vers le ciel », ajoute-t-il. Pour ce passionné de science, « le concept de l’univers, c’est l’ouverture sur tout ». Pour M. Dougherty, l’affiliation de la Yukon Astronomical Society à la Société royale d’astronomie du Canada représente ainsi « une nouvelle occasion de développer l’intérêt porté au Yukon dans le monde entier. »

Les dates estivales incontournables

4 juillet – Juno et Jupiter

La sonde spatiale Juno doit arriver à Jupiter après un voyage de cinq ans. Lancée le 5 juillet 2011, Juno doit atteindre l’orbite polaire de la planète géante aux alentours du 4 juillet 2016. À partir de cette orbite, Juno pourra étudier l’atmosphère et le champ magnétique de Jupiter. La sonde spatiale restera en orbite jusqu’en octobre 2017, puis elle sera désorbitée et entrera en collision avec Jupiter.

16 août – Plus longue élongation Est de Mercure

La planète Mercure atteindra sa plus longue élongation Est de 27,4 degrés du soleil. C’est donc le meilleur moment pour l’observer dans le ciel occidental, juste après le coucher du soleil.

27 août — Conjonction de Vénus et Jupiter

Une spectaculaire conjonction de Vénus et Jupiter sera visible dans la soirée du 27 août. Les deux planètes brillantes seront extrêmement proches et apparaîtront à seulement 0,06 degré l’une de l’autre. Il sera possible d’observer cette impressionnante union dans le ciel occidental, juste après le coucher du soleil.

1er septembre — Éclipse solaire annulaire

Commençant au milieu de l’Atlantique, cette éclipse traversera toute l’Afrique équatoriale et passera par le nord de Madagascar. La majeure partie de l’île de La Réunion sera touchée par la zone nord de la bande annulaire et l’éclipse se terminera dans l’océan Indien.

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